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OPHTHALMIE SCROFULEUSE

symptômes pendant les temps humides, ou après le moindre froid auquel le patient est très susceptible. Un traitement avec l'un de ces médicaments ou avec les deux, aidé de temps à autre des médicaments à action plus courte pour Finflammation et la photophobie, suffira pour amener la guérison.

Dans la plupart des cas, cependant, remploi de médicaments locaux agissant d'une manière plus intense sera nécessaire. Je parle spécialement des sels irritants de Mercure^ le bichlorure, le biiodure et le nitrate. Les D" Bôcker et Kidd ont donné des exemples satisfaisants de la valeur du sublimé corrosif dans l'ophthalmie strumeuse (1) ; le D*" Angell parle hautement du biiodure, et les D" Graj et Liebold s'accordent, d'après une vaste expérience, à vanter le nitrate, que tous deux emploient à l'intérieur et à l'extérieur (1). On a employé les plus basses atténuations de tous ces médicaments. Le seul rival du Mercure ici est Hcpar sulfuris. On trouvera dans le Treaiise de Peters de nombreux cas illustrant l'action de ce médicament. Pour ma part c'est un de ceux dans lequel j'ai le plus de confiance quand il se forme de nombreuses ulcérations.

Il faut citer actuellement deux médicaments quelque peu exceptionnels, et qui jouent un rôle important dans le traitement de l'ophthalmie strumeuse. Il est des formes occasionnelles de cette maladie qui ont conduit quelques pathologistes à la considérer comme une affection éruptive, et d'autres à la classer parmi les névroses. Quand la première opinion semble justifiée, et que l'ophthalmie paraît n'être qu'une partie d'un eczéma général de la face, Rhus sera alors le meilleur médicament quoique Graphites, ainsi que l'indiquent les D'* Allen et Norton, doive aussi être pris en considération. Quand, d'autre part, l'inflammation paraît trop fugace pour être réelle, et que l'élément nerveux dans le cas est prédominant, Arsenicum

(ï) British Journal of Homœopathy^ vol. III et XXII. (2) Angell» p» 113; Allen et Norton, p. 195.

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fera ce que nul autre médicament ne pourra faire. Vous trouverez de nombreux exemples de ces faits dans les cas donnés par Dudgeon et Peters.

De quelque manière que vous traitiez rophthalmie strumeuse, vous trouverez utile l'emploi de médicaments intercurrents pour combattre les exacerbations imflammatoires et pour soulager la photophobie. Dans le premier but, Belladonna et Euphrasia vous serviront, l'un lorsque la membrane muqueuse est sèche, l'autre lorsqu'il y aura beaucoup de larmoiement et d'écoulement acre. Pour la photophobie, Conium est singulièrement efficace lorsqu'il j a peu d'inflammation visible, comme dans les cas à Arsenicum. Et le D*" Angell parle avec faveur de Tartarus Emetïcus, qui agirait bien conjointement avec Rhus. Mais lorsque (ainsi qu'il arrive souvent) la crainte de la lumière dépend de l'intensité de la lésion de la cornée, je pense que vous la soulagerez mieux en agissant sur le tissu de l'œil avec Apis, Le D' Jousset, qui a beaucoup de confiance dans ce médicament pour l'ophthalmie strumeuse, appuie sur l'importance de le faire préparer directement avec le virus de l'abeille, ayant échoué avec la trituration de l'insecte entier. Il préconise Ipécacuanha lorsqu'il existe beaucoup de conjonctivite, et trouve Aurum muriaticum très-utile pour compléter le rétablissement de la cornée dans son intégrité. Bâhr et Jâhr, dont le traitement est de beaucoup le même que celui que je viens de donner ci-dessus, s'accordent à recommander Nitri acidum ddiTis les cas prolongés et rebelles, et le D*" GouUon, dans son traité de la scrofule, cite des exemples du même effet.

Les D'8 Allen et Norton traitent rophthalmie strumeuse sous le titre de «Conjonctivite phlycténoïde ». J'ai préféré donner le pas à la nature diathésique de la maladie ; et, de plus, je suis disposé à penser que la lésion locale décrite par leur appellation peut se montrer indépendamment de la scrofule. Je parlerai donc ici de la

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CONJONCTIVITB PHLYCTÉNOIBB

comme d'une affection indépendante. Il semble si généralement admis que la Calomel est ici spécifique, et c'est un moyen si innocent, qu'il paraît n'y avoir que peu à faire d'autre chose. Le D' Lawrence Newton dit qu'il a plus d'une fois échoué dans les tentatives, sans lui, de faire disparaître les vésicules. Le D^ Angell, qui le conseille fortement, préconise Tartarus emeticus pour la photophobie, et Chamomille pour la névralgie ciliaire qui existe fréquemment. •

C'est la dernière des affections de la conjonctive dont j'ai à parler. Généralement curable, croit-on, par le traitement chirurgical seul, l'homœopathie a trouvé des médicaments internes capables de la guérir. Celui qui a réussi le plus souvent dans ce pays a été Rathania^ ainsi que je Tai montré en traitant de ce médicament ; mais de l'autre côté de l'Atlantique, les praticiens paraissent avoir plus de confiance dans Zincum,

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