‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 67 sur 189 · TÉTANOS · texte numérisé non relu

TÉTANOS

de ces résultats, et ne peut que sujjpgérer l'idée que la Strychnine agit « substitutivement, » et ceci (comme l'admettent Trousseau et Pidoux) équivaut à dire que le procédé est homœopathique. Il n'est pas très-étonnant, cependant, qu'une telle pratique n'ait pas été suivie dans la vieille école ; mais j'espère bien quelque jour entendre dire qu'elle est reparue avec succès dans la nôtre. La strychnine serait nécessairement d'autant plus indiquée que serait vive la susceptibilité aux excitations réflexes.

Il est moins généralement connu que l'Aconit peut déterminer le Tétanos. Mais les références à des cas d'empoisonnement que je donne en note (1) mettront le fait hors de doute. Ici encore, nous possédons quelques expériences de la vieille école démontrant qu'il est tétanifuge aussi bien que tétanigène. Dans ma seconde note, vous trouverez des références à des rapports de neuf cas traités par lui (dont huit traumatiques) sur lesquels huit guérirent (2). Il a été établi que pendant un temps c'était le seul médicament donné dans tous les cas àl'hôpiialde Middlesex. Il est à peine surprenant qu'une semblable pratique ait pu faire prendre le médicament en dédain. L'Aconit serait d'autant plus applicable que l'exposition au froid et à l'humidité ferait partie au moins de la cause déterminante de la maladie. Il trouverait de la sorte son emploi principal dans la forme idiopathique, et serait moins approprié lorsque les symptômes surviendraient purement à la suite d'une irritation excentrique. Ses spasmes sont plus continus que ceux de la strychnine et sont moins sous la dépendance de l'excitation réflexe.

L'homœopathicité de Vacïde Hydrocyanique au Tétanos fut signalée par le D'' Madden et moi dans un article sur ce poison que nous publiâmes dans le vingtième vo-

(1) British Joum. of Hom.^ déc. 1, 1860; Lcmcet, oct. 6, 1860, (deux cas); Hahnemann Materia medica^ part I, art. Aconit, sympt., 6^4 ; Fleming, On Aconite (deux cas).

(2) Braithwaite's Retrospeci, 1846, 1, 484, 494 ; Brit. med. Joum,, janv. 28, 1860; oct. 26, 1861; Lemcet, Aug. 18, 1860; StiUé, II,

lume du British Journal of Homœopathy. Il ne semble pas avoir été connu en qualité de remède pour cette maladie soit dans la vieille école, soit dans la nôtre. Mais dans le vingt- quatrième volume du même journal, le D' George Moore a relaté un cas traumatique traité avec succès par des gouttes de la préparation de Scheele de cet acide. Il n'y a pas lieu de fonder de trop grandes espérances sur ce cas unique, car le malade eût pii guérir spontanément. De plus, pendant les premières vingt-huit heures du traitement qui fut commencé avec Aconit et Belladonna, les spasmes étaient plus nombreux et violents, et le patient beaucoup plus prostré . L'amélioration commença dans la nuit qui suivit Tadministration de Tacide. Je ne suis pas en mesure de fournir d'indications différentielles de ce médicament.

Une question importante est de savoir si, outre l'un ou l'autre des médicaments que nous venons de décrire, des « auxiliaires » doivent être employés dans le traitement de cette maladie. L'application de la glace le long de l'épine dorsale, et la division ou l'ablation de tout tronc nerv^eux faisant communiquer une blessure avec la moelle épinière, paraissent autant de procédés éminemment rationnels. L'homœopathie n'a rien à dire contre eux.

Je voudrais ajouter que les sources d'expériences citées plus haut paraissent nécessiter que, si nous voulons rivaliser de succès, nous donnions des doses assez fortes de quelque remède que nous choisissions.

Jahr, cependant, affirme que pendant l'insurrection de Paris, en juin 1852, il traita un cas avec Angustura 30, laquelle arrêta bientôt les convulsions . Je présume qu*il entend par là Angustura spuria, et celle-ci, ainsi qu'on le sait, n'est que Nux Vomica sous une autre forme.

i HYDROPHOBIS

est le nom du désordre nerveux déterminé lorsque le ^rawmûj est la morsure d'un animal enragé. Ici, encore, l'Homœopathie n'a rien à dire contre les tentatives que

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