‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 167 sur 189 · PANARIS · texte numérisé non relu

PANARIS

Le panaris est une autre inflammation locale qui, de même que le furoncle et l'anthrax, est allié à l'érjsipèle ; c'est pour cela que j'en traite ici. Il peut souvent être arrêté dans ses progrès par l'administration opportune de Silicea, ou de son analogue V acide Fluorique (1). Lorsque la maladie est pleinement établie, vous pouvez la conduire tout son cours avec une diminution considérable des souffrances qu'elle détermine d'habitude par l'usage persévérant (ainsi que le conseille le D** Bayes) d'Bepar sulfurisy ou encore de Silicea si l'os a été atteint.

Je vais maintenant parler des

Ceux-ci ne sont pas nécessairement des maladies de la peau; mais je ne saurais bien les ranger dans aucune autre catégorie. Tous, excepté quelquefois ceux qui sont « atoniques » et« indolents », nécessitent un traitement constitutionnel et s'en trouvent bien ; mais tous, « à l'exception des ulcères scrofuleux », nécessitent aussi des

(1) Un médicament signalé par le D' Turrel, et que j'ai toujours trouvé très efficace, surtout quand le périoste et Tos paraissent atteints, est le Myristica sebifera^ 6« ou 12« dilution, à Taide duquel on obtient de suite le soulagement de la douleur, et souvent la résolution.

(Note du traducteur.)

applications locales. Ces derniers guérissent souyent spontanément à mesure que la santé générale s'améliore sous Tinfluence de médicaments tels que Sulfur et Calcarea. Lorsqu'ils sont lents à se combler, le Phosphate de chaux peut être substitué avec avantage au Carbonate, suivant les suggestions du D' Benecke (1). Les ulcères « atoniques » et « indolents » doivent être traités par Tapplication locale de Calendula^ dans la proportion d'un drachme de teinture pour une once d'eau. Vous veillerez à ce que la compresse trempée dans la solution remplisse avec soin la surface ulcérée, et ne franchisse paslapeau environnante.Si leCalendulaéchoue, employez le A'aZt bichro^ micum, 1 grain pour 8 onces d'eau, de la même manière. Ces applications sont assez efficaces même seules ; mais elles sont bien aidées dans leur action parles soins bien compris, au nombre desquels sont le repos et un régime fortifiant.

Les autres formes d'ulcères nécessitent à la fois le traitement constitutionnel etlocal.Pourl'ulcère « enflammé, » si c'est la surface à vif elle-même qui est rouge et chaude, ce sera Arsenicum qui conviendra le mieux, avec le pansement à l'eau. Si la peau environnante est le siège d'une inflammation chronique, donnez Belladonna et appliquez Calendula ou Hydrastis de la façon dont cela se pratique au London Homœopathic Hospital (2). L'ulcère « irritable » est plus intraitable. Je crois Lachesis un bon médicament pour lui, mais je pense qu'il est nécessaire de le tenir d'habitude assez couvert pour le soustraire au contact de Tair. Lachesis n'est pas moins utile pour les ulcères « phagédéniques» et « de mauvaise nature », comme aussi Arsenicum. Les meilleures applications externes pour ces derniers consistent en lotions à' Hydrastis ou de Créosote. Lorsqu'il y a menace d'ulcère « variqueux », je puis encore recommander Lachesis, qui

(1) Voy. Annals, V, 356, et Monthly Urm. Review,, septembre

(2) Brit. Journ. ofHom., XVII.

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