‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 19 sur 189 · TYPHUS · texte numérisé non relu

TYPHUS

existe une ataxie générale, caractérisée par la grande agitation, les tressaillements et les tremblements, qu'ils le trouvent si bienfaisant (1).

(h) Dans une deuxième classe de cas les symptômes sont ceux d*une grande dépression nerveuse, avec une excitation fébrile faible et peu de signes d'intoxication du sang. Ici vous donnerez Phosphori acidum , que Wurmb, Bâhr, Jousset et Trinks s'accordent à recommander avec les observateurs de la vieille école. Un dcr gré plus prononcé de cette prostration nerveuse indique le Phosphorus plus actif, qui peut sauver la vie à la dernière extrémité.

(c) Troisièmement, les phénomènes de toxémie fébrile peuvent prédominer depuis le commencement. Le Muriatis acid, le Rhics et VArsenicum correspondent à cet état par rang d'intensité.

Je pense que telles sont les piincipales formes de typhus que vous pourrez avoir à traiter. S'il s'en présente des variétés exceptionnelles, examinez avec soin la liste des médicaments dont je viens de vous résumer les indications. Mais disons d'abord un mot des complications locales. Les affections pulmonaires du typhus réclament Phosphorm, qui peut aussi combattre le ramollissement typhique du cœur, lequel est une dégénérescence graisseuse aiguë. Ce médicament possède le même rapport avec les autres dégénérescences parenchymateuses qui ont lieu dans le typhus et la fièvre typhoïde, et qui sont pour une si grande part dans le danger de destruction inhérent à ces maladies (2). Les convulsions qui apparaissent dans le cours du typhus sont, je le suppose, invariablement urémiques et requièrent le traitement de cette affection. Si le sang peut être

(1) Voyez aussi un autre témoignage en faveur du même fait dans le Brit, Joum. of Hom,, XXXIÎI, 569.

(2) Ces altérations ne sont pas spécifiquement différentes des dégénérescences qui surviennent dans beaucoup d'empoisonnements, tels que ceux par le phosphore ^ etc. (Liebermeister, in Ziemssen Hand' huch der speciellen Pathologie und Thérapie,

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délivré de son « chargement dangereux, » il sera peutêtre sage de diriger votre traitement médical vers les reins, suivant le mode que je vous indiquerai lorsque nous traiterons des maladies de ces organes.

Je puis déjà dire ici que l'Arsenic que j'ai déjà indiqué comme un des principaux médicaments de Tétat typhoïde sera généralement celui de l'affection rénale. Un phénomène non moins sérieux est le gonflement inflammatoire des glandes salivaires et du tissu aréolaire du cou. Le D^ Russell en eut deux exemples dans Thôpital. L'un mourut, Belladonna ayant été donné en vain ; chez l'autre, le gonflement fut arrêté immédiatement par la première trituration de Biiodure de mercure.

Pouvons-nous hâter la défervescence du typhus? C'est là une question que doit trancher une observation ultérieure plus précise ; mais nous avons toute raison de croire que, sous une bonne direction générale, nos médicaments font beaucoup pour le rétablissement de nos malades. Des trente cas traités à l'hôpital Homœopathique de Londres en 1864, deux seulement succombèrent, un aux engorgements glandulaires que nous venons de citer, et le second à des convulsions. Aucun cas non compliqué ne fut perdu. Puisqu'une estimation très modérée du D*" Murchison porte la mortalité du typhus à 10 pour cent, c'est là un résultat satisfaisant.

J'arrive maintenant à la fièvre typhoïde, ou, comme notre nomenclature l'appelle mieux

FIÉVHS ENTÉRiaUfi.

