‹ Manuel de thérapeutiqueChapitre 237 sur 250 · VI. — Thérapedtjque · texte numérisé non relu

VI. — Thérapedtjque

C'est naturellement dans les affections du système nerveux que rélectricité est le plus employée et qu'elle produit ses meilleurs résultats.

Paralysies motrices. — Au point de vue du traitement des paralysies, l'électricité doit être considérée comme un excitant du système nerveux. Or il est de toute nécessité qu'un excitant, pour être efficace, agisse sur l'organe dont la lésion est la cause de la paralysie ; par conséquent c'est se leurrer d'un vain espoir que chercher à guérir une paralysie centrale par l'éleclrisation des muscles paralysés.

Est-ce à dire que l'électrisation des régions paralysées soit inutile? Non, car elle prévient l'atrophie musculaire et nerveuse qui serait la conséquence d'une inertie fonctionnelle prolongée.

Dans les paralysies cérébrales, l'électricité ne doit être employée que lorsque tout symptôme d'irritation est passé. On applique sur la tête des courants continus, dans divers sens. Dans les paralysies spinales, il faut attendre aussi que l'irritation soit dissipée, puis on se servira de courants continus ascendants, ou de courants d'induction.

Dans les paralysies périphériques, l'électrisation portera à la fois sur le nerf et le muscle, mais surtout sur le nerf. Les courants continus sont préférables pour agir sur le nerf, et les courants d'induction valent mieux pour les muscles.

Dans Vati'ophie musculaire progressive, qui sans être une paralysie est néanmoins l'effet d'une altération du système nerveux (moelle), l'électrisation de la moelle donne de meilleurs résultats que l'électrisation des

Page 1