COQUELUCHE
mais le catarrhe n'étant pas moins de son essence. En conséquence, je commence le traitement avec Aconit et Jpecacuanha alternés. Quelquefois il n'y a pas besoin d'autres médicaments. Mais si la période spasmodique est bien marquée, on fera mieux de les remplacer par JOrosera, Qu'il soit donné selon la manière de Hahnemann, une seule dose à laisser agir pendant plusieurs jours, ou selon celle du D' Bayes, qui administre une dose fractionnée de la teinture mère après chaque accès de toux, ou suivant la voie actuelle, ce médicament est d'une efficacité non douteuse. Lorsque le spasme a tout à fait disparu, on peut discontinuer le médicament; si le malade reprenait froid durant la convalescence et que la toux reparût, on lui donnerait encore Aconit et Ipécacuanha comme la première fois. En suivant cette marche, j'ai rarement vu une coqueluche non compliquée, durer, dans ses manifestations prolongées, plus d'un mois. Passons actuellement en revue les autres auteurs. Hartmann donne les indications de nombreux médicaments, mais elles paraissent surtout théoriques. Le traitement de Teste est singulier. Il débute par Corallium rubrum 30°, que le malade prend pendant quatre ou cinq jours et le fait suivre par Chelidonium 6®, jusqu'à ce que la toux soit devenue simplement catarrhale, et alors Pulsatilla vient achever la guérison. Une fois je traitai toute une famille d'enfants de cette manière, et ils eurent certainement tous la maladie à un degré très faible. Corallium a été recommandé dans la coqueluche par plusieurs médecins. Bâhr considère Belladorma comme le médicament de la période catarrhale, et Cuprum metallicum (3® dil.) comme celui de la période spasmodique; et Jousset fait un usage considérable de Cïna et du Coccus cacti dans cette dernière. Un Mémoire publié dans le premier volume à^^y United States médical and surgical Journal donne les indications de ces médicaments et de plusieurs autres, et il existe un article sur le traitement de cette maladie, par le D"^ Black, dans le quatorzième volume du British Journal of Somoeo^athy .
Les complications de la coqueluche surviennent soit da côté des poumons, soit de celui du cerreau. L'attaque s'établit souvent avec des symptômes aigus de congestion pulmonaire, et ceux-ci cèdent rapidement à Aconit et à Phosphorus. J'aurais recours aux mêmes médicaments dans le cas où, dans le cours de la maladie, il surviendrait une bronchite ou une broncho-pneumonie, quoique, ici comme ailleurs, Jousset compte plus sur Ipécacuanha et Brjonia. La pneumonie primitive est rare ; mais c'est ici, si ce n'est jamais, que le Chelidonium de Teste doit rendre des services. Les convulsions sont une affaire très sérieuse. Lorsqu'elles sont accompagnées de symptômes de congestion cérébrale, le cerveau ne se remettant jamais, à proprement parler, dans les intervalles entre les accès. Opium doit être donné alternativement avec le médicament que l'on administre pour le spasme ; ou, chez les enfants sanguins, Belladonna peut être donné seul. Mais si les convulsions paraissent être justement une extension du spasme essentiel, et que les symptômes se rapprochent de ceux de la laryngite striduleuse, Hydrocyani acidum ou Cuprum (Jousset dit que le second lui a toujours réussi) est le médicament à donner. Mais les convulsions sont plus aisément prévenues que guéries, et leur meilleur prophylactique est le médicament qui sera le plus efâcace pour diminuer la violence et la fréquence de la toux spasmodique.