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CALORIQUE

minée de calorique, tout corps dont le calorique n'est pas égal au sien l'impressionne différemment.

Le degré de caloricité des corps s'appelle température ; or la température moyenne du corps humain étant de 37°, tous les corps dont la température est inférieure à ce chiffre sont froids pour nos sens, tous ceux dont la température est supérieure sont chauds.

L'action exercée sur l'organisme par le froid ou par le chaud est fort différente, nous devons donc scinder l'étude du calorique en deux parties : la chaleur et le froid.

Mais avant d'étudier ces deux formes du calorique il n'est pas inutile de rappeler brièvement l'état de caloricité du corps humain.

Chaleur animale. — Tout corps vivant produit de la chaleur. Les sources de ce calorique sont :

1° Chimiques : combinaisons de l'oxygène avec les principes immédiats, dédoublements, hydratations, déshydratations des corps.

2° Physiques : imbibition, absorption, changements d'état des corps.

3° Mécaniques : frottements, contraction musculaire. Ces différentes sources produisent en moyenne 2700 calories par jour»

Si toute la chaleur produite restait dans l'organisme, la vie ne serait pas possible ; il y a donc déperdition ou absorption de cette chaleur. Les causes de cette absorption sont :

1° Chimiques : certaines hydratations ou déshydratations absorbent delà chaleur au lieu d'en produire;

2° Physiques : rayonnement, échauffement des aliments et de l'air inspiré, évaporation cutanée et pulmonaire ;

468 AGENTS IMPONDERABLES.

3° Mécaniques : travail négatif des muscles.

La quantité de chaleur que nous perdons est évaluée, en moyenne, à 2500 calories par jour.

La quantité de chaleur absorbée est donc inférieure à celle de chaleur produite, c'est la différence de ces deux quantités qui constitue la température animale.

Les variations de la température sont soumises à beaucoup d'influences parmi lesquelles les plus importantes sont la température des milieux extérieurs et les maladies.

La température animale s'élève ou s'abaisse avec celle des milieux, mais dans des proportions restreintes. Ainsi, pour un abaissement extérieur de 8°, il n'y a que i° d'abaissement pour le corps.

La limite extrême où peut s'abaisser la température du corps est aux environs de 20°.

Pour une élévation de 20° à l'extérieur, la température animale ne s'élève que de 1°. La limite de l'élévation de la température du corps est de 42°; au delà, la mort arrive par coagulation du sang et arrêt du cœur.

Les maladies ont surtout pour effet d'élever la température du corps, c'est ce qu'on observe dans toutes les affections fébriles, dans les phlegmasies locales ; on connaît les ressources fournies a la clinique par la recherche des températures générale et locale.

Dans quelques maladies la température s'abaisse, telle est l'urémie; pendant l'agonie et même après la mort, la température s'élève parce que le ralentissement de la circulation diminue l'évaporation cutanée et pulmonaire, alors que les combinaisons chimiques s'exécutent encore jusqu'à ce que tout l'oxygène ait été consommé.

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