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son corps, ne produiradésormaisquedes cellules à nutrition ralentie : chaque cellule engendrant une cellule semblable, aussi bien au point de vue dynamique qu'au point de vue statique. Or l'hérédité cellulaire commande l'hérédité familiale ; le ralentissement de la nutrition ne se transmettra pas exclusivement aux éléments de tel ou tel système, il pourra se retrouver dans l'ovule, dans le spermatozoïde, dans toutes les cellules qui dériveront de ces deux éléments générateurs, et par conséquent dans chaque élément de l'organisme engendré.
Sil'on réfléchit que les perturbations nerveuses capables de produire ce ralentissement de la nutrition sont fréquentes et intenses surtout dans les états sociaux où, la population étant plus dense, l'homme, dans salutte pour l'existence, est obligé de torturer son cerveau ; si l'on réfléchit que dans ces mêmes conditions sociales les jouissances étant plus faciles à saisir peuvent être plus facilement portées jusqu'à l'abus, on comprendra que ce vice nutritif est comme l'apanage de la civilisation et qu'il frappe de préférence les classes aisées de la société ; celles où l'activité nerveuse l'emporte généralement sur l'activité corporelle. On ne s'étonnera plus de voir ces maladies réputées arthritiques s'appesantir sur le
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bourgeois et épargner l'ouvrier ; on s'étonnera moins encore de leur soudaine irruption dans la descendance des ouvriers devenus bourgeois qui n'ontpas pu s'accommoderparune sorte d'accoutumance héréditaire au mode inusité de leur nutrition. Il faut plusieurs générations aussi bien pour s'acclimater au milieu social que pour s'adapter au milieu climatérique.
Les réactions nerveuses peuvent donc troubler la nutrition générale, engendrer la diathèse ; à ce titre elles peuvent être causes indirectes de toutes les maladies diathésiques. Bien plus, elles peuvent directement, et en dehors de la diathèse, produire les maladies ou les accidents morbides fonctionnels, la convulsion ou la paralysie, l'anémie ou la fluxion, l'atrophie ou l'hypertrophie, l'hypercrinie. C'est par le procédé des réactions nerveuses qu'on voit la frayeur provoquer la syncope, la colère déterminer l'épistaxis, l'hémorrhagie pulmonaire, le flux hémorrhoïdal, le purpura. De même l'impression du froid amène l'hypersécrétion nasale et la diarrhée ; l'arthrite du genou détermine l'atrophie du triceps.
Les réactions nerveuses peuvent-elles, en dehors des modifications nutritives ou fonctionnelles, provoquer les maladies à lésions anatomiques, l'inflammation par exemple? On l'admet