VERS
dois pas passer pour douter de la nature parasitaire des vers, ou pour admettre la théorie inacceptable qui en ferait des produits provenant d'un intestin malade. Je ne doute aucunement qu'il soit d'une très bonne pratique d'expulser le ver solitaire avec Thuile de Fougère mâle, ou le lombric par des doses massives de Santonine, non plus que d'exterminer les oxyures par des injections de Quassia, des sels de Fer, d'Ether sulfurique, etc. Je n'hésiterais aucunement à me servir de semblables moyens si je le trouvais nécessaire. Mais, l'explique qui pourra, • il n'y a aucun doute que les médicaments homœopathiques, donnés suivant la méthode usuelle, ont un singulier pouvoir d'annihiler les symptômes morbides produits par les vers, et souvent de provoquer leur expulsion.
Ainsi, dans des cas de ver solitaire, des doses de quelques gouttes, souvent répétées,, de Filix mas, de Mercurius corrosivics, de Stannum, ou de Cuprum aceticum, délivreront souvent entièrement le malade de tous symptômes vermineux, même quoique des morceaux de parasite continuent à être rendus avec les garde-robes.
On peut dire la même chose du Cina et de la Santonine dans les cas de lombrics ; et icilaguérison peut avoir lieu souvent avec l'expulsion des vers.
Les Ascarides offrent une plus grande résistance au traitement. Le Cina et la Santonine conviennent aussi dans ce cas (1) ; mais mon médicament de prédilection est le Teucrium^ à la première dilution décimale. D'ordinaire, sous son action, des quantités de vers sont expulsés ; et surtout tous les symptômes morbides [disparaissent. Dans les cas rebelles, j'ai trouvé le mode de traitement recommandé par Teste très efficace ; savoir \ Licopodium 30" pendant deux jours, Veratrum 12** pendajit quatre jours, et Ipecacuanha Cependant une semaine,- J'ai essayé son Stannum et sa Viola odorata pour les lombrics sans aucun résultat.
(1) Voy. le cas du D' Hamilton dans le vol. XIII du Brit. Joum, of Hom,i p. 254.
HUQHBS. — Th^rap. homœop. Si
Je ne dois pas quitter les intestins sans noter les états morbides du péritoine. Et d*abord parlons de la
Je ne parle pas ici de la forme aiguë puerpérale, ni de la forme chronique tuberculeuse de cette maladie. La première appartient aux affections de la grossesse et de sa terminaison ; la dernière aux maladies de Tenfance. Ici j*ai à parler de la péritonite simple aiguë, comme celle qui est déterminée par le froid ou une blessure, ou par Textension d'une inflammation des organes enveloppés par cette membrane. Dans Tinflammation diffuse du péritoine causée par le froid, Aconit est indispensable et peut à lui seul faire tout le nécessaire. Plus fréquemment, cependant, il devra être suivi de Bryonia^ lorsque la fièvre primitive tombera, et que Tépanchement sera menaçant. Dans les cas rares où ce dernier est plastique, Sulfur est indiqué, comme dans la pleurésie. Dans la péritonite développée à la suite de lésions mécaniques, comme des blessures ou des opérations sur Tabdomen, on doit donner Bryonia depuis le commencement, ou, ce que je crois encore meilleur, Mercurius corrosivus. La tendance à la suppuration toujours présente dans ces cas appuie l'indication de ce dernier médicament. Il reste à savoir s'il serait suffisant dans les cas où Tinfiammation serait le résultat de l'extravasation du contenu des intestins. Je n'ai pas rencontré de cas pareils, et je n'en connais pas d'exemple dans la littérature. Dans le cas le plus grave que j'ai rencontré, Taffection avait été déterminée par un tubercule mésentérique. C'était l'analogue de la pleurésie intercurrente de la phthisie. Le malade guérit promptement avec Aconit et Mercurius corrosivus. La péritonite par extension des organes abdominaux couverts par la séreuse est d'un caractère plus circonscrit. Elle ne demande jamais l'Aconit. Bryonia est quelquefois utile pour elle ; mais un médicament encore meilleur est le ColocynthiSy qui pour le D"^ Jousset remplace
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entièrement le précédent. Les douleurs de colique sont nécessairement son indication spéciale ; mais leur présence n'est pas nécessaire.
L'ASCITS
n'est jamais un état important par rapport au péritoine, excepté dans la péritonite chronique (tuberculeuse), dont je parlerai quand je traiterai des maladies des enfants. C'est à peine si elle se montre à nous de la sorte. Je puis cependant vous renvoyer à une collection de cas de cette affection traduite dans le dix-neuvième volume du British
Journal offfomœopaiky, ou vous verrez qu'elle a été assez souvent guérie par le traitement homœopathique. Parmi les médicaments employés, Arsenicum, Apis, Apocynum et China paraissent avoir été les plus efficaces.