‹ Manuel de thérapeutiqueChapitre 28 sur 250 · INTRODUCTION. XXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXV

velle. Cette indication, on la réalisait, sans s'en douter, quand on prescrivait le mercure contre la syphilis et la quinine contre la fièvre intermittente. Aujourd'hui on se décide à faire passer ridée des fermentations morbides du domaine de la théorie pure sur le terrain des applications pratiques. Sur ce point, nous nous sommes laissé devancer par les chirurgiens qui ont dû à cette initiative heureuse leurs plus brillants succès. Si le nombre des médecins qui se refusent à accepter les nouvelles doctrines décroît de jour en jour, ceux qui les acceptent ne conforment pas toujours leur conduite à leur croyance ; leur foi n'est pas agissante. Ils sont retenus, je pense, bien moins parla séduction des succès attribuablesà la thérapeutique physiologique dans la cure des maladies infectieuses, que par l'inanité des premières entreprises de la thérapeutique pathogénique. Mais ces insuccès ne doivent pas nous décourager. Toute substance antiseptique n'est pas nécessairement l'agent destructeur des microbes de toutes les maladies infectieuses. Le phénol et l'acide salicylique entravent les putréfactions; il n'en faut pas conclure qu'ils guériront toute maladie zymotique. Le vibrion septique n'est pas tué par l'acide phénique en solution au dixième. La bactérie de la fermentation intra-vésicale ré-

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