RAMOLLISSEMENT CÉRÉBRAL
processus morbide est appelé une inflammation de la substance cérébrale, quoique celle-ci ne tende pas, comme dans la vraie cérébrite, à la suppuration. S'il n'est pas inflammatoire, il paraît analogue, pour nous servir encore une fois de Texemple du foie, àTatrophie aiguë de ce dernier organe ; et, comme cette dernière affection, il trouve ses caractères correspondants en pathogénésie- parmi les effets de Phospkorus. J'ai montré, en parlant de ce médicament, qu'il est vraiment homœopathique au ramollissement cérébral, et le crédit qu'il reçoit actuellement dans son traitement entre les mains des praticiens de la vieille école, doit être rapporté à son opération dynamique bien plus qu'à son pouvoir nutritif sur ]a substance nerveuse. Jahr parle chaudement de son pouvoir sur la maladie ; et, d'après la description qu'il donne des symptômes, il est évident qu'il en a traité des cas véritables. Il emploie toujours la 30* dilution.
Le ramollissement dépendant d'une nutrition insufflsante est différent, au point de vue pathologique, de la forme primitive ; mais il peut encore trouver dans Phosphorus un médicament utile. C'est une dégénérescence graisseuse, et le pouvoir du médicament de déterminer ce processus morbide dans presque tous les tissus du corps est maintenant uu fait accompli. Quand, en outre, l'obstruction empêchant la distribution du sang vient de la thrombose artérielle, se formant elle-même sur un athérome antérieur (1), le médicament convient aussi bien à la cause qu'à l'effet. Lorsque l'obstruction vient d'une embolie, il ne pourrait nécessairement pas y exercer la même influence ; mais rien ne peut empêcher qu'il
(1) a Dans le cas d'un gentleman, âgé de 60 ans, ayant le cerveau affaibli et une bronchite,cIépendant d'une dégénérescence graisseuse, j'ai vu, après cinq ans d'un usage prolongé et patient de l'Arsenic, de la Digitale et du Phosphorus, une amélioration matérieUe très grande de la santé et des forces. Un grand arcus senilis diminua ; le pouls, que Ton ne sentait qu'avec une difficulté extrême, pouvait se compter facilement; le cœur, qui battait faiblement, manifestait alors par ses bruits plus clairs un regain marqué de vigueur. V (Black.)
n'aide la partie privée du liquide nutritif à profiter de la circulation collatérale sitôt que celle-ci se trouve établie.
TITMESURS CSRÉBRALSS.
Leur pronostic, tel que le donnent les livres classiques ordinaires, est qu'elles doivent nécessairement causer la mort, à moins qu'elles ne soient syphilitiques ; cas dans lequel on peut presque toujours les résoudre par de fortes doses d'iodure de Potassium, avec ou sans Taide du bichlorure de Mercure. Je ne sache pas queThomoeopathie puisse en aucune façon altérer ce point de fait. Je puis seulement ajouter que VApomorphtne a été découverte capable d'arrêter les vomissements, et le Glmoin de remédier aux congestions qui sont quelquefois dues à la présence de ces tumeurs. Il est possible encore que, par des médicaments choisis d'après une similitude étroite, etdonnés aux plus hautes dilutions, nous puissions pallier les douleurs atroces qu'elles déterminent (1); sinon, nous devons recourir aux anodins ordinaires, parmi lesquels le Chanvre indien du D"" Russell Reynolds est le moins indiscutable.
La dernière affection, dont je parlerai dans cette lettre, est :
Notre littérature homœopathique abonde en documents sur le traitement de cette affection très commune. Je n'ai pas besoin de vous renvoyer à beaucoup de livres ; car vous trouverez une collection très complète de tout ce qui a été publié sur ce sujet dans le Treatise on apoplexy du D' Peters.
Il existe trois stades dans le cours de la maladie, dans lesquels nous pouvons avoir à étudier le traitement le plus approprié à adopter.