‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 120 sur 189 · CANCER DU FOIS · texte numérisé non relu

CANCER DU FOIS

Je n'ai rien à dire du traitement de cette cruelle maladie; néanmoins je tiendrais mon malade sous l'influence à'ffydrastis, « afin de ne laisser aucune pierre sans avoir été retournée. »

J'ai à parler maintenant d'un état qui, quoique souvent symptomatique d'affections diverses du foie, apparaît quelquefois sans complication hépatique évidente, et en tous cas mérite une étude thérapeutique à part. Je veux dire la

;rAIJKISSE!.

Je me suis étendu plutôt complètement sur la pathologie de cette maladie et les médicaments qui ont un rap-

(1) Voy. Brit. Joum. of ffom,, XXVI, 477.

port homœopathique avec elle, dans un article que j*ai publié dans le vingt-deuxième volume du Brttùh Journal offfomœopathy. Si actuellement je l'écrivais à nouveau, je n'aurais qu'à suivre l'exemple du D' Murchison en suggérant que les formes hématiques de la jaunisse peuvent quelquefois dépendre de l'arrêt de la destruction de la bile dans le sang ; et à ajouter aux médicaments qui l'ont causée, Chelidonium, Leptendra et Myrica cerifera, ceux qui l'ont guérie, Chamomilla, Podophyllum etHydrastis. Ici je puis résumer comme il suit les indications pour l'emploi des médicaments :

1. La jaunisse récente, à l'exclusion de sa présence comme un simple trait de Tinflammation hépatique, ou de la congestion (cas dans lesquels elle est rarement complète), ou comme suite du passage d'une concrétion biliaire, cas dans lesquels elle n'a besoin d'aucun traitement spécial, se produit communément de deux manières. Elle peut survenir rapidement après une frayeur ou une colère, ou se développer après des symptômes prémonitoires de catarrhe gastro-duodénal. Dans le premier cas, Chamomilla est en grande réputation ; et en ces derniers temps les preuves d'nne action directe exercée par elle sur le foie se sont accumulées. Le D' Jousset la regarde, avec Nuxvomica, comme le principal remède de ce qu'il appelle « l'ictère essentiel. » La deuxième variété paraît due à une extension du processus catarrhal le long des conduits biliaires, déterminant leur obstruction et la résorption-de la sécrétion. Mercurius est en général tout à fait suffisant ici. Bâhr le remplacerait si cela était nécessaire par Nux vomica, et Jahr par China. D'autres médecins ont retiré des avantages de Podophyllin,Digitalis, Hydrastis et Chelidonium. J'ai plusieurs fois employé ce dernier avec avantage dans des cas qui n'étaient entachés ni d'une origine psychique ni de prodromes catarrhaux.

2. Quelquefois la jaunisse aiguë prend un caractère malin, étant accompagnée d'hémorrhagie et de troubles cérébraux, et menaçant le malade d'une mort prompte. Cet^état fait partie «régulière de la fièvre jaune, et peut

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