TYPHUS
Je ne puis vous parler de cette maladie d'après mon expérience personnelle. Elle ne se voit jamais, je crois, à Brighton. En outre, ceux de nos confrères qui habitent les grandes villes qu'elle visite principalement ne nous ont pas fait part de leur expérience dans son traitement. La seule exception est le D^ Russell (si regretté en ceci comme sous beaucoup d'autres rapports) dont le volume de Clinical lectures en contient deux sur « la fièvre, » qui donnent la relation de trente cas traités à l'hôpital Homœopathique de Londres en 1864, et dont presque tous étaient de typhus. Bâhr, Trinks (1), Wùrmb et Caspar (2)
(1) On a typhus abdominalis. » British Joum» ofHom,^ XXIX,
(2) a Clinical Lectures, » Ifetd., XIL
ont étudié nos médicaments du tjphus d'une manière très approfondie; mais comme malheureusement ils confondent ensemble le typhus et la fièvre typhoïde, il est difficile d'utiliser leurs recommandations dans les fièvres de ce pays. Je me propose de donner ici la meilleure description du traitement des deux maladies, telles que no us sommes habitués aies observer, et ensuite à présenter les indications d'autres médicaments dans les états typhoïdes, suivant les errements de notre thérapeutique.
1. Si, placé au milieu d'une épidémie de typhus, vous avez Toccasion de voir un cas dès les premiers jours, je vous conseille fortement d'essayer ce que pourra faire Baptisia. L'exposé que je ferai relativement à son action dans la fièvre continue commune et dans la fièvre typhoïde paraît autoriser son application plus étendue à des états semblables ; et la première semaine du typhus est l'un d'eux.
2. Supposant que le Baptisia ne réponde pas à votre but, ou que vous commenciez le traitement aune période plus avancée, que ferez-vous? Vous aurez une des trois conditions présentes, qui détermineront conséquemment un traitement à part.
[a) Si la céphalalgie est un symptôme marqué ; si elle ne cède pas quand (environ le huitième jour) survient le délire ; s'il y a des signes de congestion cérébrale, Belladonna est un médicament d'une homœopathicité évidente et d'une puissance éprouvée ; Hyoscyamus peut à l'occasion le remplacer lorsque les symptômes cérébraux sont plus adynamiques, comme lorsque le vin soulage le mal de tête (typhomanie) ou le Stramonium lorsque le délire (D. Ferox) est si violent qu'il menace le malade d'épuisement ; Opium les remplacera dans les cas où survient de la torpeur, et les médicaments que je viens de nommer nous donnent un grand pouvoir sur la maladie.
Les D" Drysdale et Simmons ont enregistré quelques expériences qui nous portent à penser que VAgaricus peut à l'occasion jouer un rôle important dans le traitement de cette forme de typhus ; c'est lorsqu'il