CONSTIPATION CHRONIQUE
la nature est ainsi fait pour elle, et à la fin il s'établit un état morbide permanent. Il serait difficile d'évaluer les milliers de personnes qui, au moins dans ce pays, n'obtiennent jamais une action de leurs intestins sans le secours d'un médicament purgatif. De là cette vente énorme de pilules brevetées destinées à remplir ce but, et, dans ces dernières années, d'eaux amères purgatives.
Il ne saurait être connu trop largement aujourd'hui que rhomœopathie possède des moyens qui, dans la grande majorité des cas, guériront cet état, de manière que les intestins reprendront désormais leurs fonctions.
Nécessairement, tout médecin sage, quelle que soit sa croyance thérapeutique, prescrira certains moyens tirés du régime et de l'hygiène, aptes à améliorer l'inaction intestinale existante. Mais je puis vous parler aussi de quelques médicaments importants pour cet état, parmi lesquels vous pourrez en général en choisir un qui sera bienfaisant. Tels sont Sulfur, Hydrastis, Opium, Plumbum, Nux vomica, Lycopodium, Graphites, et Natrum muriaticum.
On peut en général commencer avec avantage le traitement de la constipation avec le Sulfur ^ si l'histoire du malade comporte une mauvaise constitution, un état maladif fréquent; une tendance aux hémorrhoïdes nous confirme dans son choix. Les intestins seront en général soulagés immédiatement sous son infiuence ; mais, chose curieuse, si on le continue, ils retomberont presque certainement dans leur premier état ; cela, du moins d'après mon expérience. Je ne le continue jamais plus d'une semaine, et alors ou je discontinue toute médication, ou je change Sulfur contre un des autres médicaments que je nommerai. J'ai toujours donné la 12® dilution.
Hydrastis^ dans mes mains, a guéri la constipation plus souvent que tout autre médicament. Il est plus précieux dans les constitutions normales d'ailleurs, mais dans lesquelles la fonction de la défécation a été altérée par l'abus des purgatifs. Le mode d'administration que je trouve le plus efficace est de donner une goutte de
teinture-mère dans de Teau une fois par jour avant déjeuner, et après une semaine ou plus de diminuer graduellement la fréquence des doses.
Opium est très précieux dans la constipation des personnes d'habitudes sédentaires livrées aux travaux intellectuels, chez lesquels il y]a absence des symptômes dont je vais parler immédiatement comme indiquant Nux vomica. Les selles sont volumineuses.
PlumhumQ^i précieux dans les cas plus tenaces de l'espèce de ceux qui indiquent Opium, lorsque le manque de sécrétion intestinale est tel que les selles arrivent dehors en balles petites et dures, et spécialement lorsqu'il y a coliques et rétraction de l'abdomen.
Nux vomica est indiqué dans les mêmes circonstances que celles mentionnées à propos d'Opium, lorsque le malade présente le même état général caractéristique du médicament, et lorsque, au lieu de torpeur, il y a envie inefficace d'aller à la selle. La coexistence de la dyspepsie et des hémorrhoïdes est une indication de plus pour ce médicament. Il agit souvent bien après Sulfur.
Lycopodium est bon dans les cas où il y a de la flatulence et d'autres signes d'une vitalité intestinale appauvrie.
Graphites est indiqué par des selles copieuses, noueuses, et par une tendance aux affections cutanées, et (chez les femmes) à l'aménorrhée.
Natrum muriaticum devrait être donné lorsque le malade a l'état de maigreur, de sécheresse et la complexion blême caractéristique de ce médicament. Il donnera alors toute satisfaction (1).
Des médicaments nommés les derniers, Opium et Plumbum paraissent avoir bien agi à toutes les puissances, les autres, surtout aux plus élevées.
Il existe une constipation purement rectale. La partie inférieure du gros intestin paraissant incapable d'expulser
(1) Voy. Annals^ VIII, 438, pour d^autres indications et des exemples de son efficacité.
HEMORRHOIDES 353
son concenu, qui demande des médicaments spéciaux. Lorsqu'elle est jointe à un état congestif de la partie, comme cela se voit dans les hémorrhoïdes, Collinsonia est très utile. Lorsqu'elle dépend d'une simple inertie paralytique, comme celle qui résulte de l'abus des lavements, Veratrum album et Alumina sont de bons médicaments.
