X.A PARAXiYSm LABIO-GLOSSO-LARVNGÉS
est probablement la dénomination moderne la plus précise par laquelle on désigne la « paralysie de la langue, »
(1) Trousseau et Pidoux citent Bretonneau comme ayant obtenu dans plusieurs cas de paraplégie une guérison aussi inattendue qu'inexplicable par l'emploi de Belladonna. (Voyez Hughes, Action des médicaments ou Pharmacodynamique^ trad. française, Paris, 1874.
dont nous lisons quelquefois des exemples dans les livres homœopathiques les plus anciens. On dit que l'Anacardium l'a guérie ; et on recommande pour elle Oleander en raison de quelques symptômes de sa pathogénésie, que cependant, je pense avoir été mal interprétés. Mais comme la lésion a une forme identique avec celle ique l'on trouve dans la paralysie générale spinale, et ne diffère que par le siège, j'estime que les médicaments qui promettent le plus doivent être Belladonna et Plumbum^ en particulier le second, qui sont préconisés dans cette dernière.
Les affections que nous avons étudiées jusqu'à présent (j compris la paralysie infantile) paraissent être des inflammations de la substance grise de la moelle, allant jusqu'à la dégénérescence et à l'atrophie de ses cellules. Dans les trois qni restent à étudier, le processus semble être secondaire à une inflammation de la névroglie, le tissu connectif de la moelle; et Tépaississement de cette substance conduit à une telle induration, partielle ou générale, que les affections qui en résultent sont dénommées « scléroses » . Le processus morbide en question peut être disséminé çà et là dans la moelle ou peut attaquer exclusivement ses colonnes latérales ou postérieures.