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CHAPITRE II

Les vivisections que Ton pratique sur l'appareil de la circulation, au point de vue qui nous occupe, se réduisent à quelques-unes, bien que les expériences sur la circulation soient très nombreuses; mais la plupart du temps il suffit de mettre un vaisseau à nu et d'y adapter des instruments variés suivant le but que Ton se propose; instruments qu'il n'entre pas dans notre cadre de dé crire.

Les vivisections se réduisant à quelques-unes, il suffit de choisir l'animal le plus propre à l'expérience, et comme ce choix ne peut dépendre que de la disposition plus ou moins propice de l'appareil circulatoire, nous allons préluder par quelques considérations générales sur l'anatomie des principaux organes de la circulation, chez les animaux qui sont les plus employés dans les laboratoires de physiologie.

Comme nous ne pouvons donner une description, même sommaire, de l'ensemble de l'appareil circulatoire, nous nous contenterons de quelques détails sur Torgane central et les principaux troncs artériels et veineux.

i28 APPAREIL CIRCULATOIRE;

que nous empruntons en partie aux Leçons de physio» loffie opératoire de Cl. Bernard, et au Traité (Tanaûomie comparée des animaux domestiques de Chauveau et Arloing.

Cœur. — Chez tous les animaux employés dans les laboratoires, l'organe central de la circulation occupe la poitrine, en arrière du sternum, seulement sa forme et ses rapports varient un peu suivant Tespèce.

Chez le chien^ le cœur est ovoïde, presque globuleux, il est à peu près entièrement couché sur la face supérieure du sternum; sa face antérieure est devenue inférieure, et sa pointe, dirigée en arrière, touche la face antérieure du diaphragme. Le péricarde s'attache sur le centre aponévrotique de cette cloison.

Chez le ckat^ le cœur offre la même disposition.

Chez le cheval ^ le cœur présente la forme d'un conoïde renversé, légèrement déprimé d'un côté à l'autre, dont Taxe est dirigé obliquement de haut en bas et d'avant en arrière, en se déviant légèrement à droite à son extrémité supérieure. Il est renfermé dans le sac fibro-séreux péricardique et se trouve dans la poitrine, entre les deux feuillets du médiastin, en regard des 3% 4% S"* et 6* côtes, en avant du diaphragme, au-dessus du sternum sur lequel il semble s'appuyer, et au-dessous de la colonne vertébrale à laquelle il est suspendu au moyen des gros vaisseaux.

Chez le mouton et la chèvre^ la masse ventriculaire du cœur est plus régulièrement conique que dans les aoli* pèdes. Elle porte trois sillons longitudinaux dont un, accessoire, rampe derrière le ventricule.

Le cœur du porc ressemble à celui du cheval, sa di-

TOPOGRAPHIE GENËKALE. IS9

rection est un peu plus oblique; aussi, le péricarde se fixe-t*il à la fois sur le sternum, depuis la troisième côte jusqu'à l'appendice xyphoïde, et sur le diaphragme. Le cœur de la grenouille {&^. 60) est globuleux, légèrement aplati d'avant en arrière, et présente un silloa oblique de haut en bas et de gauche à droite, qui fait que sa face présente à la partie supérieure une portion globuleuse formée par les deux oreillettes ; à la partie in

FiG. CO. — Cœur de grenouille.

férieure, une portion conique formée par le ventricule. Du cœurpartent deux aortes (A, Â)qui prennent naissance sur le bulbe artériel (Ba), qui se trouve sur la partie antérieure ; de ces deux aortes l'une se dirige à droite, l'autre à gauche, celle-ci est la plus large des deux. La paroi postérieure de l'oreillette droite se prolonge en arrière en une cavité qui est le sinus veineux (SV), et que l'on peut considérer comme la terminaison de la veine cave inférieure (Vcî). Ce sinus occupe la ligne médiane, il est en rapport avec l'œsophage sur lequel il s'appuie, et s'ouvre dans l'oreillette droite dont il est séparé par un petit sillon, A son sommet il reçoit les deux veines caves

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