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INTRODUCTION. IX

cavité articulaire, un épanchement pleurétique comprime le cœur, vous réduisez la luxation, vous évacuez l'épanchement ; c'est mieux qu'une thérapeutique palliative, mais ce n'est pas une thérapeutique curative. Vous ne faites pas que les ligaments articulaires ne soient pas déchirés, que la plèvre ne soit pas enflammée; mais vous mettezle malade dansla meilleure situation pour qu'il guérisse tout seul. De même la physiologie pathologique impose parfois au médecin sa ligne de conduite : au cours de certaines maladies fébriles ou de certaines maladies organiques chroniques l'activité cardiaque s'affaiblit, la sécrétion rénale se suspend ou devient insuffisante, il faut combattre ces troubles fonctionnels qui pourraient à eux seuls provoquer la mort, écarter ces obstacles qui s'opposeraient à la guérison spontanée. Mais, encore une fois, remédier à un accident morbide, ce n'est pas guérir la maladie. Le médecin ne fait pas davantage acte de guérisseur quand, sefîantaux notions qu'il possède sur l'évolution naturelle d'une maladie cyclique qui doit aboutir à jour dit à la guérison, il se contente de faire une thérapeutique expectante. Et cependant là encore son rôle est utile et particulièrement délicat. Il sait, en effet, quelle distance le sépare dutermede la maladie etménage en conséquence

X LNÏRODUGTION.

OU soutient les forces du malade pour lui permettre d'arriver jusqu'au jour de la guérison spontanée. 11 sait aussi que cette guérison est présagée par des signes réputés critiques, manifestations extérieures d'actes physiologiques qu'il croit être curateurs ; il respecte ces signes et s'efforce de seconder ce travail intime. Au moment delà crise, non seulement il s'abstient de toute intervention perturbatrice, mais il écarte avec sollicitude toute cause de perturbation.

Ce sontlà des sources variées d'indications d'où se déduisent des thérapeutiques diverses. Mais que ces thérapeutiques s'inspirent de la connaissance des symptômes, des lésions, des troubles fonctionnels ou de la marche évolutive des maladies, elles ne sauraient revendiquer une part prépondérante dans la guérison. Je n'ai gardé de vouloir amoindrir la valeur de ces méthodes thérapeutiqueset je n'en faispas un pis-aller. Toutes sont utiles ettoutes sont indispensables. Chacune d'elles, pour une circonstance déterminée, est nécessaire et ne saurait être remplacée par aucune autre. Mais elles ne sont pas tout; il importe de maintenir à chacune sa place, en précisant son rôle : or leur rôle n'est pas d'être curatives.

Adoucir les souffrances du malade, le placer en situation telle que le travail curateur naturel pro-

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