‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 186 sur 189 · CROUP · texte numérisé non relu

CROUP

des divers médicaments du croup dans le volume V du British Journal of Homœopathy ^ un article détaillé sur la maladie par le D' Elb, de Dresde, dans le volume X, et des cas relatés par le D' Henderson dans le volume VIII.

Vous verrez d'après toutes ces sources de renseignements (auxquelles je puis ajouter une des leçons du D"^ Haie, Lectures on Diseuses of the Chest) que deux médicaments principaux du croup sont Aconit et Spongia. Dans ce que Ton a appelé le «croup catarrhal, » vous pouvez conseiller de faire prendre ces deux médicaments alternés toutes les heures ou deux, et être à peu près certain de trouver votre malade amélioré à votre première visite. Il est probable que plus d'un cas de vrai croup a été arrêté à son début par ce traitement. Mais quelque soudaine qu'ait été l'apparition des symptômes, quelque évidente que soit l'existence de Texsudat pseudomembraneux, quelque tard que soit commencé le traitement homœopathique, ne négligez pas votre Aconit. Restez auprès de votre malade si c'est possible, et donnezlui une dose de quart d'heure en quart d'heure jusqu'à ce que les symptômes commencent à s'amender. Laissez alors votre médicament agir un certain temps, et à votre prochaine visite vous jugerez s'il est en train d'amener la cure à lui seul, ou s'il faut le remplacer par quelque autre médicament à action plus locale.

Dans le véritable croup pseudo-membraneux, les médicaments entre lesquels se repose votre choix sont lodium, Bromum, et Kali btchromicum. Je ne désapprécie pas le grand service rendu par Hahnemann à la thérapeutique en indiquant Spongia comme le médicament principal du croup lorsque je donne la préférence à l'iode lui-même, qui est un de ses constituants les plus importants. C'est aux D'** Hoch et Elb que nous devons l'affirmation de la valeur de l'Iode dans le croup. De plus, sa volatilité permet d'ajouter son inhalation à son administration interne, pratique qui a été maintes fois suivie avec avantage. Le Brome, dont l'action est très semblable, a été souvent employé avec succès, comme vous le verrez par les cita-

tions que j'ai faites dans ma leçon sur ce médicament. Il convient probablement mieux aux formes asthéniques de ]a maladie, telle qu'elle se montre dans le voisinag-e des localités malsaines. Kali bichromicum, de tous les médicaments le plus homœopathique au croup, Ta guéri fréquemment. Vous éprouverez la plus grande satisfaction en parcourant les relations de cas contenues dans l'appendix du D' Drysdale à son tableau du médicament dans la ffahnemann materia medica^ et celles du D^ Paul Belcher dans le cinquième volume du North American Journal of Homœopathy, et aussi celles dti D' Wright dans le quatorzième volume du même journal. Je ne l'ai jamais employé ; mais c'est un médicament dans lequel j'ai la plus grande confiance dans tous les états morbides auxquels correspond sa pathogénésie, et dans lesquels j'ai vérifié son pouvoir.

Quel que soit le médicament que vous choisissiez, je vous recommande de l'alterner avec l'Aconit. Le croup est une névro-phlogose, et on a autant besoin de soulager les accès spasmodiques que l'inflammation continue.

Lorsque la portion active de la maladie a cédé, vous trouverez Spongia ou Hepar sulfuris utiles pour rétablir. ]a membrane muqueuse laryngienne à son état normal : le premier lorsque la toux est dure et sèche, le dernier lorsqu'elle est grosse et enrouée.

Je ne dois pas quitter le sujet du croup sans citer le plan exceptionnel de traitement conseillé et chaudement recommandé par M. Teste : « Ipëcacuanha eiBryonia, » écrit-il « (mais donnés concurremment, car chacun d'eux isolé serait inei-te), sont dans tous les cas, quelle que soit la forme de l'attaque ou l'intensité de la maladie, les grands modificateurs de Tangine croupale. » Il recommande les dilutions de la 6® à la 12'^, et une répétition fréquente des doses. Ceci était dit longtemps avant que le D*" Curie ait démontré par des expériences le pouvoir que Bryonia possède de produire des fausses membranes dans les voies aériennes. Comme Ipécacuanha correspond incontestablement à l'élément nerveux du croup, la près-

sâcMi^—i — 1»^— — "''■■! Ti '" "i"'"""' I

cription repose sur des bases saines ; et il ne manque pas de témoignages de son efficacité. Ses mérites comparés demandent des expériences ultérieures pour décider en sa faveur.