Celle-ci est le « typhus abdominal » des auteurs allemands, la « dothiénentérite » de Bretonneau et Trousseau, la « fièvre typhoïde » de Louis et des autres auteurs français. Elle est définie « une fièvre continue, w caractérisée par la présence de taches rosées, principalement sur l'abdomen, et une tendance à la diarrhée, avec une lésion spéciale des intestins. Je veux la limiter par cette définition. Nécessairement, il arrivera avec la

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fièvre typhoïde comme avec d'autres maladies spécifiques, qu'il se trouve des cas légers ou avortés qui n'ont pas la plupart de ces caractères distinctifs. Mais si ceuxci se remarquent dans le cours d'une épidémie de la vraie maladie ou peuvent d'une manière quelconque être attribués à son infection, ce sont des exemples de fièvre entérique, et de rien autre chose. D'autre part, nous avons des cas sporadiques ou même épidémiques d'une fièvre continue qui, n'étant ni le typhus, ni la fièvre à rechutes (relapsing), ne se conforment pas au type entérique, et n'enmontrent pas les traits bien établis. Cette fièvre ne doit pas être considérée comme typhoïde dans notre évaluation de Tefficacité de notre traitement.

Je fais ces remarques eu égard à la valeur du Baptisia dans notre maladie actuelle. Mon ancien collègue dans la pratique, le D' Madden, me disait de compter sur Bryonia, suivi, si cela était nécessaire, de Rhus et Arsenicum, dans la fièvre continue que nous avions l'habitude de rencontrer à Brighton.

En 1862, nous fûmes conduits à essayer le Baptisia tinctoria nouvellement introduit dans cette maladie ; et lui le vétéran, pas moins que moi le novice, nous fûmes très impressionnés de la puissance qu'il nous manifesta. Différemment des médicaments nommés précédemment, il ne paraît pas seulement réprimer ou mitiger, mais couper réellement la maladie. Depuis cette époque j'ai employé ce médicament comme mon remède principal et fondamental pour chaque cas de cette nature que j'ai eu à soigner, et j'ai souvent exprimé ma satisfaction entière sur son efficacité ; je n'ai perdu qu'un malade ; et dans ce cas l'âge avancé fut pour beaucoup dans le résultat fatal.

J'ai toujours prétendu que cette fièvre continue était typhoïde. La diarrhée, la sensibilité et la distension de l'abdomen et la langue brune suivaient d'habitude la période « gastrique » antérieure lorsque nous la traitions parles médicaments ordinaires, et dans les cas négligés. J'avais appris de mes professeurs à ne reconnaître aucune autre fièvre endémique que la fibricula et la

typhoïde, et comme la maladie que je voyais n'était certainement pas la première, je conclus que c'était la Sjeconde.

Je ne pus donc faire autrement que de croire que Baptisia exerçait sur la fièvre entérique une action abortive autant que répressive, et je m'exprimai sur son compte en conséquence. Je ne fus pas ébranlé par les résultats négatifs obtenus par les B^* Yeldham et Edward Blake (1), ou par quelques cas de ma propre pratique qui échappèrent àTinfluence du médicament et suivirentleur cours entier. Lorsque je lus à votre Congrès d'York un mémoire « On the place and value of Baptisia in Typhoid Fever » renfermant toutes les opinions exprimées ci* dessus (2), ma croyance était confirmée par les témoignages d'hommes de valeur de diverses parties de TAngleterre, et qui naturellement la corroboraient.

Des observations ultérieures, cependant, ont fait entrer en moi la conviction qu'il existe une fièvre continue commune qui n'a pas le poison typhique pour cause et n'a pas les caractères distinctifs de la fièvre produite par ce miasme. Examinant à la lumière de cette pensée les preuves en faveur de Baptisia apportées et développées au Congrès, et aussi ma propre expérience et celle recueillie récemment par d'autres avec ce médicament, j'ai été incapable de résister à la conclusion que la fièvre que le Baptisia fait avorter n'est pas la véritable fièvre typhoïde. Quand la maladie réelle apparaît, soit sporadiquement, soit épidémiquement, elle parcourt ses périodes typiques en dépit de ce médicament ou d'autres. Quant à ce qui est de la puissance abortive, je dois abandonner toutes les prétentions que j'ai élevées jusqu'ici en faveur de ce médicament; je dois reconnaître la justesse de Tobjection du D"* Kidd et du D' Jousset, que la fièvre que j'avais coupée avec Baptisia n'était pas typhoïde mais gastrique.

(1) Brit. Joum. of Hom,, XXX, 746.

(2) Voy. Monthly Hom. Revietc, XVI, 658.

