I. — Phénomènes physiques
L — L'électricité statique est la moins employée en médecine. Ses effets sont moins connus.
Toutefois les travaux de Vigouroux, Arthurs, tendent à la faire sortir de l'oubli dans lequel elle était tombée.
IL — Les courants continus qu'on appelle encore courants galvaniques, voltaîques, sont produits par action
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chimique : un métal, ordinairement le zinc, est attaqué par un liquide acide. Cette action chimique dégage de réleclricité en deux sens inverses : un courant qui se dirige du liquide vers le métal, c'est le courant positif; un courant moins fort qui se dirige du métal vers le liquide, c'est le courant négatif, qu'on néglige habiluellement. Quand on parle de sens du courant, on veut désigner le sens du mouvement du courant positif.
Dans la pile, Télectricité se concentre vers certains points extrêmes qu'on appelle les pôles ; on nomme réophores les fils conducteurs qu'on adapte aux pôles pour conduire l'électricité aux points où elle doit être appliquée, les extrémités de ces fils sont les étectrodes.
La quantité d'électricité d'une pile dépend de l'activité de l'action chimique, la tension est l'effort que font les deux électricités contraires pour franchir les obstacles qui s'opposent à leur réunion, elle dépend du nombre des éléments de la pile.
Les courants voltaïques ont beaucoup de quantité et peu de tension, les courants d'induction ont beaucoup de tension et peu de quantité.
La pile dont nous venons de parler est la pile à un seul liquide, toutes celles de ce genre ont l'inconvénient de s'altérer très rapidement. La seule qui soit employée est la pile au bichromate de potasse qui se conserve assez longtemps si l'on a soin de ne pas laisser tremper le zinc dans le liquide en dehors des séances d'électrisation.
Les piles à deux liquides conservent longtemps leur action, et l'emploi du zinc amalgamé substitué au fine ordinaire a, de plus, cet avantage que l'atlaque