GALE
Il se passa longtemps avant que les disciples de Hahnemann, influencés par son erreur consistant à faire
GÀtiE, PRÙRIt. 599
coïncider les maladies chroniques avec l'éruption de la g-ale, aient pu en arriver à croire que la gale n'était qu'une affection purement locale, produite par la présence d'un acarus. Bâhr, en soutenant cette opinion il y a environ quinze ans, s'excuse de différer en cela de la majorité de ses collègues. Aujourd'hui cependant, je pense qu'il n'existe plus de diversité dans les opinions sur ce sujet. Jahr, qui représente à bon droit les homœopathes les plus anciens, est aussi convaincu que Bâhr, que la gale ne saurait se guérir par les remèdes internes seuls, et que ceux qui professent avoir accompli de semblables guérisons peuvent avoir fait un diagnostic erroné.
La plupart d'entre nous emploient le soufre pour détruire l'acarus; mais Jahr recommande un succédané plus agréable dans l'huile de lavande, qu'il trouve très efficace. Les médicaments internes ne deviennent nécessaires que lorsque l'action de se gratter ou des applications trop violentes ont déterminé une grande irritation de la peau. Sulfur lui-même est tout à fait applicable ici ; il en est de même aussi de Croton (lorsqu'il s'est développé des pustules d'ecthyma) et de Sepia»
J'ai à parler en dernier lieu du
PRUHIT*
Cette maladie dépend si souvent de la phthiriase, que la première chose à faire est de rechercher la présence des pediculi, et si on les découvre, le traitement doit être institué en conséquence. Le prurit idiopathique, dans la forme générale, est heureusement rare. Si vous en avez un cas à traiter, essayez d'abord ce que vous pouvez faire en améliorant la santé générale et l'état de la peau, par des bains, des frictions, etc. S'il ne disparaît pas à l'aide de ces moyens, étudiez la nature exacte de la démangeaison, et les circonstances qui l'aggravent ou la soulagent, et cherchez ces symptômes dans un bon répertoire. De cette manière vous trouverez probablement dans Opium, Nux vomica, Mercurius, Sulfur ou
quelque médicament moins connu, le remède que vous cherchez.
Les variétés locales de prurit, toutes hantant la rég-ion intercrurale, sont en général symptomatiques, et réclament une enquête attentive de leurs causes. Sulfur et Lycopodium se montrent quelquefois utiles dans le prurit de Tanus, et Caladium, Ambra, Carbo vegetabilis et CoUinsonia (Jousset et Bahr ajoutent Ljcopodium et Gonium) pour le prurit vulvaire. Mais le prurit local est très rebelle aux médicaments donnés à l'intérieur, et en général il vous faudra recourir aux applications externes, parmi lesquelles le Borax, Tacide Carbolique (phénique) et le Mercure sous des formes variées seront les plus efficaces. Quelquefois une lotion d'Hamamelis rend bien service.