‹ Manuel de vivisectionsChapitre 41 sur 90 · EXPLORATION DU DIAPHRAGME · texte numérisé non relu

EXPLORATION DU DIAPHRAGME

d'un instrument mousse, en évitant de léser et même de froisser les récurrents qui se trouvent appliqués contre elle, et les vaisseaux et nerfs qui se trouvent sur les parties latérales. On soulève alors la trachée en passant au-dessous, au moyen d'une pince courbe ou d'une aiguille courbe, une forte attache et l'on sectionne verticalement quelques anneaux cartilagineux. C'est dans cette ouverture que l'on introduit, pour la fixer solidement au moyen de l'attache passée préalablement, une canule appropriée au genre d'expérience.

Il est avantageux de faire usage d'une canule tenant sans ligature, et pouvant se mettre et s'enlever sans difficulté, comme celle de François-Franck décrite plus haut, page 55, à propos de la respiration artificielle, et sur laquelle je ne crois pas devoir revenir. Toutes les canules trachéennes construites sur ce modèle sont avantageuses.

Exploration du diaphragme. — Pour étudier les mouvements du diaphragme, il faut pouvoir atteindre sa face inférieure soit avec le doigt, soit avec un instrument ad hoc; pour cela, il faut pénétrer dans la cavité abdominale par le procédé suivant :

L'animal est fixé suivant l'usage sur le dos; après avoir coupé les poils sur la ligne médiane à partir de l'extrémité inférieure du sternum jusqu'à l'ombilic, on incise la peau sur la ligne blanche, immédiatement au-dessous de l'appendice xyphoïde, sur une longueur de quelques centimètres et qui doit être plus ou moins grande suivant la taille des animaux. On arrive ainsi facilement sur la face inférieure du dia-

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phragme, après avoir incisé toute l'épaisseur de la paroi abdominale, et en ayant soin d'abaisser délicatement l'épiploon qui a de la tendance à faire hernie. En opérant de la sorte, l'écoulement sanguin est presque insignifiant.

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