RÉVULSIFS
ture intérieure, présente une élévation marquée, où le cœur combat énergiquement et où la pression sanguine est élevée, on constate que les irritations cutanées ne provoquent plus,, ou du moins ne provoquant qu'à un degré tout à fait insignifiant les phénomènes ci-dessus mentionnés ; on voit même alors de fortes irritations donner lieu à un abaissement de la température cutanée, les vaisseaux de la peau recevant à ce moment moins de sang qu'avant l'irritation.
G° Quant à l'action des irritations cutanées sur les échanges organiques, il résalte des expériences de Paalzow et Pflûger, sur des lapins, que sous l'influence de ces irritations, produites par exemple par de la pâle de moutarde, la consommation de l'oxygène e't la production de l'acide carbonique éprouvent une forte augmentation, alors même que les animaux n'ont fait aucun effort pour fuir, n'ont développé aucune contraction musculaire. Les expériences de Benecke, Rohrig etZuntz, faites à l'aide de faibles irritations cutanées, permettent de croire que, sous l'influence de ces irritations, l'élimination de l'azote, par conséquent les échanges organiques, augmentent d'activité.
7° JJne douleur existante, par exemple une douleur névralgique, s'adoucit ou se supprime quand on fait naître une douleur nouvelle, en appliquant, par exemple, sur la peau, un emplâtre de moutarde ou de cantharides, que cette application soit faite au niveau du point douloureux ou à une distance plus ou moins éloignée. Ce fait peut s'expliquer de deux manières : ou bien l'hypérémie superficielle provoquée par l'irritation cutanée a déterminé une dérivation du sang de la partie douloureuse plus profondément si-
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tuée, OU bien l'excitation des nerfs sensibles, résultant de l'irritation cutanée, a donné lieu, par action réflexe, à une contraction des vaisseaux, à une ischémie de l'organe malade.
8° Dans les cas où la respiration est très affaiblie, est sur le point d'être paralysée, où par conséquent l'aération pulmonaire est insuffisante, par exemple] dans la narcose profonde par le chloroforme, dans la syncope, etc., des irritations cutanées subites et intenses peuvent réveiller des mouvements profonds d'inspiration.