‹ Manuel de thérapeutiqueChapitre 227 sur 250 · Eau I de + lOà · texte numérisé non relu

Eau I de + lOà

I — Azotate d'ammoniaque ]

1 — Carbonate de soude ■ • ^ de -f 10 à — 12°

l — Eau.! )

8 — Sulfate de soucie )

5 — Acide cblorliyclrique i de + 10 à — 17°

§ — Sulfate de soude. /

Acide nitrique.

de + 10 à — 19'

2 — INeige ou glace pilee ; , „ ,

/-.i 1 A j- de G à — 17»

1 — Chlorure de sodium )

3 — INeige ou glace pilée ^

2 — Acide azotique dilué | de — 17 à — 43°

1 — Neige ou glace pilée )

3 — Chlor. de calcium cristall.... j de — 40 à — 68"

Des pulvérisations d"étber ou de tout autre corps très volatil sont un moyen très efficace et très expéditif.

l/anesthésie parle froid est usitée soit pour prévenir la douleur, dans les petites opérations chirurgicales, soit pour supprimer une douleur existante, cas qui se présente dans une mulfiliide de circonstances.

Dans les vomissements, les boissons glacées ont une grande valeur, elles agissent vraisemblablement en anesthésiant la muqueuse stomacale.

Contraction des fibres lisses. — Les contractions des fibres lisses des organes cavitaires peuvent être sollicitées dans bien des cas.

Dans le météorisme par paralysie intestinale, des applications de glace sur l'abdomen favorisent les contractions intestinales et la condensation des gaz; dans les hernies étranglées on peut obtenir, au débul, la réduction par Ja glace, mais il ne faut pas avoir recours à ce moyen lorsqu'on craint que l'intestin soit sérieusement altéré, car le froid ne pourrait qu'augmenter les chances de gangrène; la. constipation est efficacement combattue par les lavements froids.

On utilise fréquemment les injections d'eau froide dans la paralysie de la vessie, et des applications de glace sur l'hypogaslrefont cesser la rétention d'urine.

De même, des injections d'eau froide dans Viitérus et des applications de glace sur l'hypogastre font contracter l'utérus.

L'action du froid sur les vaisseaux est un des plus sûrs moyens de la médication antiphlogislique.

Tantôt on utilise le froid (glace, compresses d'eau froide, irrigation continue) pour prévenir une inflammation appelée parle traumatisme : fractures du crâne, entorses, plaies contuses, fractures exposées, etc.

Lorsque l'inflammation est déclarée, le froid est encore très utile pour la modérer ou l'arrêter. Le froid n'agit pas seulement sur la phlegmasie par la constriction des vaisseaux, mais aussi en paralysant les fonctions des éléments anatomiques; chaque élément doit éprouver quelque chose d'analogue à ce qu'on ob-

serve sur les leucocytes qui sont mis en état de mort apparente. Cette immobilisation des leucocytes aégalement pour avantage de prévenir ou de diminuer la suppuration. Une observation importante doit être faite relativement à l'emploi du froid dans les congestions et inflammations : il faut que l'action du froid soit continue, sinon la réaction arrive et produit des effets inverses de ceux que l'on cherche.

Coagulation du sang. — Lorsqu'on emploie le froid dans les hhnorrhagies, l'hémostase est due bien plus à la constriction des vaisseaux qu'à la coagulation du sang, à moins que l'on ne se serve d'un froid très vif.

Dans les anévrysmes on a cherché par le froid la coagulation du sang. Et d'abord, faisons remarquer que le froid ne coagule pas le sang dans le vrai sens du mot, la coagulation est la solidification d'une partie du sang, la fibrine, tandis que les autres substances en dissolution restent liquides; le froid solidifie, congèle toute la masse liquide du sang, et quand il n'agit plus, le sang dégèle comme la glace. La physiologie indiquait donc qu'il ne fallait pas compter sur ce moyen pour la coagulation du contenu des anévrysmes ; la clinique a confirmé l'inutilité de ce moyen. Peut-être le froid serait-il efficace dans les anévrysmes moyens et petits en faisant contracter la poche anévrysmale et en diminuant l'afflux du sang.

Soustraction du calorique. — Une température fébrile élevée est capable à elle seule de produire des accidents graves du côté du système nerveux; le froid devient dans ces cas l'agent le plus sûr et le plus rapide de la médication antipyrétique; les lotions, les affusions froides, les bains froids sont alors employés avec succès.

HYDROTHERAPIE. 4 83

Ici l'action du froid devant être générale, elle ne peut être continue, aussi est-il imporlant de revenir fréquemment dans la journée aux afTusions ou aux bains.

La meilleure manière de faire usage des bains froids consiste à mettre le malade dans un bain tiède et à abaisser progressivement la température du bain; de cette façon on évite les inconvénients qui peuvent résulter de l'impression brusque du froid : congestions internes, réaction très vive.

Réaction. — L'emploi du froid comme moyen de récation sera traité à l'hydrothérapie.

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