INTRODUCTION. XXIX
volontiers ; car on parle à chaque instant de coryza^ d'amygdalite, de bronchite, de pleurésie, d'arthrite a frigore. On ne l'a pas démontré. Les trophonévroses ne sont qu'un argument et non une démonstration en faveur de cette hypothèse. Pourne prendre que l'exemple classique du zona, si l'inflammation cutanée est sous la dépendance évidente d'un état pathologique du nerf, l'influence que le nerf malade exerce sur la peau qui va s'enflammer est une influence directe et non une action réflexe ; il n'y a pas là, à proprement parler, réaction nerveuse. Cependant il y a des inflammations qui peuvent naître par réaction nerveuse, l'ophthalmie sympathique en est un exemple.
L'expérimentation ne démontre pas et la clinique permet rarement de découvrir l'influence exclusive des réactions nerveuses sur la production des inflammations, des ulcérations, des gangrènes. Pour que de semblables processus locaux se produisent par la médiation du système nerveux, à l'occasion de causes appliquées loin du point qui va devenir malade, il faut le concours d'autres circonstances antérieures à l'application de la cause. Ces circonstances, par des procédés divers, peuvent rendre les éléments anatomiques plus vulnérables ou rendre le système nerveux