I. — ÉMOLLIENTS
Les émollients ramollissent les tissus et diminuent leur sensibilité.
Le meilleur des émollients, le seul même, dit Jeannel (1), est Veautiède. D'après cet auteur, l'action émolliente est nécessairement liée à l'hydratation des tissus. Cette hydratation par imbibition a pour résultat de diminuer les échanges organiques, de mo-
{{) Nouveau Dictionnaire de méd. et chir . pratiques , art. EwoLLiENTg,
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dérerJes phénomènes de la nutrition. Les extrémités périphériques des nerfs subissent aussi cette influence qui se traduit par une diminution de la sensibilité. Nous avons vu déjà, à propos des injections sous-cutanées (page 16), que Gubler attribuait l'effet analgésique des injections d'eau distillée à l'hydratation des éléments nerveux.
L'hydratation toutefois n'est pas seule en cause, il faut tenir grand compte de la température, et puisque nous avons pris l'eau comme type des émoUienls, faisons ressortir la différence de son action suivant sa température.
L'eau est-elle froide, c'est-à-dire inférieure à -|- 12°? elle stimule la nutrition.
Satempérature dépasse-t-elle 50°? elle est irritante, révulsive. Entre ces degrés elle est émolliente. On voit donc l'importance de la température dans l'action émolliente.
Étant donnée celte manière devoir, nous- ne considérons comme émolhents que l'eau tiède et les substances capables d'absorber et de retenir beaucoup de ce liquide. Telles sont les gommes, les mucilages, certaines substances amylacées. Nous ne rangeons parmi les émollients ni les Go?ys gras, qui n'agissent que comme enduit prolecteur, ni la glycérine qui est surtout antiseptique.
Inutile, je pense, d'ajouter que nous croyons à la parfaite inefficacité des émollients donnés à l'intérieur dans un but d'action émolliente diffusée.