‹ Manuel de vivisectionsChapitre 12 sur 90 · CONTENTION MÉCANIQUE · texte numérisé non relu

CONTENTION MÉCANIQUE

autres constituent les parties mobiles, et se composent des pièces métalliques suivantes : l*" une pièce B, perforée de deux trous perpendiculaires l'un à l'autre et munis chacun d'une vis de pression, V, V; ils sont destinés à livrer passage, l'un à la tige verticale A, l'autre à la pièce horizontale C ; 2° une pièce horizontale C dont l'extrémité D est bifurquée et recourbée, seulement les branches de bifurcation ne sont pas séparées à angle aigu, mais for* ment une concavité destinée à mieux s'appliquer sur le cou ou la tète de l'animal. A l'une des branches F est fixée une petite chaîne G, dont chaque anneau peut venir s'accrocher au petit crochet H que porte l'autre branche; 3' enfin l'appareil comprend encore une dernière pièce mobile I, qui n'est autre chose qu'un anneau brisé, dont les deux moitiés munies d'ailettes latérales J, J', sont réunies par deux vis de pression L, L', qui peuvent ainsi les maintenir plus ou moins écartées. Cette pièce glisse sur la précédente et se fixe au moyen de la vis M. Toutes ces pièces mobiles glissent les unes sur les autres, et on peut ainsi donner à l'appareil la hauteur et la longueur voulues, suivant la grosseur de la tète de l'animal qu'il faut maintenir.

Le maniement de l'appareil est facile à comprendre par sa disposition. L'animal étant attaché sur la table, sur le ventre, par exemple, on desserre toutes les vis, on abaisse au-dessus de sa tète la pièce bifurquée G, de façon que les branches viennent sur les parties latérales du cou en arrière des oreilles. S'il est sur le dos, les branches doivent porter en arrière des angles du maxillaire inférieur. Gela fait, quelle que soit la position, on ramène au-dessous la chaîne G, que l'on accroche

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aussi courte que possible en H ; puis, faisant glisser en avant la pièce I, on y place le museau de l'animal, que l'on fiie en serrant plus ou moins les deux visL,L' suivant sa grosseur. On maintient l'anneau eo place au moyen

de la vis M. Une fois la tète de l'animal ainsi saisie, on donne à l'appareil mobile la position voulue et l'on serre fortement les vis de pression de la pièce B.

La figure 15 représente une tète de chien saisie par l'appareil.

Lorsque l'on veut retourner complètement l'animal sur lui-même, il n'est nullement nécessaire de faire sortir la tète de l'appareil, il suffit de desserrer les vis de pression

CONTENTION NgeANIQUE. Î9

V, V, et la partie mobile pouvant prendre tontes les

FiG. 16. — Coutliàro brisée de Cl. Ujrnaril.

Fis. 17. — Coupe de U gmitlière.

Fig. 16 et 17 (gouUiirebritée). — l'Fig. 16.— A, B, bâte de la goultitre; de cette bâte l'élèvcDt lei deux ïiles C, C de t* |outlière; cet deux Mes sont briaées, c'eit-i-dire Torniéei de deux moitiés, dont la bupérieure est mobile mr ['inTérieure pu les charnièrea e, «'. Sur les c/Hét, un support D composé de plusieura pièces (a, b, e), e«t formé de mnoitre A pouvoir soutenir tes ailes brisées dans les diverses posilioni latérales qti'elles doivent prendre. Ici les aile* sont relevées de fafon à former une gouttière profonde, et le support se trouve constitué par les pièces a et h; nous verrons qu'il ea est autrement poorle* aotree positûms.

A l'extrémité A do la goutUère te trouve le mors; il se compose du mors proprement dit m, petite barre de fer qui se place dans la gueule de l'aninul; par ses eitréoiit^s ce mors glisse dans deux montants verticaux n, n', qui eux-mêmes peuvent glisser ou Stre Hxés en bas dans lei trout d'une forte plaque de fer horitontale F, P*. Celte plaque perte A sa partie supérieure (en 0) un court cjlïndre de métal qui glisse dam une forte verge de fer S, laquelle relie cet appareil à la gouttière. GrUce i la dispnaition figurée ea 0, tout l'entemûe du mort peut s'incliner i gauchi; u.i à droite, selon les positions latérales que l'on veut donner à la lèto du cbien.

2* Fig. 17. — Coupe de la gouttière. Les lettres comme dans l'explicadion précédente .

positions, pivote, en suivant le mouvement de l'animal.

Avec la table à vivisection, le deuxième appareil à contention mécanique nécessaire dans un laboratoire de physiologie est h gouttière brisée de Cl. Bernard, qui de toutes les gouttières employées est, à mon avis, celle qui remplit le mieux les conditions d'un appareil de contention pour les vivisections.

