PARALYSIE SPINALE
de la myélite sont absentes; il n'y a ni crampes ni plaies de position, et les sphincters sont presque toujours relâchés. Nous ne savons rien de sa thérapeutique, et nous devrions rechercher si les fortes doses de Secale, à Taide desquelles le J)^ Hammond abat l'inflammation en fermant les artères spinales, méritent d'être employées, Belladonna serait indiquée par l'état pathologique de la première période (I), et Phosphorus ou Plumbum lorsque l'atrophie devient menaçante. Le dernier de ces médicaments semblerait même indiqué plus tôt.
Le D^ Jousset a publié dans VArt Médical (XLIII, 269) un cas remarquable de paralysie aiguë des muscles du cou et de ceux servant à la déglutition, avec abolition de la contractilité électrique, guéri rapidement par Plumbum 30. Il ne peut exister aucun doute, pense-t-il, sur la présence de la lésion spéciale qui se trouve au fond d'un si grand nombre de paralysies spinales, c'est-à-dire Finflammation de la substance grise, dans ce cas, des cornes antérieures. Il regarde la myélite aiguë que Vulpian a vue causée par le plomb comme une affection de cette nature. Phosphorus est sans aucun doute mieux approprié au ramollissement non inflatiamatoire de la moelle ; mais le cas de paralysie phosphorique que j'ai relaté dans ma leçon sur le médicament présente quelques traits de ressemblance avec le stade d'atrophie commençante de la maladie.
Probablement, cependant, l'emploi de Télectrisation localisée est d'une importance plus grande dans la paralysie spinale confirmée que n'importe quel traitement médicinal, et elle semble donner d'excellents résultats.