Je suis ainsi conduit à parler des états morbides de l'extrémité inférieure de l'intestin (rectum) en tant que tombant dans la sphère du traitement médical. Ce sont les hémorrhoïdes, la fissure, le prolapsus et la fistule.
Je commence par les
HÈMOKRHOIBBS.
Ici encore, il ne saurait être trop entièrement et trop clairement connu, que l'homœopathie possède des médicaments pour les hémorrhoïdes qui, dans la grande majorité des cas, rendent le bistouri inutile, ainsi que l'application des ligatures ou de l'acide nitrique. Si elle n'avait fait rien de plus pour l'art de guérir, elle pourrait faire reposer sur cela seul ses droits à la reconnaissance de l'humanité.
Je distingue trois états dans lesquels les hémorrhoïdes peuvent se montrer.
1. Elles peuvent être l'expression, dans les premières radicules et le point le plus inférieur du système veineux abdominal, d'un embarras circulatoire situé plus haut. L'obstruction peut être portale, abdominale ou pelvienne. Puisque toutes les veines du tube intestinal passent par la veine porte à travers le foie, ce dernier organe est très souvent chargé de la principale responsabilité des hémorrhoïdes. Je doute que ce reproche soit généralement mérité . Il n'est aucune maladie dans laquelle la circulation porte soit aussi obstruée que la cyrrhose du foie ; pourtant cette maladie est rarement accompagnée d'hémorrhoïdes. Je suis enclin à penser que dans la plupart des cas d'obstruction portale les veines surchargées se
dégagent par la diarrhée ou l'épanchement séreux, comme dans la cirrhose, ou, plus communément, par l'hémorrhagic intestinale. Je ne voudrais cependant pas nier que l'obstacle à la circulation, dont les hémorrhagies sont un symptôme, ne consiste quelquefois en un engorgement du foie. Dans des cas i^a^reils Odopht/Uum ou ffepar sulfuris seront indiqués, le dernier spécialement lorsqu'il y a des selles couleur d'argile. Plus souvent, suivant mon expérience, le retard du courant veineux a lieu de ce côté-ci de la veine porte. C'est la « pléthore abdominale » des anciens auteurs, caractérisée par la pesanteur, la plénitude et la chaleur intestinales, avec digestion lente, selles rares et urines pâles et peu copieuses. Les hémorrhoïdes qui l'accompagnent sont de caractère « aveugles. » Elles saignent peu, mais sont très gênantes par leur plénitude, Sulfur et Nux vomica déploient leurs grandes vertus antihémorrhoïdales. Ils paraissent agir mieux conjointement (c'est-à-dire alternés) que lorsque l'on donne l'un ou l'autre séparément. La congestion pelvienne est nécessairement plus commune chez les femmes que chez les hommes. Pour les hémorrhoïdes qui en sont la conséquence, le médicament classique et véritablement homœopathique est l'Aloës. Mais il a récemment trouvé un rival dans un des médicaments indigènes américains, le Collinsonia Canadensis; Il paraît, d'après la pathogénésie de ce médicament et sa réputation thérapeutique, que l'inertie congestive de la portion inférieure de l'intestin est l'état avec lequel il a une relation spécifique. Dans la constipation et les hémorrhoïdes résultant de cette cause, comme dans la grossesse, je préfère pour ma part la Collinsonia à l'Aloës lui-même. 2. La cause des hémorrhoïdes la plus commune entre toutes est, je pense, la constipation. Il est rare qu'il n'y ait pas de souffrances hémorrhoïdales lorsque cet état existe depuis longtemps. Celles-ci aussi sont de la variété « aveugle, » et déterminent plus de douleur que d'hémorrhagie. Les moyens à l'aide desquels nous guérissons la constipation primitive sont suffisants aussi pour guérir
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les hémorrhoïdes qui en résultent; mais dans beaucoup de cas l'affection est trop invétérée pour disparaître avec sa cause déterminante. Dans ce cas, si Sulfur n'a pas été employé déjà dans le traitement de la constipation, on peut le donner avec avantage, et il a une influence décisive sur le rectum. Mais j'ai rarement vu Sulfur guérir ces cas. Ils trouvent, je crois, leur meilleur remède dans Œsculus hippocastanum. Le D' Haie a publié plusieurs cas démonstratifs de l'action de ce médicament dans l'article qui en traite dans la deuxième édition de ses « New Remédies. » Je ne puis résister au désir de donner ici la î»elation d'un cas m'appartenant, que j'ai publié dans le Briiish Journal of Homœopathy en 1865. Je donne le récit tel que l'a fait le patient lui-même.