Vous voyez que j'ai parlé du croup comme maladie primitive et distincte, se tenant tout à fait à part de la diphthérie laryngée. En cela je suis d'accord avec Bâhr, qui suit la doctrine Allemande, mais je diffère d'opinion avec Jousset, qui suit l'exemple des pathologistes Français en soutenant que le croup et la diphthérie sontideii;tiques. Le traitement de Bâhr est à beaucoup près le même que celui que j'ai tracé plus haut ; mais (de même que Jahr), il recommande Phosphorus lorsque les progrès de Texsudat ont fait survenir des symptômes d'asphyxie.

J'ai à vous entretenir actuellement de la bronchite et de la pneumonie telles qu'elles se montrent chez les enfants : on le^ rencontre plus souvent réunies qu'isolées, et la maladie mixte peut bien s'appeler

Au point dé vue pratique, ceci est l'équivalent de la « bronchite capillaire, » et de la « pneumonie lobulaire » des auteurs, car l'une survient rarement sans que l'autre la précède ou la suive. Permettez-moi de répéter ce que j'ai dit sur la bronchite des enfants, dans le mémoire sur cette maladie auquel je vous ai renvoyé.

« Le caractère de la bronchite, telle que je l'ai observée chez les enfants, est l'extrême rapidité avec laquelle l'inflammation envahit la membrane muqueuse, et, en gagnant les cellules ultimes des poumons, devient une véritable pneumonie. J'estime que la broncho-pneumonie est très rare, excepté chez ces sujets, plus rare que la pleuro-pneumonie, et encore plus que la pneumonie simple, et elle est accompagnée d'un double danger, l'obstruction des voies aériennes se trouvant surajoutée à la lésion du poumon lui-même. Lorsque la mort s'ensuit, elle est le résultat de l'apnée, avec ses lèvres bleues, son aspect livide et ses extrémités froides. J'ai très ra-

644 MALADIES DBS ENFAITTS.

renient vu de cas atteindre ce degré sous le traitement homœopathique, et je n'en ai vu qu'un seul arrivé là se rétablir.

« Aconit est aussi précieux dans la bronchite de« enfants que dans celle des adultes, s'il est donné d^assez bonne heure. Il coupera le catarrhe, et ne laissera subsister qu'une toux facile, qui sera soulagée par Tpécacuanha si elle est spasmodique, par PuUatilla si elle est d'un autre caractère. Mais très souvent nous sommes appelés trop tard pour que ce traitement abortif soit suivi de succès. La dyspnée, la crépitation et la matité a la percussion nous disent que nous avons à combattre une broncho-pneumonie. Actuellement je n'affirme pas que l'Aconit ne fera pas de bien ici. Je dis seulement qu'on ne peut compter sur lui pour guérir, quelque soulagement il apporte à la souffrance générale. Pour ma part, je l'abandonne en général tout à fait en favenr du grand médicament po.ur cette forme de la maladie, Phosphorus, »

Je suis disposé d'après mon expérience récente, à modifier la recommandation faite - dans ce dernier paragraphe, c'est-à-dire l'interruption de l'Aconit en commençant l'administration de Phosphorus. J'incline à penser que l'action du premier sur les nerfs vaso-moteurs aide le second à modifier l'irritation de tissu, et que sans lui Phosphorus est même capable de causer de l'aggravation; [mais je continue à compter sur ce dernier médicament comme le principal curatif.

