SALIVE SOUS-MAXILLAIRE
et dont on enlève la portion postérieure en détachant ses insertions occipitales, et en ayant bien soin de ne léser aucun organe. On voit alors très librement le muscle mylo-hyoïdien, dont les fibres sont transversales. L'incision cutanée faisant tomber sur le bord interne du digastrique, on peut se contenter d'écarter ce muscle un peu en dehors et se servir de ce bord comme point de repère, pour inciser perpendiculafrement les fibres du mylohyoïdien , car si Ton se portait plus en dedans, on manquerait le paquet vasculo-nerveux. Le mylo-hyoïdien étant sectionné, en écartant les lèvres de la plaie, on aperçoit un paquet formé par la réunion de l'artère, de la veine et du nerf linguaux qu'il suffit de suivre en arrière, pourvoir la corde du tympan se détacher de lui, et former, par ses anastomoses avec le sympathique, le plexus d'où émergant les nerfs propres de la glande. Le conduit salivaire sous-maxillaire, ainsi que le sublingual, accompagne les vaisseaux; on les distingue l'un de l'autre en ce que le sous-maxillaire est un peu plus gros et qu'il est placé en dehors du sublingual ; ils passent tous deux parallèlement et presque accolés ensemble, au-dessous du nerf lingual, pour venir au-devant de la veine linguale (fig. 43). Une fois la région découverte, il est facile d'isoler le canal de Wharton entre les deux branches de division du lingual. On passe au-dessous un fil au moyen d'une aiguille courbe, puis avec de petits ciseaux on pratique sur le canal une incision en V, qui rend facile l'introduction d'une canule munie d'un petit mandrin. On assujettit solidement la canule sur le conduit et Ton pratique sur la plaie quelques points de suture, à travers lesquels passe l'extrémité libre de la
Ti APPAREIL DIGESTIF.
canule, que l'on peut munir d'un réservoir destiné à recueillir la salive sécrétée.
Chez le lapin, lii disposition anatomique du canal de
Wharton étant la môme, le procédé opératoire ne diffère pas -, seulement, comme pour le conduit de Sténon, le canal de la sous-maxillaire est si ténu que l'on ne peut y introduire une canule.
Chez le cheval, la glande sous-maxillaire est plus petite
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que la parotide, elle est située dans l'espace intra-maxîllaire, sur le plan latéral du larynx, en dedans de la parotide.
Cette glande est étroite, aplatie et très allongée, elle décrit une légère courbure à concavité tournée en haut.
Son conduit excréteur affectant les mêmes rapports et la même disposition que chez le chien, le procédé opératoire pour pratiquer la fistule chez le cheval, est le même que celui que nous avons décrit précédemment.
G. — SALIVE SUBLINGUALE.
La glande sublinguale est moins développée que les deux glandes précédentes, elle est située sous la langue dans l'espace intra-maxillaire.
Chez la plupart des animaux, cette glande n'est pas conglomérée et ne présente pas un canal excréteur unique, mais, fort heureusement pour la physiologie, le chien présente une glande sublinguale conglomérée assez développée et ayant un conduit excréteur pouvant rçcevoir une petite canule; aussi est-ce sur cet animal que Ton pratique à peu près exclusivement les fistules destinées à étudier la sécrétion de cette glande.
Les rapports du canal de la glande sublinguale étant à peu près les mêmes que ceux du canal de Wharton, le procédé opératoire ne doit pas varier (fig. 41, 42, 4-3).
L'opération étant pratiquée comme nous l'avons indiqué page 70 pour le conduit de Wharton, on arrive sur le paquet qui renferme les deux conduits. Le canal de la glande sublinguale se distingue de celui de la glande sous-maxillaire, en ce qu'il est en dedans du conduit de
Wharton et qu'il est un peu plus petit. Une fois isolé, on y introduit une petite canule en procédant comme nous l'avons dit pour les autres conduits salivaires.