a Je commençai à souffrir pour la première fois à Vàge de 13 ans (j'en ai actuellement 48) : Je m'imagine être une de ces très nombreuses filles , possédant du bien-être, d'où un état sédentaire et la constipation, au point que chez moi les intestins ne sont exonérés qu'une fois la semaine environ. Je dois ajouter que la constipation est héréditaire des deux côtés. Pendant quelques années, je prenais constamment des médecines pour soulager l«s intestins. La douleur n'offrait rien de particulier et il n'existait qu'une faible saillie. Les choses devinrent pire» de l'âge de 25 ans jusqu'à celui' de 34, époque à laquelle je fus attaquée par ma première et terrible douleur. Je ne pouvais m'asseoir, me tenir debout ni me coucher; ma posture la seule possible était à genoux. Ceci dura plusieurs semaines pendant l'hiver ; pendant l'été, j'étais mieux comme toujours. Pendant environ deux ans la douleur était intense de temps à autre. J'employai alors les sangsues, qui soulageaient le fort de la douleur; mais elle revenait encore. L'attaque suivante très grave eut lieu en 1862; elle dura plusieurs semaines, et revint encore en 1863. La douleur était celle d'un couteau qui aurait scié de bas en haut, presque un martyr et une agonie. Je pris Belladonna, Pulsatilla. Aconit et Mercurius, sans amélioration ; on me conseilla quelques topiques qui me soulagèrent un peu. En 1864, l'état redevint très mauvais ; il y eut beaucoup de douleurs, les intestins ne pouvant jamais être exonérés. 3»
Au mois de novembre de cette même année, je fus consulté par cette dame, je prescrivis Œsculus, à la seconde dilution décinjiale, à prendre trois gouttes dans xnx
verre à vin plein d'eau, matin et soir. La relation con • tinue :
ce Je pris alors ^sculus. A.u bout d'une semaine j'étais un peu mieux; après une autre, mieux encore, et ainsi de suite pendant un mois. A la fin de ce temps, j'étais merveilleusement soulagée. Le médicament paraissait aider Taction des intestins, et par suite diminuer le prolapsus. Je le suspendis pendant un certain temps^ et lorsque la douleur revint encore tout à fait intense, je repris le médicament et fus soulagée. J'ai pris à peu près une bouteille (deux drachmes) depuis novembre, en plusieurs fois. Je n'en prends que lorsque je souffre, et que la douleur me prive de sommeil. Le prolapsus persiste toujours. Je vous suis toute reconnaissante du conseil et du soulagement que vous m'avez donnés. »
Je lui écrivis pour lui recommander de prendre le médicament d'une manière régulière. Voici ce qu'elle me rapporta plus tard : a J'ai actuellement pris -^sculus comme avant, pendant un autre mois, et je puis à bon droit me déclarer bien portante. Je n'ai aucune douleur, et la saillie ne consiste qu'en une portion flasque de peau. »
Ceci avait lieu en 1865, et la relation suivante, datée de novembre 1868, complète Thistoire.
« Je n'avais pas été reprise de mes hémorrhoïdes jusqu'en février dernier, époque à laquelle j'eus, une forte attaque. Je pris ^sculus pendant une quinzaine de jours, et il ne me fît pas de bien. Vous vîntes me voir, et trouvant que j'avais les intestins relâchés au lieu d'être resserrés, vous me dîtes de prendre Hamamelis. Je suivis votre conseil et en très peu de temps je fus encore rétablie. Depuis je n*ai plus du tout souffert, et n*ai plus que quelques portions de peau pendantes, qui ne me causent aucune douleur. »
Je recommande anssi TiEsculus dans ces cas dans lesquels une constipation de quelque jours amène des symptômes hémorrhoïdaux souvent de longue durée.
