‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 183 sur 189 · LETTRE XLVII · texte numérisé non relu

LETTRE XLVII

Les affection des organes respiratoires constituent un groupe des plus importants des maladies de Tenfance. Elles comprennent la laryngite striduleuse, la coqueluche, le croup et la broncho-pneumonie. Outre ces affections, je dirai quelques mots sur le traitement de quelques autres des organes respiratoires lorsqu'elles surviennent chez les enfants.

Je ne mentionne le coryza chez ces sujets que pour dire que si Nux vomica manque de soulager Fétat « d*enchifrènement » des narines, qui s'oppose si sérieusement à Faction de téter, Samhucus réussira souvent.

J'arrive de suite à la

LARYNaiTE STRIDULEUSE:.

Je n*ai pas besoin de vous dire que cette affection, « l'Asthme de Miller » des anciens nosologistes, a été confondue souvent avec le croup. C'est une pure névirose, mais on a fait remarquer depuis longtemps combien elle dépendait souvent d'affections scrofuleuses des canaux bronchiques, et actuellement nous apprenons à la regarder comme un symptôme très commun du rachitisme. Dans le premier cas, c'est une paralysie de la glotte causée parla compression des nerfs récurrents; il existe un sifflement constant, et Tinspiratipn est souvent empêchée d'une manière très sérieuse. Dans le derier cas, c'est un spasme.

HuOHES. — Thérap. homosop. 36

L'inspiration est assez facile, et la difficulté gît dans l'expiration. On peut lire, dans le neuvième volume des Transactions of the New York State Homœopathic Society, un excellent mémoire sur les caractères et les remèdes de ces deux formes de la maladie, par le docteur Searle; et des expériences ultérieures avec le Chlore^ recommandé par lui et le D^ Dunham dans la variété spasmodique, sont relatées dans le « Homœopathy, the science of therapeutics » de ce dernier. Samhticus est aussi très estimé ici, et CoralUum rubrum, si vanté par Teste dans son traitement, peut, par sa nature calcaire, convenir autant à Tétat diathésique existant qu'au spasme laryngé. Pour la variété paralytique, Ignaiia paraît être le médicament le plus homœopathique à l'accès. Mais si on peut découvrir la cause, on doit donner des médicaments à action plus profonde. Le principal parmi ceuxci est l'Iode, avec lequel le D"^ Dunham a obtenu une guérison et Bâhr cinq.

Ma propre expérience m'a porté à croire que Talfaction de Moschics est le meilleur moyen de soulagement durant l'accès ; mais s'il reparaît souvent, accompagné de contractions carpo-pédales, Belladonna doit être administré lorsqu'il y a de l'excitation artérielle et de la congestion cérébrale, Cuprum lorsque ces symptômes n'ont pas lieu. Tout excitant local évident doit être éloigné par des moyens convenables, mais je pense que cela existe rarement. J'ai trouvé les affusions froides sur la poitrine recommandées par le D»" Ringer, d'utiles adjuvants.

COaUSLiUCHB.

Je commencerai par vous esquisser le traitement de cette affection qui m'a paru amplement satisfaisant dans la majorité des cas; et je vous donnerai alors les suggestions et les résultats des autres et l'indication des médicaments les plus appropriés pour ses complications. Je regarde, avec Trousseau, la coqueluche comme un catarrhe pulmonaire spécial, le spasme étant la différence,

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