Je ne crois pouvoir mieux faire que de donner la description qui se trouve dans les Leçons de physiologie opératoire (1) :

« Cette gouttière est une gouttière simple, mais dont les ailes sont divisées en deux parties de manière à pouvoir se rabattre de côté, c'est-à-dire en dehors et à donner ainsi une gouttière plus ou moins profonde. C'est ce que nous avons appelé la gouttière brisée (fig. 16, 17). En laissant ouvertes et élevées les deux ailes, on a la gouttière ordinaire pour les vivisections à pratiquer sur un chien couché sur le dos. En rabattant seulement Tune des ailes, on a un appareil pour coucher l'animal sur le côté (fig. 18), position indispensable aux opérations qui doivent avoir pour siège les parties latérales du corps. Enfin en rabattant les deux ailes, on se trouve (fig. 19) eïi possession d'un appareil très commode pour maintenir des animaux placés sur le ventre, de manière à pouvoir agir sur leur région dorsale (fig. 19).

» Notre gouttière brisée est donc propre à maintenir ranimai dans toutes les positions possibles, pour toutes les opérations que l'on peut avoir à pratiquer. Cet appareil simple, peu coûteux, est d'un maniement facile. Ses

(1) C\ Bernard, lepons de physiologie opératoire^ 1879, p. 132.

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dimensions sont les suivantes : longueur 1 ", 30; hauteur des panneaux 0"", 17, dontO", 08 pour chaque moitié. > Cette gouttière sert aussi bien pour le lapin que pour le chien ; pour le lapin, on rabat les deux EÙles latérales et l'on a une gouttière peu profoade, parfaitement apte à recevoir l'animal.

d>Q> la dimction de l'ou'erturs de la gueule (Ùiude Bornerd).

» Nous savons que, lorsqu'il s'agit d'opérer sur le cou d'un animal, il ne suffit pas de le museler, il Taut encore fixer solidement la tfite. A cet effet nous avons adapté à notre gouttière brisée un mors en fer, formé d'une branche horizontale (voy. %. 16) de M centimètrae de longueur, soutenue par deux branches verticales le long desquelles la prfmière peut se mouvoir de façon & être élevée ou abaissée. On fait pénétrer ce mors dans la

gueule de l'animal jusque derrière les canines, puis on entoure le museau d'une ficelle que l'on arrête sur le mors, comme nous l'avons indiqué précédemment. De plus, les branches verticales du mors passent dans une pièce métallique (P, fig. 16) qui peut pivoter à droite ou à gauche sur un axe longitudinal {S, fig. 16) placé sur le prolongement de l'arête de la gouttière. On peut ainsi inclinerla tête de l'animalàdroiteouàgauche, selon que

Fig. 19. — GoulUire disposée de Uçtn i coucher ranimai sur le ventre.

(Hèmct Ictlm qm dans 1» %ure> 16 et il). UJDis dlipoiJllon du mon, nuit on lolt que li nnlUd BV|>drieurs dei deni illci e>t rabilloe dt cbté el en dchon;

<up|iorU na loot plua formel que par leur porIJsn Bi« a (Clauds Bernard).

l'on veut agir sur les parties latérales du cou ou de la face.

> Pour les vivisections qui doivent porter dans l'intérieur de la gueule de l'animal (section du nerf lingual, fistules salivaireSf etc.) nous employons un morsqui diffère du précédent seulement en ce que sa branche horizontale est double, c'est-à-dire formée de deux barres (A et B, fig. 20) qui peuvent être placées à des écartements variables, maintenant l'une la m&cboire supérieure, l'autre la mftcboire inférieure, comme le montre la figure 20.

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1 La fixation des pattes se fait simplement au moyen d'une ganse ou nœud coulant, que l'on vient attacher ensuite sur les ouvertures que présente la gouttière.

FiG. 20. — Disposition du mors à double branche transversale (A, A, B permettant de maintenir ouverte la gueule de l'animal installé si gouttiâre brisée, comme dans la ligure IS (Cl. Bernard).

n Le chat se' fixe sur cet appareil absolument comme le chien ; seulement on rabat la partie supérieure des deux ailes, de façon à obtenir, comme pour le lapin , une gouttière peu profonde. Le mors est appliqué comme

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pour le chien. II va sans dire que l'on muselle aussi l'animal tandis qu'il est sous l'influence du chloroforme ; rien n'estalorsplusfaeilequedeplacerlemors(voy.flg. 9, m, indiquée page i8) derrière les dents, et d'entourer le museau d'une ficelle que l'on noue sous la mâchoire in-

férieure, et que l'on ramène ensuite derrière le cou pour l'y nouer de nouveau. On évite ainsi que le lien ne glisse sur le museau, accident qui arriverait facilement sans cette précaution, vu la brièveté du museau chez le chat, u Contention du cobaye et du lapin. — Les deux appareils que nous venons de décrire, peuvent servir pour tous les animaux employés généralement dans les laboratoires de vivisections; pourtant, pour les animaux tels

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