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Mais est-ce une raison pour abandonner Baplisia en tant que médicament de la fièvre entérique? Nullement. Les faits de sa pathogénésie que j'ai allégués dans mes leçons sur lui, montrent qu'il est le remède véritablement homœopathique de la première période de la fièvre typhoïde, avant que la lésion intestinale ne soit développée, et le témoignage favorable de beaucoup de praticiens (qui ne laissent nullement douter qu'ils parlent de la maladie pure) (1) prouve qu'à toute ses périodes le médicament peut être utile. Il sera peut-être encore plus précieux dans les cas présentant les « caractéristiques » spéciales du médicament, comme dans celui noté par le D' Bell, d'Augusta. « La malade ne peut dormir, parce qu'elle ne peut se tenir rassemblée ; elle a le sentiment que sa tête est dispersée, et elle se jette hors du lit pour en recueillir les morceaux. » La douleur de dos en étant couché signalée par la pathogénésie est encore une autre indication analogue; le D^ Chargé y ajoute la mollesse du pouls dans la première période et plus tard la fétidité. Jahr (2) donne « le désespoir de guérir et la certitude de mourir. » De plus, M. Harmar Smith nota (et ma propre expérience est la même) son effet calmant sur le cerveau, et le D^ Bayes son pouvoir détersif sur la membrane muqueuse alimentaire, permettant à l'estomac du fébricitant de recevoir, garder et digérer la nourriture.

Nous avons ainsi dans Baptisia, dans beaucoup de circonstances, sinon dans toutes, un médicament des plus utiles dans le traitement de la fièvre typhoïde; son administration de bonne heure est de plus à propos, en cela que (à moins que vous ne soyez au milieu d'une épidémie) vous pouvez à peine dire à ce moment si vous avez affaire à une fièvre entérique ou à une fièvre continue commune. Mais d'un bout à l'autre de la maladie je vous conseille de le donner comme le meilleur moyen de brider la température élevée qui est un si grand danger, et

(1) Voy. Monthy Hom. Review, XVI, 632-4.

(2) Voy. Bévue komœopathique belge, II, etc.

de ne le changer pour un autre que lorsque certaines manifestations spéciales de F empoisonnement typhoïde deviennent dominantes. Quelques-unes de ces dernières sont communes à elle et au typhus, comme les symptômes céréhrauxet pulmonaires, la prostration nerveuse et la toxémie ; et elles demandent le même traitement. Le trait spécial à la fièvre typhoïde, cependant, est le processus morhido qui affecte les glandes intestinales, et c'est sur leurs affections que nous devrons le plus souvent diriger nos remèdes.

Dans les circonstances ordinaires, modérer la fièvre est tout ce qu'il faut pour provoquer la résolution ou l'autre terminaison de la « dothiénentérite, » en même temps qu'avec Muriatis acid. ou Arsenicum on se rendra maître del'hyperémie intestinale et de la diarrhée qui en est la conséquence. Ces médicaments y parviendront, quelque graves que soient les symptômes. Mais lorsque le dépôt typhique contenu dans les plaques de Peyer cause des accidents pendant son élimination, quand Tulcération active est démontrée par le réveil des phénomènes fébriles, avec douleur et sensibité abdominale, et la langue vernie, ou lorsque l'ulcération des. plaques malades provoque des hémorrhagies, des médicaments plus directs paraissent indiqués. Je ne puis croire l'Arsenic parfaitement homœopathique à cet état, quoique des lésions intestinales semblables à celles de la fièvre typhoïde aient été souvent trouvées après les empoisonnements par l'Arsenic. Mais dans la maladie idiopathique les plaqués de Peyer et les glandes solitaires sont afl'ectécs concurremment avec d'autres parties du système formateur du sang, les glandes mésentériques et la rate, et non simplement irritées par sympathie avec la surface intestinale. Les deux médicaments dont je pense le mieux ici sont Mercurius et lodium.

