‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 170 sur 189 · ACCIDENTS · texte numérisé non relu

ACCIDENTS

En entrant aujourd'hui dans la sphère chirurgicale (quoique par son côté médical seulement), il est à propos de mentionner nos sources de recherches sur ce que Ihomœopathie peut faire ici. Elles nous viennent principalement d'Amérique, seul pays où les médecins de notre école sont assez nombreux pour pouvoir cultiver la chirurgie comme une spécialité. Je nommerai l'ouvrage intitulé ^Science andArtbfSt^rgery du D' Franklin, celui System ofSurgery du D*" Helmuth, et VRomœopathy in surgical Diseases du D** Gilchrisfc, comme spécialement dignes de votre attention.

Comme organes de la locomotion, je considérerai les muscles, les os et les articulations; et dans cette lettre j'exposerai ce que j'ai à dire sur le traitement de leurs états morbides.

Commençons par les muscles. Comme il n'y a pas de raison pour que ces organes soient exempts d'être atteints d'inflammation, je parlerai de la

MYOSITE

quoique j'avoue ne rien savoir sur elle au point de vue pratique. Si vous en rencontrez un cas, vous vous souviendrez de ce que je vous ai dit dans ma leçon sur^ryonia^ que les symptômes observés chez les expérimentateurs et les autopsies rendent probable ce fait que ce médicament est un irritant spécifique de lafibre musculaire . Biihr donne quelques instructions pour le traitement de Hughes. — Thérap. Homœop. 3'»

lawpsoïte ». Une affection beaucoup plus fréquente des muscles est celle qui est connue aujourd'hui sous le nom de

MYAIXtlE.

Je n'ai pas besoin de vous dire combien nous sommes redevables à feu le D' Inman, de Liverpool, pourTidenfication de la myalgie comme entité pathologique. Mais nous devons au D' Madden sa naturalisation, pour parler ainsi, dans les régions homœopathiques, et rétablissement sur une base solide de ses principaux médicaments. Vous trouverez le mémoire de ce dernier auquel je fais allusion dans le vingt-cinquième volume du British Journal of Homœopathy, et je suis sûr que vous puisserez dans sa lecture un grand nombre de conseils précieux. JJArnica est un grand remède de la myalgie sous toutes ses formes, spécialement lorsqu'elle est le résultat de la fatigue ou d'une lésion des muscles. Le cœur lui-même, lorsque ses parois ont été épuisées par un exercice forcé, comme celui de ramer, peut voir son intégrité restaurée par ce médicament, fait dont le D' Bayes a justement cité plusieurs exemples (1). Un autre médicament utile pour la myalgie esiVActœa racemosa, quirend des services spéciaux chez les femmes et les autres sujets nerveux. Gelseminum aussi est d'une utilité décisive, ainsi que l'avance le D' E.-M. Haie, dans la myalgie générale aiguë avec état fébrile, comme celle qui survient à la suite d'une fatigue corporelle inusitée.

J'ai à parler actuellement des soi-disant rhumatismes musculaires, tels que la pleurodynie, le lumbago et le torticolis. Je sais que le caractère réellement rhumatismal de ces affections est aujourd'hui une question très controversée. Jousset et Bâhr parmi nous le nient aussi fortement que Garrod dans l'autre école. Je suis pour ma part enclin à penser que toutes ont leur forme « rhumatismale », quoique le lumbago et le torticolis puis-

(1) Applied Hemœopathy, article Arnica.

MYALGIE, PÉRIOSTITB. 603

sent, comme je l'ai dit à propos de la pleurodynie, survenir sous l'influence d'autres états pathologiques. Je parlerai donc de ces deux affections comme de maladies se* parées.

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