VIII INTRODUCTION
jugement ne saurait frapperl'œuvre de M. Berlioz qui me semble devoir être accueillie comme un auxiliaire utile.
Cette multiplicité des livres consacrés à la thérapeutique peut-elle nous faire espérer que les malades seront mieux traités? je ne le crois pas, et je n'entends pas faire, par cette réflexion pessimiste, la critique de ces livres. Grâce à eux, les jeunes médecins saurontmieux manier les médicaments; mais ils n'y apprendront pas quand ils doivent en faire usage. Il y a quelque chose qui domine tout en thérapeutique : c'est la connaissance des indications. Or, cette connaissance se déduit tout entière de la pathologie et de la clinique ; elle ressort des notions générales que nous possédons sur la maladie, et de l'intelligence que nous avons des circonstances spéciales du cas particulier.
Je l'ai déjà dit, mais je m'obstine à le répéter : les sources des indications sont multiples; mais elles n'ont pas toutes la même valeur. Les symptômes guident parfois notre conduite : la douleur devient excessive, une hémorrhagie est trop abondante, il faut parer à ces symptômes, faire de la médecine palliative. La connaissance de la lésion anatomique peut également déterminer notre intervention : une extrémité osseuse a quitté sa