S PRÉFACE
ici l'histoire résumée du chemin de fer depuis les expériences de Newcastle ou de Scheffîeld ; vous verrez que cette invention, comme toutes les cintres, par exemple l'apparition de l'imprimerie, est le résultat d'un long effort progressif et raisonné.
Le livre de M. Hennequin^ô représente donc pas seulement un labeur considérable de statistique. Les faits y abondent expliqués dans leurs origines aussi bien que dans leurs caractères présents. Des mystères nous sont révélés qui intéressent même notre sécurité : nous apprenons ce qu'est le block-syslem ou le principe des enclenchements ; nous pénétrons dans la complication des tarifs. M. Hennequin nous propose des améliorations et en particulier une tarification idéale, de nature à supprimer cette diversité dont se plaignent si justement nos commerçants. Il ne se borne pas à critiquer, il offre des solutions ; tous ceux qui s'intéressent à notre progrès économique devront recourir à sa science.
La guerre nous a démontré, en effet, parmi beaucoup d'autres enseignements, que la question des transports est, pour un pays, une question vitale. Peut-être notre ennemie y avait-elle donné plus d'attention que nous! Le simple problème du chargement et du déchargement des wagons présente une importance capntale. Nous, avons trop souvent souffert de notre ignorance pour vouloir la prolonger. Après l'abondance de la production, un bon système de transports est ce qui peut contribuer le plus à l'abaissement du coût de la vie.
Je souhaite donc que cet ouvrage si consciencieux soit le plus possible répandu. J'attire spécialement V attention sur les chapitres consacrés à la navigation intérieure. A les lire, j'ai compris une fois de plus tout ce qui nous reste à faire pour regagner le temps perdu. De même, le bref résumé de notre situation, en ce qui concerne la navigation maritime, suggère plus d'une réflexion, plus d'un regret.
Ouvrage essentiel, avons-nous dit. Assurément Nous abordons une époque redoutable où toute l'organisation de la France devra être révisée, Les déclamateurs, les ignorants nous ont é fait assez' de t inql