‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 84 sur 189 · MALADIES DB L*CE;IL · texte numérisé non relu

MALADIES DB L*CE;IL

cicatrisation d'un ulcère (leucoma). Cette dernière est probablement incurable. La première disparaîtra sous l'usage continu du médicament qui a guéri l'inflammation primitive, spécialement quand ce médicament sera le sublimé corrosif. Quelques cas dus à la plume de feu le D' Ozanne, montrant ses vertus dans cette occasion, peuvent se lire dans le troisième volume des Annals, et Druitl établit que « Goocb employait pour guérir les opar cités de la cornée, même celles ayant eu une longue durée, de hautes doses de ce médicament;» Mais nous ferons quelquefois mieux avec des médicaments tels que Calcarea^ Cannnabis et Caustïcum, Des cas démontrant le pouvoir de ces remèdes sont relatés dans le traité de Peters. Le second est le plus réputé, et il existe quelques raisons de croire qu'il a causé l'affection pathogénétiquement.

J'arrive maintenant aux affections de l'appareil uvéal, l'enveloppe vasculaire de l'œil. Il comprend l'iris, le corps ciliaire et la choroïde ; ces parties peuvent être affectées séparément ou ensemble, de sorte que nous pouvons avoir une iritis, une cyclite, et aussi une iridocyclite et une irido-choroïdite. Nous allons voir entrer en scène une nouvelle classe de médicaments distincts de ceux que nous avons employés pour les affections des tissus muqueux et fibreux de l'œil. Mais il est nécessaire de rappeler que, en outre des éléments pigmentaires et musculaires, nous avons dans l'iris une membrane séreuse avec laquelle il nous faut compter, sous forme de capsule de l'humeur aqueuse, la membrane de Demours. Je comprends que non seulement dans la «keratitis punctata » proprement dite, dans laquelle sa portion cornéale est attaquée, mais encore dans l'iritis syphilitique et rhumatismale, cette membrane est le siège primitif de l'inflammation, et que c'est de celle-ci que la lymphe est épanchée. D'où il suit que Tiritis de cette cause peut être une chose toute différente que la même affection de cause traumatique, ou survenant par extension d'uoe choroïdite.

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Nous traiterons de Tiritis dans ses formes simple, rhumatismale et syphilitique.

L'iritis simple, allant à peine au delà de Thyperémie, peut survenir à la suite de l'abus de Texercice des yeux ; elle est souvent la continuation d'un état analogue de la choroïde, et est soulagée par la Santonine que je recommande pour cet état. J'ai eu occasion de voir deux cas bien marqués de la forme traumatique, et les deux ont cédé très rapidement et complètement à Belladonna dont je donnai deux gouttes de la première dilution toutes les deux heures. L'iritis traumatique qui peut survenir après l'extraction de la cataracte est, dit-on, très bien guérie par Aconit et Arnica.

L'iritis rhumatismale est la forme la plus grave d' «ophthalmie rhumatismale,» et ses caractères douloureux, destructeurs et récidivants sont bien connus. Mercurius, sous n'importe quelle forme (plus souvent le sublimé corrosif), est comnjunément employé par les homœopathes dans le traitement de cette affection : « Ses diverses combinaisons, » disent les D" Allen et INfortçn, « sont notre ancre de salut dans le traitement de toutes les formes de l'iritis. » Je dois avouer, cependant, que mes propres observations m'ont désillusionné quant à son prétendu grand pouvoir sur cette maladie, quoique j'ai pu être impatient.

En tous cas, je pense que l'on peut obtenir de meilleurs résultats à^Euphrasia suivi de Kalï bickromicum. Bryonia devrait aussi rendre des services; mais je ne l'ai pas expérimentée.

Dans l'iritis syphilitique, Mercurius possède une renommée encore plus grande. Mais je pense qu'il reste encore à prouver qu'il exerce quelque action sur les progrès de cette affection, si ce n'est au prix de la manifestation de ses effets physiologiques sur l'économie. Je ne nie pas que, dans quelques cas, le bénéfice vaille le mal:

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