‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 168 sur 189 · ULCÈRES · texte numérisé non relu

ULCÈRES

arrêtera souvent la marche de la lésion. Lorsque celle-ci est établie, son traitement consiste en celui des varices elles-mêmes, et si c'est l'Hamamelis qui est le médicament choisi, on peut l'appliquer avec avantage localement.

A ces données, tirées en grande partie de ma pratique particulière, je puis ajouterquelques observations d'autres auteurs. Jahr parle chaleureusement de l'avantage qu'il y a à commencer le traitement de toutes les ulcérations chroniques avec Sulfur 30®, et leD'^Clotar Muller préconise le même médicament sous forme de teinture la plus forte (1). Il range après lui Mercurius, et le pouvoir de ce poison de déterminer l'ulcération de la peau devrait certainement être utilisé plus qu'il ne l'est dans la pratique. Le D"^ Franklin dans son ouwrsige Su7*gery, et le D*^ James Jones dans le vingtième volume du Monthly Jlomœopathic Review, donnent tous deux des listes de médicaments appropriés aux ulcères, avec leurs indications respectives. Je veux vous rappeler aussi ce que j'ai dit dans mes leçons sur Asterias et Pseonia. Merzereum est recommandé parle J)^ Dunham pour les ulcères mercuriaux et mercurio-syphilitiques des extrémités inférieures (2).

Il me faut actuellement dire quelques mots des affections parasitaires de la peau, dartres, gale, favus et autres. De toutes je ne voudrais dire que deux choses, premièrement, que c'est simplement folie dans leur traitement de négliger les applications locales. Si un malade se présentait à vous se plaignant de prurit à la peau, et que vous constatiez la présence de poux, vous ne manqueriez

(1) Voy. Brit. Journ. of Hom., XXXII, 237.

(2) Il est un ulcère tout particulier des extrémités inférieures dont l'auteur n'a fait nullement mention ; c'est. celui qui, à la plante des pieds,js'établitsouvent à la suite de l'inflammation des durillons, et fait de. tels progrès en profondeur qu'on l'a appelé a ulcère perforant du pied. » J'ai guéri récemment un de ces ulcères, à un degré très grave, à l'aide de THydrastis à l'intérieur et en applications locales.

(Note du traducteur.)

pas de vous mettre en mesure de tuer la vermine, et vous ne songeriez pas à prescrire des médicaments homœopathiques à la sensation causée par elle. Il en est ainsi pour la gale et ses sujets. Mais en second lieu vous ne voudriez pas manquer de traiter avec les médicaments appropriés tout dérangement de santé pouvant coexister. Et il n'est pas rare que de]cette façon on obtienne une disparition spontanée de l'affection locale, le parasite périssant de faim par suite de l'altération de la qualité de son sol.

Passons maintenant aux affections spéciales. Réservant les dartres pour les maladies de Tenfance, je parlerai ici des autres formes de la teigne et de la gale*

est un nom générique, applicable à toutes les affections parasitaires, qu'elles soient d'origine animale ou végétale. La (( teigne tonsurante » est la dartre du cuir chevelu, dont j'ai tardé à commencer l'étude, « La teigne faveuse » est appelée communément aujourd'hui « favus »» Il est assez curieux de voir Teste dire que cette maladie est un des triomphes de l'homœopathie, et recommander Sulfur, Dulcamara, Viola tricolor , Oleander et Hepar sulfuris selon les symptômes. Je dois suivre Bâhr, Jousset et Kafka, en recommandant l'épilation et les applications parasiticides. «La teigne circinnée » ou dartre de la peau (qu'il ne faut pas confondre avec l'herpès circinné, qui est une affection constitutionnelle) doit être traitée de la même manière (sans l'épilation) comme aussi la « teigne décal vante », la forme parasitaire de la tinea areata, et la « teigne » ou « pityriasis versicolor » (Chloasma)* L'acide sulfureux constitue pour ces affections une excellente lotion.

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