En faveur du premier nous avons son action sur les glandes et sur les ulcérations, et aussi l'expérience des D" Petroz et von Tunzelmann avec le Sulfure noir, que j'ai citées dans ma Pharmacodynamique. Le D"^ Jousset

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place aussi Mercurius parmi les médicaments de la seconde période de la fièvre typhoïde, et le dit indiqué par la prédominance de l'affection abdominale. lodium a encore en sa faveur des témoignages plus forts. Dans un cas d'empoisonnement lent d'un [animal, conduit par le D^ Cogswell, on trouva à l'autopsie les aspects suivants : « La membrane muqueuse des intestins, à environ trois pieds de leur origine, était remarquablement vasculaire; des taches ovales, environ de la largeur d'une châtaigne,commencèrent alors à être aperçues de trois pouces en trois pouces, du côté opposé au mésentère; une tache semblable, à la jonction avec le côlon, avait une longueur de deux ou trois pouces, et s'étendait à sa terminaison inférieure à tout le circuit de l'intestin. Ces plaquesn'étaient pas injectées, et étaient composées de petites éminences agrégées, avec des points noirs à leur centre, séparées les unes des autres par des bandes celluleuses blanches. « Elles paraissaient consister en des glandes agminées tuméfiées comme celles que Von voit dans le commencement de la fièvre, » A cela nous devons ajouter son action non douteuse sur les glandes mésentériques. Il est à remarquer que Liebermeister, dans son essai sur la fièvre typhoïde publiée dans la Handbuch de Ziemssen, rend compte d'une large expérience, démontrant que l'administration de l'Iode et du Calomel (spécialement le dernier) réduit d'une manière notable la durée et la mortalité de la maladie. Survient-il une hémorrhagie intestinale Terebinthina a autant de réputation che:5 noua que dans la pratique ordinaire*

S'il survenait une péritonite sans perforation ses remèdes ordinaires, spécialement Mercurius corrosivus, suffiraient probablement. Mais si ce sérieux accident en est la cause, il est probable que la seule chance de salut de notre malade sera de paralyser ses intestins avec des doses massives d'opium suivant la méthode ordinaire.

Je dois actuellement, comme je vous l'ai promis, vous mettre sous les yeux l'expérience de nos thérapeutistes en général dans le traitement de ce qu'ils appellent

« typhus, » lequel comprend à la fois la fièvre ainsi nommée et la fièvre typhoïde. En citant le D' Jousset, cependant, vous devez comprendre que nous n'avons en vue que cette dernière.

Fleishmann, qui aimait les médicaments donnés seuls, traitait tous ses cas de fièvre avec Arsenicum (1), et avec de beaux succès. Les D" Wurmb et Caspar donnaient Phosphori acidum ou Carbo vegetabilis suivant l'intensité des symptômes, dans la forme torpide ; et Rhus et Arsenicum, proportionnellement au plus ou moins d'éréthisme de l'état. Bâhr considère comme médicaments réels de l'état typhoïde, correspondant à toutes les phases de la maladie, Bryonia, Rhus, Arsenicum, Phosphorus, acidum Phosphoricum et Muriaticum. » Jahr donne la même liste de « remèdes antityphoïdes essentiels, » en omettant l'acide muriatique. Trinks a plus ou moins à dire en faveur des acides Phosphorique et Muriatique, Belladonna, Bryonia, Phosphorus, Stramonium, Rhus et Arsenicum, avec un mot sur l'emploi à l'occasion d'Aconit, Camphore, Hellébore, Kreosote, Laurocerasus, Mercurius. Tartre émétique et Valeriana. Russell place Belladona, Bryonia, Rhus et Arsenicum en tête de ses remèdes ; et Jousset, les acides Phosphorique et Muriatique, l'Arsenic et la Belladone.

On voit ici un accord si général, que nous ne pouvons que mettre toute notre confiance dans les indications données sur ces médicaments.

Bryonia prend la place que j'ai assignée à Baptisia; Trinks lui attribuant même une puissance abortive. C'est le remède à donner d'un bout à l'autre dans les cas ordinaires d'un caractère modérément grave (Bahr\ dans la période d'érétisme (Trinks et Jahr), dans les complications rhumatismales et (celles-là légères) bronchiques (Trinks). .

On dit Rhus indiqué par un caractère plus intense de la

(1) Voy. les rapports de son hôpital dans le British Journal of Homœopathy^ voU III-V.

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maladie ; « Par des efforts intenses de réaction avec insuffisance du pouvoir réactionnel, et une irritabilité excessive du système nerveux» (Bâhr). C'est le premier médicament auquel on doit penser dans la période intestinale du «typhus abdominal» (Jahr, Russell et Bayes) (1), et dans le « typhus cérébral » avec stupeur et somnolence (Trinks). L'éréthysme adynamique, pas assez grave pour nécessiter Tarsenic, Tindique (Wurmb et Caspar).

