CONTENTION MÉCANIQUE
que le cobaye ou le lapin, un seul aide peut suffire en tenant Tanimal comme l'indique la figure 21 .
Mais pour un laboratoire bien monté, il sera beau* coup plus commode de se servir de l'appareil contentif de Gzermak, construit spécialement pour le lapin (fig. 22).
FiG. 22. — Appareil de Czermak.
La figure inférieure représente un lapin dont les membres sont liés sur la planche 0, 0, et la tète fixée par l'appareil (A, B) de Czermak. La figure supérieure donne les détails de cet appareil : A, tige verticale ; B, tige horizontale mobile, supportant à son extrémité C un mors en fer en forme do fourchette, avec une pièce mobile (sorte de mâchoire E) articulée en D, mue et fixée par la vis H.
Petits animaux. — Quant aux petits animaux employés, tels que grenouilles, petits oiseaux, etc., les moyens usités sont simples, faciles, ils sont tirés des instincts des animaux et des conditions nécessaires à Texpérience.
Grands animaux. — Nous venons de parler des ani-
36 GÉNËRALITËS.
maux communément employés, mais en physiologie on a à opérer quelquefois sur de gros animaux, pour lesquels alors les appareils précédemment décrits ne peuvent servir.
Nous ne dirons ici que quelques mots se rapportant au cheval, renvoyant pour plus de détails aux Leçons de physiologie opératoire de Cl. Bernard.
Pour maîtriser les chevaux, le premier moyen est de produire une dérivation de la douleur. L'appareil le plus usité est le tord-nez^ employé journellement par les vétérinaires, ou encore les morailles, les serre-oreilles, les serre-côteSy etc.
Un autre moyen employé est de fixer l'un des pieds levé au-dessus de terre, soit au moyen d'un aide ou d'entraves, de bricole ; si cela ne suffit pas, il faut abattre l'animal, pour le mettre dans la position nécessaire, au moyen ai entravons , appareil destiné à rapprocher à volonté les pieds de l'animal de façon à le faire tomber.