INTRODUCTION. XIII
nui, que le chagrin retentissent sur la nutrition générale, que cet état du système nerveux central vicie dans chaque cellule de tout l'organisme l'élaboration de la matière, que les combustions sont entravées, que les acides prédominent, que la chaux est mise en liberté, que dans la bile moins alcaline, la chaux décomposera une partie des savons et des sels biliaires alcalins, que la cholestérine ne se trouvera plus enfin dans ses conditions normales de solubilité. Alors, désarmés contre la cause qui n'est pas accessible àvos moyens d'action, vous chercherez à lutter contre ce ralentissement de la nutrition, résultat de la tristesse. Vous mettrez en œuvre ces agents médicamenteux ou hygiéniques qui accélèrent les métamorphoses de la matière et les poussent à leurs limites extrêmes ; vous prescrirez les boissons chaudes et abondantes, les carbonates, les chlorures, lesiodures alcalins; vous conseillerez les bains chauds, modérément prolongés, alcalins ou salés, l'application brusque et passagère du froid, les frictions cutanées, le séjour dans l'air plus vif des plages maritimes ou des montagnes, l'exercice musculaire modéré, l'activité intellectuelle. Il se trouve que la plupart de ces moyens activent la nutrition des éléments par l'intermédiaire de ce même système nerveux sur lequel la