Arsenicum succède à Rhus si les symptômes généraux augmentent. C'est la place qui lui est assignée par tous les observateurs, et leurs témoignages en faveur de sa valeur ici sont chauds et unanimes. Trinks le reconmiande aussi lorsque des hémorrhagies sous-cutanées et intestinales surviennent dans le cours du « typhus putridus. »

Belladonnaest plutôt dédaignée parBâhr, et par Wurmb et Caspar. Mais Trinks, Jahr, Russell et Hempel en font beaucoup de cas dans les périodes actives du « typhus cérébral. » Les premiers nommés la recommandent aussi dans la bronchite qui complique de bonne heure les fièvres, spécialement chez les enfants. Bâhr admet aussi cette dernière indication.

On admet généralement que Vaçtde Phos^hortque est le principal remède des formes lactescentes du typhus (la variété «muqueuse» de Trousseau). Jousset voit en lui un antityphique d'une grande importance.

Ij acide Muriatique lui est supérieur dans cette forme s'il se montre des symptômes « putrides » (Bâhr) ; « le malade est si. faible qu'il se laisse descendre comme une masse vers les pieds de son lit» (Jahr). Trinks le croit plus applicable à de certains états éréthistiques trop graves pour Bryonia, trop sthéniques pour Rhus, et pas assez cérébraux pour Belladonna.

Phospkorus est à Tacide Phosphoriquece que J'Arsenic est à Rhus ; il le remplace dans les cas ou les périodes plus graves (Trinks). Wurmb et Caspar donnent ce rôle

(1) Monthly Hom. Review, XVI, 727.

HuOHES. — Thérap. homœop. I

au Carbo vegetabilis. Phosphorus est aussi le grand remède du « pneumo -typhus » (Bâhr).

Les remèdes de moindre importance doivent être examinés plus brièvement. Aconit n'a, en général, aucun rang parmi les médicaments antityphoïdes; mais Trinks, Jousset et Kafka le croient utile dans les trois ou quatre premiers jours de la fièvre. Calcarea est dit utile intercurremment par GouUon et Jahr dans le « typhus exanthématique, » lorsque le rash ne sort pas convenablement. Cam:phor, selon Trinks, relève le malade d'un affaissement menaçant lorsqu'il est froid, Moschus lui étant préférable s'il y a au contraire chaleur. Hellébore a été curatif entre les mains du même médecin dans le «typhus nervosus stupidus» pleinement développé, et Kreosote lorsqu'il y a des hémorrhagies passives abondantes.

Il recommande Laurocerasus lorsque surviennent des convulsions cloniques des membres, et Mercurius pour dissiper l'état « bilieux » s'il existe. Tartar. Emette, combat la lésion bronchique spéciale dans le typhus comme ailleurs (Trinks et Russell) ; Stramonium est précieux lorsqu'il y a un fort délire (Trinks et Jahr), et Valeriana a réussi même dans les cas où celui-là a échoué. (Voir un cas dans le Philadelphla Journal of homœopathy , II, 715.)

Quant à la dose de ces médicaments, les noms des divers observateurs suggéreront soit les hautes, soit les basses dilutions. Cependant, l'accord existant entre les auteurs comme Jahr (qui donne toujours les 30°^) et AYurmb et Caspar (qui se servent des 15®»), et les autres sur la valeur des principaux médicaments, indique que la dose a ici moins d'importance que le choix. Quant au Baptisia, il est donné par tous ses partisans à la teinture, mère ou à la première dilution décimale .

La seule question qui reste à examiner est celle du succès comparé du traitement homœopathique dans la fièvre typhoïde. Liebermeister a établi que, dansThôpital de Baie, la mortalité avec le traitement ordinaire, — in-

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différent, expectant ou symptomatique, — était de 27 pour 100, mais que par le traitement antipyrétique systématique, consistant principalement en bains froids, elle a été réduite à 8 pour 100. Il reste à prouver si nous pouvons faire mieux que cela; mais nos statistiques sont décidément plus heureuses que celles fournies avaiit que l'eau froide n'ait été mise en avant.

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