PHTHISIE PULMONAIRE
D' Verdi, de Washington,) (1) Tiodure, et Farséniate de chaux au carbonate.
C'est tout ce que j'ai à dire du traitement qui pourrait être curatif . Trop souvent, cependant, la thérapeutique de la phthisie pulmonaire ne doit être que palliative; et il est important de savoir ce que nous pouvons faire pour modérer les symptômes et combattre les accidents de la maladie.
a. ha. fièvre de la phthisie demandé rarement un médicament, spécialement dans la période initiale de la maladie. Il en est autrement, cependant, lorsque le ramollissement s'est établi, et qu'une expectoration puriforme a entraîné avec elle un état hectique. Pour de tels patients j'ai l'habitude de prescrire China; mais quoiqu'il les soutienne, je ne puis dire qu'il déploie aucune propriété antipyrétique frappante. Le D' Mitchell, de Chicago, a dans ces derniers temps appelé notre attention sur la valeur du Baptùia dans ces cas. Il dit l'avoir vu « réduire le pouls de 120 ou 130 à 80 ou 70, changer une température élevée en une autre comparativement basse, » et avec cela, « réduire l'expectoration purulente abondante à presque rien, en même temps que la toux était à peu près bannie.» Si ce médicament peut accomplir cela, il sera d'un grand secours à nos malades phthisiques.
b. La t(mx est un des symptômes les plus précoces, les plus constants et les plus gênants de la phthisie. Lorsque le ramollissement à commencé, c'est l'effort inévitable nécessité pour l'expulsion des crachats, et elle peut être soulagée en réduisant leur quantité. Cet effet peut quelquefois être obtenu, ainsi que nous venons de le voir, du Baptisia. Lorsque la fièvre qui indique ce médicament n'est pas suffisante pour l'appeler, nous pouvons quelquefois obtenir de bons résultats du Stahnum^ moins souvent du Kali Carbonicum. La toux dans les premières périodes de la phthisie, signifie, si elle est excessive, soit l'implication peu ordinaire des voies respiratoires dans le processus morbide, soit une augmentation de
(1) Voy. British Journal of Hùmœopatky^ XXIX, 751. HuGHSS. — Thérap. homœop. ^
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l'excitabilité réflexe. Dans le premier cas, je pense que nous obtiendrons des résultats satisfaisants de Phosphorus. Dans le dernier, plusieurs médicaments peuvent être consultés, tels que Ipecacuanha, Lobelia, Lachesis et Crotalus, et Gorallîum rnbrum; mais le plus important est Drosera. Les grandes indications pour ce médicament sont les chatouillements dans le larynx et les vomissements alimentaires avec la toux, et quand ces symptômes existent, le D' Jousset nous dit que nous pouvons dans presque tous les cas soulager ou même arrêter la toux. La relation possible de la Drosera à l'infiltration tuberculeuse elle-même, (dont j'ai déjà fait mention) en corrobore l'indication ici; quoique je ne puisse encore la recommander de confiance comme un remède fondamental de la maladie qui nous occupe.
c. J'ai à vous entretenir de deux des troubles digestifs qui compliquent la phthisie. les vomissements et la diar^ rhée. Les premiers, lorsqu'ils coïncident avee la toux cèdent en général à Drosera, qui peut être renforcée s'il est nécessaire d' Ipecacuanha. S'ils surviennent indépendemment, ce sera à Kreosote, laquelle possède en outre (ainsi que le pense le D' Hilbers) une influence corroborante et restorative sur l'économie entière dans la consomption. Dans la diarrhée de la phthisie, j'ai éprouvé pour ma part qu'Arsenicum (3® trituration décimale) l'arrêtera dans bien des cas, mais que s'il échoue aucun autre médicamentne réussira. Le fait que ce symptôme dépend souvent d'ulcérations tuberculeuses explique sa ténacité.
d. Les symptômes larnygés survenant dans le cours de la phthisie ne sont souvent que de nature catarrhale, et dans ce cas ils céderont à Spongia. Jai déjà parlé de la laryngite tuberculeuse au chapitre de cette affection.
e. Les sueurs, souvent colliquatives, sont pour le phthisique une grande source de faiblesse. Lorsqu'elles sont seulement nocturnes, et constituent une période de la fièvre hectique du malade, leur excès peut être trèsmodéré par riode. Plus tard, elles se montrent toutes les fois qu'il s'endort, et dénotent simplement une