J'en ai décrit deux cas à la page 485 du même volume an Journal, Je'trouve l'un d'eux digne d'être cité ici.
oc Madame F..., âgée de 60 ans, était depuis des années martyre des hémorrhoïdes. Chaque attaque durait de six à dix mois, pendant lesquels elle ne pouvait que rarement quitter la position couchée.
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Depuis qu*elle avait adopté l'homœopathie, les intestins avaient fait leurs fohctions avec plus de régularité, et elle n'avait pas eu d'attaques hémorrhoïdales.
a Le 22 mai 1865, je fus appalé pour la voir. Je la trouvai au lit, souffrant d'une manière intense de plusieurs g^rosses hémorrhoïdes, qui paraissaient boucher entièrement le rectum. Il y avait eu constipation pendant plusieurs jours la semaine auparavant; et le 20, les anciens symptômes étaient survenus et augmentaient d'intensité. Il y avait peu ou point d'écoulement sanguin. Elle prévoyait plusieurs semaines de souffrances. Je lui donnai une goutte d'^Ësculus 3» toutes les quatre heures. Le matin suivant, il y avait plutôt de l'amélioration.
a Le 24. Elle était décidément mieux. Elle dit: Est-ce que vous me dornez un purgatif, les intestins agissent si bien 1 •• ce Le 25. Elle était guérie et sortie de chez elle, et je ne revins plus. » ^
3. En dernier lieu, les hémorrhoïdes peuvent être idiopathiques, elles peuvent exister sans congestion portale, abdominale ou pelvienne, et sans constipation.
Je crois que cette forme d'hémorrhoïdes est une vraie varicose, et elle est quelquefois associée à un état morbide analogue des veines partout ailleurs. Les hémorrhoïdes de cette nature saignent très librement; ce sont les a hémorrhoïdes saignantes » du langage vulgaire, et la quantité de sang perdu à chaque évacuation est sou vent considérable. Nous avons un grand remède poui elles, qui est Vffamamelis. Je me souviens actuellement d'une demi-douzaine de cas dans lesquels ce médicament fut curatif. Il serait inutile de les détailler, car ils ne constituent qu'une seule et même histoire, — c'est que Fhémorrhagie, plus ou moins abondante, survenant à chaque évacuation pendant des mois et des années, avec d'autres symptômes hémorrhoïdaires, trouve un soulagement rapide et une guérison complète dans l'usage d'Hamamelis, en général à la seconde dilution centésimale. Je ne ïne rappelle pas un cas où il ait failli.
Le D^ Ringer nous dit obtenir des résultats analogues de l'Hamamelis, avec des doses d'une à deux gouttes de teinture. Le D' Jousset commence une de ses Leçons par le. récit d'un cas chronique guéri par ce médicament, à la
troisième dilution, et il continue en traitant entièrement la question des hémorrhoïdes et de leur traitement. D'après ce qu'il en dit ici, et dans ses Eléments de médecine pratique^ il paraît qu'il considère ces excroissances comme des manifestations d'une diathèse hémorrhoïdaire générale. 11 y rapporterait non seulement la varicose générale dont j'ai parlé à propos d'Hamamelis, mais encore les congestions abdominales et la constipation que j'ai considérées comme causes ultimes de l'apparition des hémorrhoïdes. Il peut bien avoir raison; et, en vérité, lorsque nous étudions l'-^sculus, nous apercevons une ressemblance exacte entre ses effets pathogénétiques et- * les symptômes de la diathèse hémorrhoïdaire décrits par le D^ Jousset. Celui-ci aussi, et encore plus Nux et Sulfur, peut agir dans la cure des hémorrhoïdes comme remède constitutionnel.
Le D^ Minor, de New- York, a communiqué au « World's Convention »• dé 1876 un mémoire intéressant sur les hémorrhoïdes, et on peut le lire dans ses transactions. Les indications pour l'emploi des six principaux médicaments qu'il désigne, savoir : .^sculus,Collinsonia,Aloës, Acidum muriaticum, Nux vomica et Sulfur, sont très claires et étendues. 11 n'attache pas la même importance que moi à la constipation comme indication d'-^sculus; et préfère, il est vrai, dans ces circonstances, donner Collinsonia. Une sensation de corps étranger dans le rectum, avec sécheresse. et plénitude, indique ces médicaments. Aloës piend leur place quand sa diarrhée caractéristique existe, et l'acide muriatique lorsque les hémorrhoïdes sont d'un gros volume et très douloureuses. Nux et Sulfur sont indiqués par les symptômes généraux que présente le malade .
