‹ Manuel de thérapeutiqueChapitre 98 sur 250 · II. — CUIVRE · texte numérisé non relu

II. — CUIVRE

Les préparations de cuivre sont fort peu employées pour l'usage interne. On ne met guère à profit que leurs propriétés astringentes et caustiques (Voyez astringents et caustiques).

PHYSIOLOGIE

L'action est la même pour tous les composés solubles.

Introduits dans le tube digestif, l'irritation qu'ils y provoquent est suivie de vomissements et de diarrhée.

Injectés directement dans le sang, ils ne produisent pas de vomissements (Daletzki, Harnack).

Les recherches d'Orfila, Blake, Neebe, Harnack montrent que le cuivre porte son action principale sur le système musculaire.

Harnack a observé chez les animaux à sang froid et à sang chaud de l'incertitude dans la marche, une grande faiblesse, la paralysie des membres, le ralentissement du cœur et de la respiration. La sensibilité et Jes fonctions du système nerveux persistent alors que le muscle n'est pkis excitable.

L'usage prolongé du cuivre produit une intoxication dont la fréquence et la gravité ont été beaucoup exagérées, ainsi que cela résulte des recherches de Galippe à ce sujet.

Page 1