‹ Manuel de vivisectionsChapitre 24 sur 90 · ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

ŒSOPHAGE

Soit pour recueillir la salive mixte, comme l'ont fait Magendie et Rayer, soit pour introduire une substance dans l'estomac, ou pour jeter simplement une ligature afin d'empêcher le vomissement des substances ingérées et dont on veut suivre les effets physiologiques de l'absorption par les voies digestives, on est souvent obligé d'agir directement sur l'œsophage, et pour cela, de découvrir ce conduit. Cette expérience ne présente pas de bien grandes difficultés opératoires, mais pourtant, à cause des organes qui sont dans la région, il est nécessaire d'agir avec douceur et prudence afin de ne pas amener de troubles dans certaines fonctions.

Il n'y a pas ici de choix à faire parmi les animaux, car l'opération elle-même n'est généralement que la conséquence d'une autre expérience, pour laquelle alors l'animal est choisi. Du reste la situation anatomique de l'œsophage est toujours la même, à peu de chose près, chez tous les animaux dont on se sert en physiologie expérimentale, et les rapports ne changent pas. Chez tous, ce canal part du pharynx, descend derrière la trachée jusqu'à la partie médiane du cou où il commence à se dévier pour se placer généralement un peu sur le côté gauche du conduit aérien (il arrive pourtant qu'on le trouve quelquefois porté à droite) , puis il pénètre dans la cavité thoracique. Dans tout ce trajet, que nous venons

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