Que devons-nous faire lorsque, dans ce cas, le malade est menacé d'asphyxie? Surtout, je pense, nous assurer si elle est causée par l'intensité de l'inflammation, ou par l'abondance du mucus de résolution, ou par une « paralysie menaçante des poumons. » Dans la première alternative, nous devons aller de l'avant avec notre Aconit et notre Phosphore. Dans les seconde et troisième, nos alliés les plus puissants doivent être Tartarus emeticus eiSolanine^ qui sont recommandés dans la bronchite capillaire des gens âgés.

Plusieurs auteurs citent Belladorma comme précieuse dans la pneumonie des enfants ; et dans la classe de cas décrite par le D' Hillier, « d'ans lesquels les symptômes cérébraux dominent tellement qu'ils masquent les symptômes pulmonaires, et souvent déroutent le médecin, » elle serait tout à fait en situation. Mais c'est dans la «pneumonie lobaire » primitive que cette complication se montre. Dans son absence, Phosphorus est le médicament qu'il faut donner ; je ne suis pas sûr qu'ici T Aconit l'aide ou non. Mais pour la pneumonie lobulaire et lobaire cbez les. enfants, notre devoir est d'examiner les titres du Chelidonium. C'est encore un médicament recommandé, apparemment d'une façon arbitraire, par Teste, mais que l'expérimentation a ensuite démontré avoir une relatio-n pathologique véritable avec la maladie en question. Je vous renvoie à la patbogénésie de Chelidonium, du D*" Buchmann (1) et en particulier à ses remarques et observations sur son emploi dans la pneumonie à la page 64 du volume XXV.

Les cas cités confirment la recommandation de ce médicament faite par Teste, et même sa valeur spéciale lorsque c'est le côté droit qui est affecté. Son mode d'administration ne fut cependant pas suivi ; il consistait à donner une dose de la 6* ou de la 12* dilution tous les quarts d'heure jusqu'à quatre ou six doses. « Cela fait, » dit-il, « nous observerons dans l'immense majorité des cas une rémission marquée, quelquefois étonnante, de tous les symptômes, aussi bien locaux que généraux. » Après ce médicament, on peut en donner d'autres. Le D^ Pulte, dans l'édition Américaine, ajoute en note que ce traitement a été trouvé très efficace en abrégeant considérablement l'attaque, et que l'administration du Chelidonium de cette manière est suivi en général des évacuations verdâtres caractéristiques des affections du foie.

J'ai étudié les systèmes chylifère et lymphatique comme

(1) Voy. Brit. Jowm» of Homœopathy, toI. XXIII et XXV,

faisant partie des organes circulatoires ; c'est donc ici le moment d'étudier les affections des glandes lymphatiques et lactées si communes chez les enfants. Je le ferai sous les titres d'Adénite scrofuleuse et de Tabès mesenterica,

ADÉNITB SCBOFXJXiSUSS:.

Les médicaments porteurs des recommandations les plus fortes dans le traitement des ganglions lymphatiques hypertrophiés sont Sulfur, Calcarea et Silicea d une part: Rhus, Dulcamara , Mercurius , Baryta et Conium - de Tautre. Les trois premiers sont considérés comme les plus appropriés lorsque la diathèse scrofuleuse est bien marquée ; les seconds lorsque ce que l'on demande principalement à un médicament est une affinité locale pour les glandes. Rhus est très recommandé par Hartmann lorsqu'une glande enflammée est dure comme une pierre. Il voudrait que l'on en donne une dose d'une dilution élevée et qu'on la laisse agir quelque temps. Teste vante Rhus comme le premier des médicaments dans tous les cas de glandes scrofuleuses, et en donne des doses répétées de la deuxième puissance. Il le fait suivre de Mercurius et Sulfur, en disant que ce dernier médicament, donné en premier au lieu de l'être après les autres, ne conduira qu'à une guérison incomplète. Pour Hartmann, c'est Dulcamara qui est le médicament lorsque l'humidité, et Conium lorsqu'une contusion sont les causes déterminantes, conditions, je dois ajouter, auxquelles on peut rarement attribuer la maladie . Il suggère aussi, d'après des vues théoriques, Cistus Canadensis (1). Jousset vante Conium et Bâhr Baryta, que Jahr exalte aussi lorsqu'il y a induration.

