‹ Manuel de thérapeutiqueChapitre 218 sur 250 · I. — TRANSFUSION DU SANG · texte numérisé non relu

I. — TRANSFUSION DU SANG

La première transfusion du sang fut pratiquée, dit-on, en 1492, sur le pape Innocent III, par un médecin juif; le pape en mourut, ainsi que les trois enfants auxquels on avait emprunté leur sang. Cette opération fut faite plusieurs fois au moyen âge, mais ce n'est qu'au commencement de notre siècle qu'elle fut sérieusement étudiée et raisonnée par Prévost et Dumas, Magendie, Dieffenbach et autres.

Choix du sang. — Il est reconnu aujourd'hui qu'il est préférable de transfuser du sang humain ; cependant si ce dernier manquait on pourrait employer du sang de veau ou de mouton.

Sang complet ou incomplet. — Prévost et Dumas ont essayé de n'injecter que le sérum chez des animaux, et n'ont obtenu aucun bon résultat. Cela se comprend facilement, car le sérum ne contient que des aliments, et ce qu'il faut à l'individu auquel on fait la transfusion, ce n'est pas seulement des aliments, mais un remède capable de réveiller toutes les fonctions.

V hémoglobine injectée seule est sans aucun effet. Paul Bert a même démontré que cette substance est toxique en quantité considérable.

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