INTRODUCTION. XXV
dans ces éléments, c'est-à-dire la nutrition. Je ne sais pas et je ne cherche pas s'il y a des nerfs trophiques, mais je maintiens que directement et indirectement, le système nerveux joue un rôle trophique. Les réactions nerveuses sont donc capables de troubler la nutrition et par conséquent de produire la maladie, soit en agissant sur les grands appareils, soit en influençant les circulations locales, soit en excitant directement les cellules.
L'acte trophique le plus simple estincontestablement la métamorphose chimique que la cellule fait subir à la matière organique.
Ce n'est pas le système nerveux qui provoque cette élaboration de la matière; elle est l'efl'et et le caractère de la vie propre de l'élément; mais le système nerveux active, ralentit, pervertit cette élaboration, vicie ces métamorphoses. Les réactions nerveuses peuvent donc produire ces maladies dites humorales où les cellules ne paraissent pas anatomiquement lésées, mais où l'activité avec laquelle elles transforment les principes immédiats se trouve augmentée ou amoindrie. C'est ce qui arrive en réalité pour le diabète, pour l'obésité, pour la lithiase biliaire, pour la graveile, pour la goutte. Toutes ces maladies que l'on trouve si souvent asso-