J'ai fait l'essai assez complet de la plupart de ces médicaments, mais je n'ai éprouvé que peu de satisfaction

(1) A rhôpital Leopoldstadt, de Vienne, Clematis paraît être le médicament en faveur pour les glandes lymphatiques hypertrophiées.

TABES MëSENTÉRIQUE. 647

de tous sans exception. Je suis de Tavis de mes confrères :de la vieille école, en regardant Tlode et ses composés : comme les médicaments les plus importants dans les ma- : ladies des glandes absorbantes.

Je me suis déjà quelque peu étendu sur leur action spécifique sur elles. L'Iode lui-même, Tiodure et spécialement le biiodure de Mercure, Tiodure de Potassium (avec lequel j'ai vu mon ami le D' Belcher obtenir de très bons résultats à notre dispensaire), et les iodures de Barium et de Calcium, tous sont précieux dans le traitement de Tadénite scrofuleuse. Quant aux moyens externes ici, j'estime que nous ne devons nous en servir que pour obtenir avec une plus grande rapidité les effets spécifiques des médicaments. Nous ne saurions avoir aur cune sympathie pour l'usage externe de l'Iode comme vésicant.

TABBS MÉSSITTÉRiaUS.

Le Tahes mésentèrique (carreau) n'est autre chose que l'affection scrofuleuse des glandes du mésentère, et les symptômes généraux qu'il provoque sont dus aux troubles apportés dans le rôle important qu'elles jouent dans la nutrition. Il n'y a donc aucune raison pour que nous nous désaisissions de notre Iode dans le traitement de cette maladie ; et il est vrai de dire qu'avec ce médicament j'ai accompli quelques-unes des plus belles cures que j'aie jamais vues dans la pratique médicale. L'ensemble des symptômes Tindique d'une façon à ne pas s'y tromper : amaigrissement, fièvre hectique indiquée spécialement par des sueurs nocturnes, appétit alternativement vorace et absent, toux laryngée sèche, et diarrhée. Lorsque cette dernière est intense, Arsenïcum (pas plus haut je pense que la 3° déc.) rend des services momentanés considérables ; mais il n'étend pa^s son pouvoir curatif à la maladie tout entière.

Il n'est que juste, cependant, de dire que l'Iode ne tient aucunement la première place dans les recommandations des autres auteurs pour la maladie mésentèrique; Cal-

carea est pour la plupart le médicament favori : il y a a n e obseryation de guérison par lui dans le septième voluaae du Monthly ffomœopathic Review^ p. 24. Le D"" Kict ci conseille Mercurius corrosivus lorsqu'il y a inflammation évidente des glandes, avant le développement du car-— reau, et j'ai saisi ses indications avec un bénéfice décisif- La prescription de Teste est une de ses singularités les plus curieuses, savoir : Salsaparilla 18, Aloës 6, et Col— chicum 12 successivement, chacun une semaine ou plus, trois ou quatre doses par jour. Avec cette médication il affirme avoir obtenu il y a plusieurs années, les résultats les plus surprenants.

La seule difficulté urinaire que Ton ait avec les en* fants est V

INCONTINKNCB NOCTURNE D'UKINE

qui est souvent une affection très rebelle. Toutes les fois que vous pourrez la rapporter à la présence des vers, vous donnerez Cina ou Santonine avec bon espoir de succès. De plus, lorsque l'urine est très colorée et d'odeur forte, Benzoxs acidv/m rendra cette dernière normale et l'empêchera de s'échapper. Mais dans les cas nombreux qui ne présentent aucune de ces indications, vous aurez à choisir entre un grand nombre de médicaments, et, ici comme ailleurs, la multitude de remèdes signifie peu de succès, si même on en obtient. Belladonna, à doses ordinaires, n'a pas été efficace dans mes mains, cl les meilleurs résultats que j'aie obtenus jusqu'ici l'ont été avec Causticunij qui est entièrement homœopatique. Depuis que cependant j'ai lu les recommandations de Jahr, de commencer le traitement de chaque cas avec Sulfur 30 , je l'ai souvent fait avec succès. Il conseille, s'il ne g"uérit pas, Sepia, Belladonna et Pulsatilla chez les petites filles, Causticum chez les jeunes garçons; Calcarea, si les enfants sont petits et gras. Jousset a aussi obtenu de bons résultats avec Pulsatilla mentionné ici; il le pense indiqué lorsque, pendant le jour, il y a du ténesme vésical et des désirs d'uriner subits et irrésistibles.

