‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 94 sur 189 · AFFECTIONS DB L*OREILLE MOTENNS · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DB L*OREILLE MOTENNS

oTAXiars.

II existe, sans aucun doute, une otalgie vraiment névralprique, jusqu'à un certain point sympathique d'une dent cariée et dans laquelle Chamomille procurera au moins un soulagement passager. Mais celle-ci est rare comparée à celle de forme subinûammatoire. C'est ici quelaPt^&a^eY^e joue un autre de ses grands rôles dans les affections de l'oreille moyenne. Vous rappelant que vous l'employez contre une lésion réelle, et non une simple sensation morbide, vous ne la quitterez pas trop tôt lorsque la douleur aura été soulagée. La membrane peut rester épaissie d'une manière permanente après des atteintes répétées, dont les conséquences ne sont enlevées que partiellement. Je parlerai de Tinâammation entièrement développée de la membrane muqueuse du tympan BOUS le titre de

C'est « l'otite interne » des anciens auteurs, et Hartmann insiste beaucoup sur l'utilité de Pulsatille pour en arrêter les progrès. 11 ne fait une exception qu'en faveur de Belladonna lorsque des symptômes cérébraux concomitants montrent de la part de l'inflammation une tendance à gagner plutôt les parties profondes que les externes; et le professeur Rafaël Molin, de Vienne, prend la responsabilité du choix de ce médicament (1). Le D' Houghton est tout-à-fait en faveur 'de Pulsatilla d'après sa pratique : dans un mémoire sur la thérapeutique de l'inflammation suppurative de l'oreille moyenne publié dans le douzième volume de V Hahnemannian Monthly, il dit que ce médicament, est plus fréquemment indiqué dans l'inflammation aiguë que tout autre. Il est encore plus efficace lorsque l'inflammation est catarrhale et il est rare qu'un autre médicament soit indiqué. Mais dans la forme suppurative il a souvent besoin de renfort.

(1) Voy. Britùh Journal of Hom,, XXXIV, 141.

294 IIALADIES DE l' OREILLE.

Les remarques diiD^ Houghton sur la valeur à^ Aconit, de Capsicum et de Mercurius ici méritent une étude attentive. Le second paraît spécialement précieux lorsque les cellules mastoïdiennes sont intéressées, et peut quelquefois faire éviter la large incision de Tos préconisée par quelques auristes, opération à laquelle cependant vous devez toujours être prêt à avoir recours dans le cas où surviendraient de graves symptômes cérébraux.

C'est dans Finflammation aïgu'é de Toreille moyenne que rhomœopathie, au moyen de ses médicaments à action spécifique, est si avantageuse. Lorsque cette affec* tion se présente à nous dans la période chronique, il reste à prouver si nous pouvons faire autant de bien avec nos médicaments internes atténués que les auristes de la vieille école avec leurs astringents et leurs caustiques locaux. Le D' Searle, de Brooklyn, qui a dans ces derniers temps rehaussé notre position quant à ce qui concerne Fophthalmologie et Totologie (1), pense que nous pouvons rarement nous dispenser de leur assistance. Il en est plus spécialement ainsi dans le catarrhe auriculaire chronique. Il existe en général ici du mucus épaissi dans la cavité tympanique, et rien ne paraît mieux calculé pour le dissoudre et le déloger que les applications alcalines chaudes ordinairement employées. Daps la suppuration chronique de Toreille moyenne, avec perforation de la membrane du tympan, des injections de propreté comme dans Tophthalmie purulente, sont évidemment nécessaires ; mais je pense qu'elles n'ont pas toujours besoin d'être astringentes. Il y a évidence suffisante de l'utilité de médicaments comme Calcarea, Hepar sulfuris, Lycopodium, Mercurius, Nitri acidum, Silicea et Sulfur, dans ce cas pour justifier leur emploi lorsqu'ils sont indiqués ; et rien n'empêche de les employer aussi localement comme dans l'œil. Cela serait une pratique plus satisfaisante que celle consistant à dessécher la membrane muqueuse avec les sels de zinc ou de plomb. Outre ces médi-

(1) Brit. Jomm, of Hom., XXXV, 281.

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