INFLAMMATION DES PAUPIÈRES
mains des médecins homœopathes, mesure dont les résultats ont été éminemment favorables. Leur livre contient le résultat de leurs observations dans cette institution, et est, en particulier, riche sous le rapport de la symptomatologie.
L'esquisse du sujet que je veux vous donner ici commencera par les maladies des annexes des yeux et d'abord des paupières.
INFLAMMATIOK BES PAUPIÈRES.
Lorsqu'elle est aiguë, elle demande des médicaments différents, suivant le siège précis qu'elle occupe. Ainsi, lorsqu'elle affecte la peau et le tissu cellulaire environnant la paupière (blépharite), elle est de caractère érysipélateux, et réclame les médicaments indiqués par cet état: Belladonna, Rhus,ou Apis, selon les indications que j'ai données en traitant de l'érjsipèle lui-même. Lorsqu'elle envahit la membrane muqueuse (conjonctivite palpébrale), elle cède aux médicaments de Tophthalmie catarrhale. Mais sa forme distincte est celle qu'elle prend lorsqu'elle siège aux bords des paupières (ophthalmie tarsale). J'ai en général trouvé Hepar sulfuris très efficace ici ; mais le D*- Angell compte plus sur Mercurius. Ils sont tous les deux vraiment homœopathiques. Dans les cas graves, le D*" Angell recommande une pommade composée d'un grain ou deux de précipité rouge ou blanc pour une drachme d'axonge, à appliquer sur les bords tarsaux le soir. Une forme particulière de l'inflammation des paupières est « l'orgelet. » Je suis d'accord avec Hartmann quand il a affirme que ses progrès peuvent, en général, être arrêtés par quelques doses dePukattUa. Y aurait-il disposition à un retour fréquent de ces petits maux, il paraît acquis que Staphysagria est d'ordinaire le meilleur médicament pour y obvier; d'autres auteurs, cependant, parlent de Sulfur, Thuya, Graphites et Phosphorus comme utiles pour ce but ; et les D''^ Allen et Norton pensent que rien n'est meilleur que la Pulsatille elle-même.
252 MALADIES DE l'œIL.
L'inflammation des paupières se présente plus fréquemment à nous sous la forme chronique, formant, si elle siège sur les bords, la « lippitiide, » et en dedans, les paupières granulées et le « pannus » ou cornée vasculaire. Je pense que la première est encore dans beaucoup d'occasions le mieux traitée par Hepar sulfuris. J'ai eu dernièrement un cas chez un enfant de six mois, dans lequel cet état existait presque depuis la naissance. Il disparut en trois jours avec Hepar 6«. Si le Mercure doit être employé, c'est l'oxyde rouge qui paraît être la forme préférable. D'autres médicaments à consulter sont Alumina, Calcarea, Graphites, Petroleum et Sulfur, pour lesquels Allen et Norton donnent des indications minutieuses. Ils disent que le naédicament qui approche le plus du spécifique dans cette affection est le Graphites^ et ils en recommandent l'administration locale en même temps qu'interne. La conjonctivite palpébrale chronique est, en général, sinon toujours, une suite de « Tophthalmie granuleuse » aiguë. N'en serait-il pas ainsi, elle pourrait céder aux médicaments que j'aurai à citer à propos de la conjonctivite oculaire chronique, ou à quelques-uns de ceux indiqués par Allen et Norton dans leur article sur la « conjonctivite trichomateuse, » parmi lesquels je puis citer Alumina, Aurum, Natrum muriaticum et Thuya. Mais la granulation chronique semble presque extra-vitale, et n'est, je le crains, capable d'être vaincue que par un traitement local et mécanique. Le D' Angell nous donne la relation de quelques cas démontrant les bons effets de la compression et de l'application de temps à autre des irritants , parmi lesquels le D' Liebold fait grand cas de l'Alun calciné.
LBS AFFECTIONS SPASMODiaUSS £T PARAX.YTiaU£:S BES PAUPIÈRES.
Les affections spasmodiques et paralytiques des paupières, déterminant les phénomènes connus sous les noms d'ectropion, d'entropion, de lagophthalmos, deblépharo-