‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 86 sur 189 · GLAUCOME · texte numérisé non relu

GLAUCOME

quait quelquefois (pas toujours) dans cette maladie. Dans un article sur « Phosphorus in Neuralgia» (1), vous trouverez plusieurs cas dans lesquels le médicament, administré à cause des douleurs qui existaient, rétablit le bon état et la vision dans des yeux glaucomateux à n'en pas douter.

. De plus, une bonne quantité de renseignements sur ce que peuvent les médicaments dans le traitement du glaucome peut se trouver dans l'expérience Allemande du traitement homœopathique de «rophthalmie arthritique,» dans laquelle plusieurs cas sont des exemples non douteux de la maladie dont nous nous occupons. Les cas cités par Peters montrent qu'Arsenicum, Colocynthis et Spigelia, donnés suivant les indications symptomatiques, ont procuré souvent un grand bien dans les douleurs névralgiques atroces de la maladie, tandis que Cocculus et Sulfur l'ont combattue avec succès dans des périodes même plus avancées. Une analyse de ces cas par un oculiste compétent, faite de manière à déterminer le mode d'action exact des médicaments employés, serait très utile.

En dernier lieu, je voudrais vous rappeler ce que j'ai dit sur « la tension excessive » et l'hémiopie horizontale notée par les expérimentateurs à'Aurum, Les D'» Allen et Norton ont montré que lorsque le dernier symptôme (moitié supérieure des objets invisible) existe dans les affections chroniques de l'œil, ce médicament est toujours plus ou moins bienfaisant, et je ne vois pas pourquoi le glaucome ne serait pas parmi ces dernières, quoique la choroïdo-rétinite chronique puisse plus communément être cause de ce symptôme.

J'ai à traiter maintenant des affections des éléments nerveux du globe de l'œil, la rétme et le nerf optïgue,

HYPBRBMIÈ RÉTINISNNS.

L'hyperémie rétinienne « dépend souvent, » comme disent les D'» Allen et Norton, « de quelque anomalie

(1) Voy. BiHt. Jouim. of Hom,^ vol. XXXII.

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dans raccommodation ou la réfraction de l'œil, qui devrait être corrigée à l'aide de verres convenables, après quoi la rétine reprend son état normal. » Si cette cause est absente, elle dépend d'ordinaire soit d'un abus d'usage des yeux, cas dans lequel la Santonine (avec le repos) rendra service, soit d'une affection cardiaque, cas où le ^ Dr Angell trouve le Cactus tvé^ utile, ou d'une suppression mentruelle, autre cas dans lequel elle cédera souvent kPulsatilla. Une cécité subite, après l'exposition au froid, résulte probablement d'une congestion rétinienne , et peut être rapidement guérie par Aconit, ainsi que le montrent deux cas relatés par le D"* Hirsch (1).

HÉMOKKHAGIB DB LA RénKS.

L'bémorrhagie de la rétine, lorsqu'elle se montre comme une affection séparée, doit être traitée de la même manière que les épancbements sanguins partout ailleurs. Lachesis est le médicament qui paraît avoir agi le mieux pour favoriser la résorption.'

RSTINITB.

LaRétinite peut être simple, albuminurique ou syphilitique. Pour la première, si elle est récente, je conseille Belladonna; si elle date de plus loin, Mercurius ou Plumbum. Avec Mercurius il y a une sensibilité spéciale de l'œil à l'éclat du feu. Dans larétinite albuminurique, outre le traitement de la maladie rénale, Mercurius corrosivus est réputé, mais il sera souvent nécessaire de recourir à Belladonna. Dans la forme syphilitique Kalï lodatum sera le meilleur remède, et a pour nous une recommandation de plus, qui est d'avoir causé (comme l'Iode lui-même) une affection analogue .

(1) Voy. British. Journal offfom., XXXIII, 172.

AFFECTIONS RÉTINIENNES. 273

I3SCOLr.S:MENT lyK LiA RBTIKB.

Le décollement de la rétine, lorsqu'il est récent, peut souvent être réparé par des médicaments, parmi lesquels Gelsemïnum est le premier. Aurum et Digitalisa de plus, déterminant tous deux l'obscurité de la moitié supérieure des objets qui est ici présente, ont été trouvés bienfaisants.

HVPSKESTHÉSIS: IDE LA RÉTINfi.

L'hyperesthésie de la Rétine, survenant sans les preuves ophthalmoscopiques d'altération du fond de Tœil, trouve son meilleur remède dans Niuc Vomica (ou Strychnia), Conium et Macrotin. Ce dernier et fortement recommandé par le D*" Angell.

Je pourrais parler ensuite de « Tanesthésie de^ la rétine, » désignant ainsi la diminution de la vue survenant sans cause évidente. Mais comme cette affection peut se montrer par suite d'autres états de la rétine que la simple anesthésie, comme de l'anémie par suite d'embolie de l'artère centrale, je préfère en traiter sous son aucien titre d'amaurose ou d'amblyopie.

AMBIiYOPIS.

Lorsque la cécité, partielle ou complète, ne peut être rapportée à une rétinite, ou à cette névrite optique qui est la suite d'une lésion considérable dans l'intérieur du cerveau, elle semble toujours due à un état anémique et atonique du nerf optique et de son épanouissement. Lorsque cette affection survient comme conséquence de la débilité générale qui suit une perte de sang ou toute autre déperdition épuisante, elle cédera quelquefois à China qui, avec une hygiène et un régime convenables, remontera la force générale. Mais le plus souvent elle persistera et demandera d'être traitée comme une maladie substantielle, et trouvera alors dans Phosphorus son médicament le plus utile. L'amaurose qui peut survenir chez

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