Je n'ai plus qu'à ajouter que lorsque les hémorrhoïdes deviennent très enflammées. Aconit est indispensable, et qu'on peut en faire des applications extérieures avec avantage lorsqu'elle sont sorties.
FISSURE A l'anus. ' 359
FISSURE A L'AimS.
C'est une autre affection locale que l'homoeopathie a trouvé moyen d'atteindre à travers la constitution. Elle a été plusieurs fois guérie, sans opération, par nos médicaments. Il y en a un cs^s relaté par Hahnemann luimême dans le septième volume du ^nYe^^yowrna^ (p. 496), et plusieurs du D"" Perry de Paris, et de l'un des éditeurs dans le huitième volume. Dans tous ces cas, ce fut V acide Nitrique qui guérit, a des dilutions élevées ; Ignatia rendit aussi des services. Je veux ajouter ici le cas suivant qui m'est propre, |et]parait avoir été une fissure; quoique, à cause des scrupules de la malade, je me sois abstenu d'examen.
ce Miss W..., âgée de 40 ans, me consulta le 26 septembre 1865. Elle avait souffert pendant deux mois d'hémorrhagies et de douleurs après les selles. Celles-ci n'avaient lieu que tous les deux jours le matin; l'écoulement sanguin était considérable, et la douleur intense, diminuant ensuite peu à peu, mais ne la quittant pas jusqu'au soir. Elle se sentait très affaiblie, et commençait à se plaindre d'une douleur névralgique à la face.
Regardant l'hénjorrhagie comme le symptôme le plus important, je prescrivis Ha^amelis, une goutte trois fois par jour.
30 septembre. Il y avait eu deux fois des garde-robes sans aucun écoulement sanguin, mais la douleur était aussi intense que jamais. ^Esculas 2«, une goutte trois fois par jour.
3 octobre. La dernière évacuation a eu lieu sans douleur et sans hémorrhagie. Continuer.
Le 7. Ni douleur, ni hémorrhagie depuis la dernière visite. La névralgie est gênante. Arsenicum 6®, deux fois par jour.
Le 14. La névralgie va beaucoup mieux, et il n'y a pas de douleur après 1^ selles, mais quelque peu de réapparition du sang. Hamamelis 2*, deux fois par jour.
Le 21. Pas de sang depuis 4e 16; beaucoup mieux et plus forte Cesser.
J'ai revu cette dame en 1867, st j'appris qu'elle n'avait jamais eu de retour de son affection.
Le D' Jousset parle avec beaucoup d'éloges d'un médicament peu connu, qu'il avoue employer empiriquement, Sedum acre.
PBOIjAPSUS ani.
Il est en général guéri sans trop de difficultés chez les enfants, ainsi que nous allons le voir bientôt.
C'est cependant une affaire difficile à surmonter chez les adultes. Il y a un cas dans le cinquième yolume du British journal daus lequel Arnica à la teinture-mère parait avoir été curatif, et j'en ai pour ma part obtenu de bons résultats. On recommande aussi Ignatia,
Vous admettrez difficilement que l'on atteigne la
FISTULE A L'ÂNUS
avec des médicaments internes, et je crois avec peine que l'on puisse la guérir ainsi sans l'aide d'applications locales. Mais avec le Calendula et VHydrasiis de notre m-atière médicale particulière, appliqués ainsi, nous avons à relater plusieurs guérisons. Vous pouvez en lire un cas par le D' Eadon dans le neuvième volume du Monthly Jffomœopathic Review (p. 350) dans lequel Calcarea phosphorica, avec des injections de Calendula et la douche de vapeur, guérit. Un autre, par le D"" Clifton dans le douzième volume du même journal (p. 408) .et dans lequel Causticum, avec Calendula localement, furent les médicaments, et un troisième, d'Amérique, dans le vingtsixième volume du British Journal (p. 664) dans lequel Nux et Sulfur furent donnés en même temps que des injections d'Hydrastin (1).
J'ai actuellement quelques mots à dire du traitement homœopathique des parasites intestinaux, connus en général sous le nom de