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SULFURE DE CARBO^E

La solution ordinaire est à i/100.

Acide borique. — L'acide borique est un très bon antiseptique. Bouchard et Vulpian l'ont employé pour la désinfection des selles ; il est peu irritant.

Pour l'usage externe, ne pas dépasser la solution à 4 p. 100. Molodenkow a publié deux cas de mort à la suite du lavage de la plèvre par une solution à 5 p, 100.

Pour l'usage interne, 10 à 16 gr.

Boroglycéride. C'est une combinaison d'acide borique et de glycérine ; elle est très antiseptique, non irritante, sans odeur ni saveur. Soluble dans la glycérine et l'eau chaude.

Le glycéroborate de soude ou de calcium est un composé de glycérine et de borate de soude ou de calcium.

Emploi externe : 2 p. 100.

Sulfure de carbone. — Rayé de la thérapeutique en raison de sa prétendue toxicité, il y est rentré récemment sous le patronage de Dujardin-Baumetz. Cet éminent thérapeute a démontré que les dangers du sulfure de carbone tenaient à l'hydrogène sulfuré qui existe constamment dans le sulfure de carbone impur, mais que, à l'état de pureté, il n'était toxique qu'à haute dose. Un chien a absorbé pendant deux mois, chaque jour, l^r^go de sulfure de carbone sans en éprouver aucun inconvénient.

Localement appliqué il produit de la rubéfaction ; il s'élimine par les voies respiratoires, les reins, et peut-être par la peau.

La désinfection des selles des typhiques est parfaite. Dujardin-Baumetz n'a pu donner la septicémie aux lapins avec les matières fécales d'un typhique

traité par le sulfure de carbone. Les selles de ce même malade, après suspension du médicament, ont parfaitement empoisonné les lapins.

Dose : Dujardin-Baumetz emploie Teau sulfocarbonée à 50 p. 100. Cette eau renferme environ 2 p. 100 de sulfure de carbone. Quatre à dix cuillerées à bouche dans la journée.

Les sels de mercure, d'argent, de cuivre, les acides minéraux, le chlore, le brome, Viode, sont de puissants antiseptiques (Voyez le tableau ci-après).

Nous rappellerons en terminant les propriétés antiseptiques de ïalcool, de la glycérine, du chloral, etc. Nous empruntons à Miquel le tableau suivant qui indique, d'après lui, le degré de puissance antiseptique de diverses substances.

Doses minima capables de s'opposer à la putréfaction de un litre de bouillon de bœuf neutralisé (1).

Substances éminemment antiseptiqves.

Biiodure de mercure. . . . 0s'',02o

lodure d'argent 0 ,030

Eau oxygénée 0 ,050

Bichlorure de mercure.. 0 ,070

Azotate d'argent 0 ,080

Substances très foiHement antiseptiques.

Acide osmique 0s'',15

— chromique 0 ,20

Chlore 0 ,25

iode 0 ,25

Brome 0 ,60

lodoformc ■. 0 ,60

Chloroforme 0 ,80

Sulfate de cuivre 0 ,80

Substances foî^tement antisepti ques.

Acide salicylique Is

Acide benzoïque 1

Acide picrique 1

Chlorure de zinc 1

Acide thymique 2

Acide sulfurique

— azotique I „

— chlorhydrique.

— phosphorique..

Acide phénique 3

Permanganate de potasse. 3

Tannin 4

Acide oxalique

— tartrique. ^ 3 à 5 ,00

— citrique..

(l) Les tableaux de Miquel renferment bien d'autres substances ; nous u'avons pas jugé utile de les mentionner toutes.

DESINFECTANTS CRIMIQUES.

Substances modérément antiseptiques.

Bromhydrate de quinine. 5e'",50

Acide arsénieux 6 ,00

— borique 7 ,50

Chloral 9 ,30

Salicylate de soude iO ,00

Alcool amylique 14 ,00

Substances faiblement aiitiseptiques.

Éther sulfurique SSs'-.OO

Chlorure de calcium. .. . 40 ,00

Borate de soude 70 ,('0

Alcool ordinaire 95 ,00

Substances très faiblement antiseptiques.

Chlorure d'ammonium. . llo^i^jOÛ Arseniate de potasse... 125 ,00 Chlorure de sodium... 165 ,00 Glycérine 225 ,00

Substances non désinfectantes en solution saturée dans un litre de bouillon.

Picrate de potasse.

Chlorate de potasse.

Sulfate de soude.

Une fautpas oublier que les microbes résistent plus ou moins à un agent suivantleur milieu de culture, suivant leur natare et suivant qu'ils sont à l'état de germe ou de parfait développement. Les recherches de Ratimoff sont instructives à ce sujet. Ainsi il a constaté que, pour empêcher le développement des microbes par le bichlorure de mercure, il fallait :

10 c. cubes de solution à

Dans du bouillon de veau 1/13300

Dans le sang de bœuf l/30()

Dans la chair musculaire de bœuf 1/500

De môme, pour tuer les bactéridies charbonneuses dans le bouillon il faut 1,800000° de bichlorure, et pour tuer leurs germesil enfaut 1/1000000^; pour tuer les bactéries septiques il faut le bichlorure à 1/66700®.

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