NOMA PUDENDI. 649

Verbascum et Equisetum hyemale sont deux nouveaux médicaments qui nous sont arrivés récemment d'Amérique, avec de fortes recommandations pour le traitement de l'incontinence nocturne d'urine. Si vous êtes obligé de chercher plus loin un remède, je puis vous renvoyer à une collection de cas de la maladie, tirée de plusieurs sources et contenue dans le IIP volume du North American Journal of Homœopathy ^ et à deux cas démontrant les vertus du Plantago major, dans leBritish Journal of Homœopathy ^ volume XXV, p. 319, et de Thuya, dans le même journal, volume XXVI, p. 491.

On doit penser aussi à Gelseminum, et la coïncidence fréquente de ce trouble avec un sommeil trop pesant, suggère Tutilité possible de TOpium,

Dans la strangurie, qui n'est pas rare, sous une forme légère, chez les enfants, comme à la suite de l'exposition au froid ou à J'humidité, Aconit ou Dulcamara rendent service. Mais à moins que Tune ou l'autre de ces causes ne puisse être découverte, vous ferez mieux de prescrire Belladonna, Lorsque les troubles urinaires, chez les enfants, viennent de ce qu'ils rendent beaucoup de sable rouge avec l'urine, Lyco'podium est spécifique.

Les organes génitaux des enfants mâles sont rarement le siège de maladies, ou quand cela a lieu, elles sont plutôt chirurgicales que médicales. La petite fille cependant est quelquefois sujette à une sorte de leucorrhée qui trouble beaucoup l'esprit de la mère, ce qui est bien naturel. On la guérit promptement à l'aide de Calcarea et des soins de propreté, ou si elle est causée par des ascarides, par le traitement approprié à ceux-ci. Une maladie plus importante chez ces sujets est le

KÛMA Ptn>BNDI.

Cette affection parait être analogue précisément au cancrum oris, et ici le doute ne peut subsister pour le choix à faire entre Mercurius et Arsenicum^ l'affinité

HuQHES. — Thérap. homœop. 37

locale de ce dernier médicament étant tellement plus grande.

Parlons actuellement des affections cutanées de Tenfance, plusieurs d* entre elles étant très caractéristiques à cotte époque de la vie.

INTERTRIGO .

Outre les soins locaux d'une utilité évidente, les médicaments homœopathiques soulagent souvent beaucoup cette afiection ; Chamomilla convient dans les cas simples ; Lycopodtunij dans les cas où réchauffement reparaît constamment et semble constitutionnel ; MercuriiiSy lorsque les parties affectées sont rudes et très douloureuses. L'impétigo (ou dirons-nous l'eczéma) a deux variétés locales très communes chez les enfants : la croûte de lait et le porrigo capitis.

La croûte de lait est un impétigo de la face. J'ai toute raison pour me contenter de Viola tricolor, recommandée par Hartmann pour cette affection. Mais dans les cas rebelles, vous pouvez vous rappeler avantageusement Ja recommandation de Sepia faite par Teste.

PORRIGO CAFinS.

Le porrigo capitis (la tête couverte d'écaillés) est beaucoup plus difficile à guérir. Calcarea muriatica^ à la première dilution, est mon médicament favori ; mais on peut intercaler Sut fur, Silicea convient lorsqu'il y a une suppuration abondante, et Viola tricolor quand le prurit est violent. Je crois qu'il est important aussi de ne pas enlever les croûtes jusqu'à ce qu'il y ait des raisons de penser que la tendance de la maladie à reparaître est terminée.

Une^éruption papuleuse propre aux enfants est le «red gum ».

Page 1