CONTUSIONS
Vous connaissez déjà la réputation de Y Arnica pour les meurtrissures, et il est certain que la manière dont il enlève la douleur et le changement de coloration est satisfaisante et d'un caractère tout à fait spécifique. On l'emploie, en général, en lotions, de la force d'une partie de teinture pour vingt ou vingt-quatre parties d'eau. Mais Teste affirme que les dilutions sont aussi utiles en applications externes ; et s'il en est ainsi, nous pourrons éviter le risque de faire naître un érysipèle, ce à quoi quelques personnes sont sujettes au contact de ce médicament.
Les seules contusions auxquelles . l'Arnica convienne moins sont celles qui atteignent des régions glandulaires, comme le sein chez la femme, et le périoste, comme celui du tibia dans les coups de pied. Conium, dans le premier cas, Ruta dans le dernier, sont alors des succédanés.
Les entorses passent pour être plus améliorées par Rhtis que par Arnica, et un certain nombre de cas, publiés dans le XXV* volume du British Journal of Ho^ mœopathy^ p. 662, justifient Topinion quant à son efficacité. On le dit convenir en particulier aux entorses des parties ligamenteuses, comme les tendons et les fascias, survenant chez des sujets robustes, et ayant ce caractère, spécial à Rhus, que la douleur est le plus ressentie au moment où on remue la partie pour la première fois, et devient moindre à mesure que le mouvement continue. Mais Arnica est un médicament capital pour les entorses aussi bien que pour les contusions, et lorsque la fibre musculaire est elle-même le siège de la lésion, il est supérieur à Rhus ou à tout antre médicament.
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Les brûlures et ëchaibdures (par Teau bouillante) nécessitent des traitements médicinaux différents, suivant
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leur intensité et les symptômes constitutionnels qui les accompagnent.
Les brûlures du premier degré, c'est-à-dire celles où il n'y a que de l'érythème, ou seulement un léger soulèvement de Tépiderme, se trouvent mieux de l'application locale de YUrticajurens, dans la proportion d'une partie de teinture pour vingt parties d'eau. Il ne faut pas enlever les compresses une fois en place, mais les tenir humides au moyen de lotions.
Pour celles du second degré, c'est-à-dire où la vésîcation est considérable, Can^Aam prend la place del'Urtica comme application externe. On peut employer à peu près les mêmes proportions de teinture pour le véhicule, ou un peu plus de ce dernier.
L'efficacité de ces deux médicaments est incontestable, et ils sont acceptés par nous tous. Mais nous ne possédons pas de médicament aussi accrédité pour les brûlures au troisième degré, où la peau est atteinte dans toute son épaisseur, et les tissus carbonisés. Kréosote et Causticum ont été jugés utiles, etpourmapart j'essaierais le premier avec quelque espoir de succès. Mais ici le traitement constitutionnel a plus d'importance que le traitement local, Teschare devant se séparer et, s'il en est besoin, pouvant recevoir les secours ordinaires de la chirurgie.
Le traitement constitutionnel dans les cas de brûlures ou d'échaudures dépend des symptômes présents. Dans les brûlures du premier et du second degré, c'est la douleur de la partie affectée qui est le plus ressentie, et Rhiùs à l'intérieur aidera les applications externes en les soulageant* Mais lorsqu'elles sont. étendues, et dans les brûlures au troisième degré, les symptômes généraux sont considérables. Pour le premier a choc, » des doses répétées de Camphre sont bienfaisantes. S'il survient de la fièvre, les médicaments recommandés pour la fièvre traumatique dans ses formes variées viennent à notre aide. Nous devons aussi nous tenir en garde contre l'af* fection duodénale, que le D*" Curling a démontré être si fréquente après les brûlures graves. J'ai déjà mentionné
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la valeur dans ce cas du Kati bichromicum. L'effet complet de la congélation est en dehors de la portée des médicaments. Mais je puis vous donner quelques conseils pour traiter les formes plus légères de cet accident.
Agariciùs^ à Tintérieur et à l'extérieur, est fort réputé dans le traitement de cette affection. S'il ne réussissait pas, Pulsatilla est un très bon médicament, en particulier lorsque la démangeaison est pire vers le soir ; et Rhus^ lorsque les engelures sont enflammées.
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Teste parle dans les termes les plus cotivaincus du soulagement rapide qu'apporte, dans les piqûres de moustiques, l'application extérieure et même l'administration interne du Ledum, à la 15® dilution. On peut adapter le même traitement aux piqûres des abeilles, guêpes et autres animaux venimeux. Pour les piqûres des serpents, l'emploi de V Arsenic sous la forme des pilules de Tanjore est suffisamment spécifique et même homœopathique pour nous. Mais je ne connais rien qui soit capable de remplacer l'ammoniaque et les stimulants dans ces cas.