‹ Manuel de transports commerciaux et de douane. Préf. de M. Ed. HerriotChapitre 117 sur 194 · Renseignements statistiques (Voir page · texte numérisé non relu

Renseignements statistiques (Voir page

236. — Historique du réseau tunisien. L'histoire des voies ferrées de la Tunisie remonte à une époque antérieure à l'établissement de notre protectorat (1881).

Par décret du 6 mai 1876, le gouvernement Beylical concéda à la Société de constructions des Batignolles un chemin de fer de Tunis à Soukel-Arba qui l'année suivante (décret du 14 avril 1877) fut rétrocédé à la Compagnie Bône-Guelma laquelle, depuis 1874, exploitait en Algérie deux lignes de chemins de fer. Cette dernière Compagnie fut autorisée (décret du 27 janvier 1878) à prolonger la ligne jusqu'à la fonlière algérienne et à construire divers embranchements , tous ces chemins constituèrent le réseau dit de la Medjerdah.

A ce réseau se sont ajoutées, par la suite, des lignes construites spécialement en vue de- favoriser un débouché aux richesses naturelle de la Tunisie, qui ont été :

a) Incorporées au réseau Bùnc Guelma.

b) Concédées à la Compagnie des phosphates de Gwfsa laquelle reçut en 1896 la concession du chemin de fer de Sfax à Gafsa(205 kilm.) avec prolongement projeté jusqu'à Gabès. (118 kilm.) et quelques années après la ligne de Gafsa à Tozeur (frontière algérienne) (93 kilm.) par .Metlaoui avec raccordement de ce point à Henchir-Souatir (47 kilm.)

237. — Réseau de Bône-Guelma Ce réseau comprend les lignes suivantes :

a) De Ghrardinaou frontière 'point de contact avec l'ancien réseau Bône-Guelma Algérien) à Tunis (197 kilm.) ; b.) De Tunis à Bizerte (100 kilm. :

c\ rje — à Sfax par Sousse (283 kilm) ;

c/ De — à Kalaat-es-Senam (frontière algérienne) 253 kilm.) ; e) De Sousse à Mehdia (63 kilm.) ; ^j De — Henchir-Souatir (295) ; Les recettes se sont élevées en 1913 à :

Voyageurs (nombre 2.473.920) recettes . . . 5.206. 650' j Marchandises G. V. {18930 t.) - ... 4S2. 200 22.466.590'

23g Exploitation commerciale du Bône-Guelma.

Conditions d'application des tarifs généraux G. V. et

p. y. — Comme pour les chemins algériens, ces conditions — qui résultent d'arrêtés du Directeur général des Travaux Publics de la Régence

son^ dans leur ensemble, la reproduction des conditions des grands

réseaux français.

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Voyageurs. — ire classe 0,112 comme en France (1).

^ — 0,085 au lieu de 0,0756 (1) en France. 3^ 0,06 — 0,04928(1) —

Bagages. — Comme les chemins algériens.

Articles de messagerie, marchandises et denrées. — La

tarification qui est la même pour ces 3 catégories (alors que sur les chemins algériens une tarification plus basse est accordée pour le transport de denrées spécialement dénommées) est la suivante quelle que soit l'importance de l'expédition (pas de tarification spéciale par conséquent pour les envois de moins de 40 kg.) :

Jusqua 100 kilom 0,45

De 100 à 200 » 0,40

Au-desus de 200 » 0,35

Une expédition de 100 kg. de tissus transportée en G. V. à 300 kilom. paiera donc par tonne (non compris les frais accessoires) :

Sur le Bône-Guelma tunisie» 120f

Sur le réseau algérien 90

Sur le réseau métropolitain 102(2)

Finances et valeurs.— Comme le réseau métropolitain Ofr. 00252(1) par kilomètre et par fraction indivisible de 1000 fr.

Voitures. — a) à 2 ou 4 roues et à )

, , ^f „,, / par voiture et

une seule banquette 0f 50 } ...

n x * iau ti n n ico \ Par kilomètre.

b) à 4 roues et a 2 banquettes. ... 0 7168) r

Comme sur les chemins algériens.

Animaux. — Comme les chemins algériens:

Animaux de grande taille 0f 20 )

— de moyenne — 0 08 | par tête et par kilomètre.

— de petite — ..'... 0 04 )

Marchandises de petite vitesse. — La classification générale des marchandises est la même que celle en vigueur sur les chemins algériens, sauf quelques légères modifications ; les marchandises sont rangées en 6 séries dont ci-dessous les bases :

lre série .2* — rême du tarif J 3e — snéral. j 4e —

0 15 A Par tonne et par kilomètre.

0 12 l (frais accessoires non compris).

(1) Voir le renvoi (1) page 384.

(2) Majoration de 25 °/0 et impôt d'Etat non compris.

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A 300 kilomètres ce barème, qui est un barème proportionnel, accuse par tonne :

Bô\e-Iile:'!a

Réseau algérien .Sauf le P. L. M.

rien)

P. L. M. algérien

métropolitain

[^ série. .

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Voitures et animaux. — Comme les chemins algériens.

Tarifs spéciaux P. V. — La numérotation est la même que celle des grands réseaux. Il existe des tarifs communs entre le Bùne-Guelma et le réseau algérien de même qu'avec certaines Compagnies de navigation et le P. L. M. métropolitain (2).

Réglementation. — La gestion du service des voies ferrées relève exclusivement du gouvernement de la Régence. La police des chemins de fer est réglementée par un décret beylical du 16 octobre 1897 qui reproduit dans ses grandes lignes la législation métropolitaine (loi du 15 juillet 1845 et ordonnance du 15 novembre 1846). Les attributions qu'exercent :

a) En France le Ministre des Travaux Publics.

b) En Algérie le gouverneur général.

sont confiées en Tunisie au Directeur Général des Travaux Publics.

239. — Chemins de fer marocains. La question des chemins de fer au Maroc, lit-on dans le Rapport déposé en 1916 par M. le Député Pei-reau-Pradier, au nom de la Commission sur le Maroc :

a été exclusivement dominée par la correspondance annexée au traité franco-allemand du 4 novembre 1911, où il était expressivement spécifié que la mise en adjudication du chemin de fer de Tanger à Fez ne serait pas primée par la mise en adjudication d'aucun autre chemin de fer marocain. Le traité franco-espagnol du 27 novembre 1912 réalisait l'accord pour la construction de la ligne Tanger-Fez.

Cestdeux conventions nous obligeaient à n'entreprendre aucune construction de ligne de chemin de fer tant que ne serait pas commencée la ligne Tanger-Fez.

Se trouvant lié par une servitude dont l'Allemagne, en nous l'imposant, avait su faire une entrave à notre développement économique, le protectorat ne put apporter qu'une très faible activité à la question des chemins de fer.

(Voir la suite pagePS'i .

1, Majoration de 25 •/. et impôt d'Etat non compris. (2) Voir le renvoi (3) page 387.

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