MOYENS DE CONTENTION MÉCANIQUE
Quoique nombreux, les moyens mécaniques usités
peuvent se réduire à deux. Bien des appareils variés ont été construits, mais nous les passons volontairement sous silence, n'ayant pas à traiter ici le côté historique.
Les deux appareils qui nous occuperont plus spécialement, car ce sont réellement ceux qui sont utiles au vivisecteur, sont : la table et la gouttière.
Pour fixer les animaux dans toutes les positions possibles et désirables, une simple table solidement construite, percée de nombreux trous dans toute sa superficie, peut parfaitement suffire; seulement .pour avoir toute Timmobilité nécessaire, de la tète surtout, faut-il que la table présente une disposition ad hoc.
Je vais donner ici la description de la table que j'ai fait construire pour mon laboratoire. Cette table, par sa simplicité, sa commodité et son faible prix de revient, il faut le dire, peut, je crois, ôlre employée avec avantage. Du reste, depuis plusieurs années que moi et mes aides nous en servons, nous n'avons cessé de la trouver commode, et je dois ajouter que je l'ai souvent vue préférée à la gouttière.
Table à vivisection. — Pour rendre le maniement de cette table aussi facile que possible, je l'ai fait construire en deux parties indépendantes Tune de l'autre : la table proprement dite (fig. 40, T) et les pieds (fig. 40, P). On peut ainsi, une fois Tanimal fixé, le déplacer en tous sens et même le tran^sporter d'un lieu dans un autre, sans que l'on ait à le changer de sa première position. Du reste, rien de plus aisé que de transformer l'appareil en une table fixe, au moyen d'écrous ou de vis de pression. Mais il faut ajouter que la table démontée n'est nulle-
COHTEHTION MBCANEQDE. 13
ment encombrante, et qu'il est extrêmement facile de la laver.
Cette tabie se compose donc : 1 ° de deux bancs (fig. \ 0, PP) , solidement construits, qui peuvent être indépendants ou reliés entre eux, et qu'il est très facile de changer de place ; 2' de la table proprement dite (âg. 10, T], partie
FiG. 10. — Table & viviiectian.
T, deitnt il« lu Ubla. — P, buica ntpjxirtanl U labla. - Ubk «1 perc^ pour puMr lu coidil GiuL Ici «liiMi» main Unir la 19 le.
essentielle, que nous allons décrire en détail, et disposée de fafon à pouvoir maintenir solidement fixes la tâte et
Les dimensions qiiej'aiadoptées pour cette table sont les suivantes, elles m'ont paru répondre à toutes les indications d'une façon générale. Sa longueur est de
l'^^SO; sa largeur de 0°',65; et la hauteur des bancs qui la supportent 0"',80; ce qui fait que la table ellemême est à peu près élevée à O'^ySS. Elle doit être de préférence en chèûe, d'une certaine épaisseur, et percée sur toute sa superficie de trous (%. 10, R, R') qui permettent de fixer les animaux dans toutes les positions désirables. Si les animaux sont de grande taille, à moins qu'ils n'excèdent les dimensions de la table, ce qui est très rare, on les fixe dans la longueur ; s'ils sont de taille
FiG. 11. — Disposition du nœud pour fixer les membres.
moindre, comme les cobayes, par exemple, on les place en travers.
Pour fixer sur cette table l'animal, après l'avoir saisi et muselé, on le lie par les pattes, en faisant glisser autour d'elles un nœud coulant ou mieux encore un nœud dit de charretier (fig. 11), qui aie grand avantage de serrer solidement et de ne pas se lâcher sous l'influencedes mouvements de Tanimal, et dont les deux chefs se nouent en les faisant passer dans les trous qui correâ* pondent à la position convenable à l'opération. Pour les animaux tels que les pigeons, ou fait passer les nœuds autour des ailes et autour des pattes (fig. 12). On peut arriver aussi à bien immobiliser le tronc, lorsque l'opéra-
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tion le demande, en fais&nt passer sous la table, par deux des trous situés sur les parties latérales, une corde
FiG. M. — Pigeon fixi sur U table i
que l'on noue au-dessus de l'animal, ou mieux une petite courroie que l'on boucle facilement comme le représente
iaDi9 esl porcéa. La partis it plm d'ioDHbilild pu nne «
la figure 13, C. Le corps est ainsi Osé solidement, mais la tète est encore mobile et des cordes ne sufOseut pas pour la maintenir dans une position déterminée. C'est
pourquoi j'ai ajouté à la table précédemment décrite l'appareil contentif suivant pour la tête de l'animal (fig. 10, A — ûg.U).
Cet appareil (fig. 14) se compose de plusieurs pièces. L'une immobile  est établie solidement sur la table, au
Fig. 14. — Détails de Tapparcil pour immobiliser la tète.
moyen d'un écrou E qui la termine inférieurement et qui permet ainsi de la déplacer , suivant la position que Ton veut donner à Tanimal sur la table ; car les trous destinés à recevoir les cordes, fixant les pattes des animaux, sont disposés aussi de façon àpouvoir recevoir cette
pièce, qui est une simple tige métallique verticale. Les