VARIOLE
venu tin médicament accrédité parmi nous dans le traitement de la variole. Les D" Rummel, Pulte et Bayes sont unanimes à témoigner en faveur de sa grande valeur.
Je n'ai pas d'expérience personnelle de cette médication; et dans le traitement de la variole j'ai toujours compté sur le Tartre émétique. Lorsque j'ai décrit ce médicament, j'ai démontré son homœopathicité exacte à la maladie que nous étudions; et je. suis entièrement de l'avis du D^ Liedbeck, de Stockolm (1), et du D' Ludlam, de Chicago (2), lorsqu'ils lui attribuent un pouvoir abortif réel sur le processus variolique , analogue à celui qu'exerce une vaccination antérieure. Je ne puis mieux faire que de citer comme exemple un cas de cette maladie traité par le deuxième de ces médecins.
<K Frank, âgé de 6 ans, un beau garçon plein de santé, né de parents allemands, n'a jamais été vacciné. J'avais promis de le vacciner aussitôt que je pourrais me procurer un peu de bon virus. Sur ces entrefaites, il contracta la variole. Le stade papuleux était bien établi ; on ne pouvait méconnaître les boutons qui criblaient sa peau. Les vésicules étaient formées, et la plupart d'entre elles s'ombiliquèrent en temps voulu. L'éruption était serrée, mais quoique encore discrète, un œil exercé pouvait déjà prévoir que lorsque la période papuleuse serait finie, elle pourrait prendre la forme confluente. Tous les symptômes concomitants, l'odeur de l'haleine et des sueurs, les traits et les paupières tuméfiés, les symptômes salivaires et le mal de gorge étaient également prononcés. Le petit patient était bien réellement atteint de la variole vraie. Nous prescrivîmes. Tartar. emetic, 3« trituration décimale, dont il devait prendre une dose toutes les trois heures.
Lorsqu' arriva la période à laquelle le fluide séreux contenu dans les vésicules devait être trouble et purulent, on remarqua que ce changement n'eut pas lieu. Quelques-unes des vésicules crevèrent, mais le plus grand nombre disparut par dessiccation et desquamation. Le pus ne se forma pas et la troisième période ne se développa pas.
La cutis vei a ne fut pas intéressée sérieusement et ne fut pas entamée ; en sorte que, même sur les portions les plus exposées de la face et des extrémités, il n'y eut pas du tout de grélures. L'enfant se rétablit sans aucune des suites ordinaires de la variole
(1) Brit. Joum, of Hom., VU, 475.
(2) North Amer, Joum» of Hom,^ XÏI, 567.
grave, telles que rophthalmie, la diarrhée chronique, etc. Pendant tout le cours de la maladie, il ne prit pas d'autre médicament que Tartar. emetic. »
Si vous n'avez pas eu Toccasion, ou si vous avez échoué en tentant de modifier la maladie dans les premières périodes parle Vaccininum ou leTart. emetic, vous devez traiter la variole pleinement développée suivant les symptômes. Lorsque la maturité est imminente^ et que la fièvre de suppuration s'établit, Mercuriv^ est généralement reconnu le médicament le plus efficace, et ainsi que je Taidéjà démontré, le plus homœopathique. Hartmann, Rapou, et Bâhr sont ses panégyristes spéciaux. Lorsqu'il y a beaucoup de tuméfaction, ou lorsque la démangeaison est fatigante, Apis est un accessoire utile.
Toutes les complications et sequelx de la variole vraie (excepté la bronchite du début, qui est combattue par le Tartar. emetic), sont le résultat de la tendance pyohémique de l'économie amenée par la maturité des pustules, et sont mieux détournées ou modérées par Mercurius que vous administrez pendant cette période. Mais il y a une modification terrible de la maladie qui peut se manifester tout d'abord, ou se produire à une période quelconque de son cours. Dans le premier cas, nous appelons la maladie purpura variolosa. Dans le deuxième, nous disons que la variole est devenue hémorrhagique. Il est survenu quelque altération sérieuse dans le sang, ou ses vaisseaux, ou dans les deux, qui en détermine l'extravasation par tout le corps ; et le résultat est presque inévitablement fatal. Pouvons-nous quelque chose contre cette éventualité? Le D^ Haie rapporte un cas dans lequel des symptômes purpuriques survinrent pendant une varioloïde, et cédèrent assez promptement à l'Hamamelis. Teste à écrit ceci : « Lorsque la maladie suit un cours irrégulier; lorsque l'éruption montre une tendance à disparaître de la surface ; quand les pustules, au lieu d'être transparentes, ou jaunes, sont verdâtres, pourpres ou noires ; quand le sang dont elles sont remplies annonce une décomposition de ce fluide, et menace le patient de