CATARACTE
et je n'ai plus qu^à parler des maladies de ses milieux et de ses muscles.
Parmi les milieux de ToBil, la Lentille cristalline est sujette à la maladie importante connue sous le nom de
CATARACTB.
Vous pouvez être surpris de me voir faire entrer cette maladie, que l'on suppose d'ordinaire passible des seuls moyens chirurgicaux, dans un livre de médecine. Mais il est difficile de voir pourquoi elle serait hors de l'atteinte des médicaments. J'accorde que chez les personnes âgées une cataracte lenticulaire dure soit purement, comme des artères ossifiées, une preuve de dépérissement sénile. Mais ce n'est là qu'une variété de la maladie. La cataracte capsulaire est presque toujours le résultat de l'infiaimmation, et correspond au point de vue pathologique à l'opacité de la cornée. Les cataractes capsulaires et lenticulaires ont été connues pour être capables de se former en peu de jours, ou même dans une seule nuit. Elles ont été la suite de la rétrocession de la goutte, de la suppression des règles, de celle d'éruptions cutanées et de la transpiration habituelle des pieds (1). Des états morbides caractérisés de la sorte doiventêtretraitablespar des médicaments spécifiques ; et la littérature homœopathique témoigne déjà que de tels médicaments existent. Un mémoire du J)^ Malan dans le cinquième volume du British Journal of Homœopathy^ et la section du « Treatise » de Peters, contiennent tous les cas de guérison homœopathique ou d'amélioration de cataractes que je puis connaître. Quelques-uns d'entre eux sont d'une valeur douteuse ; mais même lorsqu'on les élimine, la puissance de SulfuVj Silicea, Cannabis^ Pulsatilla et Calcarea doit demeurer hors de doute. Silicea a été le plus fréquemment ' heureux; on devait spécialement y penser lorsque la suppression de la transpiration des pieds paraît en avoir été
(1) Je ne parle pas des cataractes diabétiques, car on a des raisons de penser qu'elles ont une origine purement physique.
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la cause déterminante. Sulfur vient ensuite : sa valeur est évidemment mieux marquée quand la maladie date de la répercussion d'une éruption cutanée. Cannabis, et peutêtre Euphràsia, conviendraient dans la cataracte capsulaire, résultat d'une inflammation. Rencontrerions-nous une semblable cataracte envoie de formation, c'est-à-dire dans la période inflammatoire, il paraît probable, d'après un des cas de Peters, que l'on pourrait avoir confiance dans Belladonna pour la dissiper. Pulsatilla était un remède réputé pour la cataracte dans les mains de Stôrck. Il agit d'une manière très satisfaisante dans un des cas de Peters dans lequel il existait une ophthalmie catarrhale chronique qui l'indiquait; et il conviendrait spécialement dans les cas où la suppression des règles serait la cause déterminante. Calcarea (1) serait naturellement celui auquel on penserait chez les sujets scrofuleux, comme dans le es suivant :
« Un fermier, âgé de 51 ans, de petite taille, aux cheveux brun-clairs, avait soufi'ert depuis quelques semaines d'une altération de la vue ; le patient avait été anciennement atteint de scrofule.
« Le patient voit, du seul œil droit, les objets qui se trouvent au-dessus de lui, et avec le gauche ceux qui se trouvent à sa droite ; mais dans toutes les autres directions, tout lui semble aussi obscur que la nuit. On put observer clairement des opacités partielles des cristallins ; l'une d'elles dans l'œil droit occupait la plus grande moitié de la pupille, et celle du côté gauche la plus petite moitié.
« Cannabis 2®, trois gouttes tous les jours dans de l'eau pendant trois semaines, fut sans efi*et. Calcarea 3«, six doses; d'abord une dose par jour pendant deux jours, ensuite une dose toutes les semaines ; avant la dernière
(1) Mackensie affirme que la cataracte est une maladie commune dans les pays où le vin est assez bon marché pour être la boisson habituelle des classes inférieures. Ceci aurait-il quelque rapport avec la chaux et la silice que l'on trouve si communément dans les vins naturels ?